Économie sociale et solidaire : A Cappella donne le ton

Ce centre d’appels basé à Amiens qui emploie 80 salariés est le seul en France à avoir le statut de Scop (Société coopérative et participative). Un modèle qui a séduit Martine Pinville, secrétaire d’État chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, lors de sa visite du 26 octobre.  […]

471
Martine Pinville, secrétaire d'État chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire, a visité l'entreprise dans le cadre du Mois de l'ESS.
Martine Pinville, secrétaire d'État chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire, a visité l'entreprise dans le cadre du Mois de l'ESS.

Ce centre d’appels basé à Amiens qui emploie 80 salariés est le seul en France à avoir le statut de Scop (Société coopérative et participative). Un modèle qui a séduit Martine Pinville, secrétaire d’État chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, lors de sa visite du 26 octobre. 

Un grand plateau où règne un brouhaha ambiant, des téléconseillers qui enchaînent les communications, casque vissé sur la tête… A priori ce centre d’appels ressemble à beaucoup d’autres. Il est pourtant unique en France. A Cappella, entreprise cofondée par Patrick Lenancker, actuel PDG également viceprésident du Conseil économique social et environnemental, a le statut de Scop.

Un label depuis 2009 Dans cette société, les salariés sont les associés majoritaires. Un mode de fonctionnement démocratique dans lequel l’aspect humain occupe une grande place, comme l’explique Patrick Lenancker : « Nous faisons tout pour que nos collaborateurs se sentent bien. Et les résultats sont là : le taux de turnover du personnel est ici de 6 à 7%, alors que la moyenne du marché oscille autour des 10%. » Dès le recrutement, le PDG tient à garantir une parfaite égalité. « Hommes et femmes sont traités à la même enseigne. Les salaires sont définis selon une grille de compétences et non en fonction du sexe », souligne-t-il. A Cappella encourage par ailleurs la formation continue et favorise le dialogue social en impliquant les représentants du personnel, comme en témoigne Bichana Kolokey, entrée dans l’entreprise en 2011 et sociétaire depuis un an : « J’ai l’impression de contribuer à mon propre emploi. Je me sens très impliquée dans la vie de l’entreprise et ainsi plus performante ». Les efforts d’A Cappella sont récompensés depuis 2009 par le label Responsabilité sociale. « Je salue toutes les valeurs que vous défendez à travers votre politique. Tout ça contribue à l’emploi, au développement et à la montée en compétences », a indiqué Martine Pinville lors de sa visite dans les locaux de l’entreprise le 26 octobre à l’occasion du lancement du Mois de l’économie sociale et solidaire.

Une clientèle nationale Créée en 2001 par Patrick Lenancker, A Cappella emploie actuellement 80 salariés. « Nous sommes déjà allés jusqu’à plus d’une centaine mais les contraintes du marché nous ont imposé une baisse », regrette le PDG. Installée en plein cœur de la ville, à deux pas des gares ferroviaire et routière, la société intervient sur l’ensemble du territoire national, avec une prépondérance d’implantation de ses clients en Île-de-France et dans les Hauts-de-France. Une clientèle composée à 80% de professionnels, dont beaucoup de mutuelles, qui font appel à elle pour des missions de développement commercial, d’enquêtes et de service client. Pour célébrer son quinzième anniversaire, A Cappella organise une journée portes ouverts le 24 novembre à destination des chefs d’entreprises et acteurs économiques régionaux cherchant à accélérer leur développement et optimiser leur relation client en privilégiant l’emploi local.
Martine