Premiers occupants pour l’hôtel d’entreprises du Val de Noye

Officiellement inauguré le 3 septembre, le bâtiment de 650 m² installé au cœur de la zone d’activités d’Ailly-sur-Noye voit arriver ses premières entreprises.  Dès 2011, la communauté de communes du Val de Noye, emmenée par Jean-Claude Leclabart, président de l’institution, mène une réflexion sur l’opportunité de construire un hôtel d’entreprises pour dynamiser le territoire. « […]

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L’hôtel d’entreprises a été inauguré le 3 septembre dernier.
L’hôtel d’entreprises a été inauguré le 3 septembre dernier.

Officiellement inauguré le 3 septembre, le bâtiment de 650 m² installé au cœur de la zone d’activités d’Ailly-sur-Noye voit arriver ses premières entreprises. 

Dès 2011, la communauté de communes du Val de Noye, emmenée par Jean-Claude Leclabart, président de l’institution, mène une réflexion sur l’opportunité de construire un hôtel d’entreprises pour dynamiser le territoire. « Proposer des terrains à bâtir à des prix attractifs, tout le monde le fait. La Communauté de communes avait envie de se démarquer et a donc choisi de parier sur une offre locative. C’était osé puisque, lorsque les travaux ont débuté, nous n’avions pas un seul contact. Mais il fallait créer le besoin », note Christian de Caffarelli, chargé de mission développement économique au sein de la communauté de communes du Val de Noye. Après neuf mois de travaux, le bâtiment de 650 m², équipé de la fibre et de bornes de rechargement pour voitures électriques, est prêt à accueillir ses premiers occupants avec, en tête de ligne, Plug-it, spécialiste notamment de l’infogérance de système informatique.

Un accompagnement complet « Nous estimons qu’il est de notre devoir d’aider et d’accompagner au mieux les chefs d’entreprises qui souhaitent s’installer sur notre territoire. C’est pourquoi nous proposons un accompagnement très poussé, de la rédaction des baux chez le notaire au contact avec l’architecte », explique Christian de Caffarelli. Un service clés en main qui a séduit Franck Normand, fondateur de Normaket, une
structure tournée vers les conseils en développement commercial et qui offre des services comme l’externalisation de la relation client par téléphone. Sous condition de signature d’un contrat avec un important un groupe de presse, l’entreprise amiénoise de quatre salariés devrait s’installer au sein de l’hôtel d’entreprises dans un espace de 130 m² début novembre. « Il y a d’abord un lien affectif qui me lie avec le Val de Noye, puisque que mon grand-père a été le premier président de la Communauté de communes. Mais c’est surtout le professionnalisme et l’accompagnement réalisé par les équipes de Jean-Claude Leclabart qui m’ont séduit », souligne l’entrepreneur. Cette possible installation sera accompagnée par le recrutement de dix personnes dédiées à la partie centre d’appels. « Nous sommes à la recherche de nouveaux talents animés par la valeur travail, que nous allons former pendant deux mois », ajoute Franck Normand.

Un pari sur l’avenir Avec le plus fort taux d’auto-entrepreneurs du département, il était évident pour la Communauté de communes de réserver
une partie de l’hôtel d’entreprises aux artisans, avec des ateliers aménageables. Le premier sera d’ailleurs occupé par une entreprise de maintenance éolienne. Ce qui l’était moins, en revanche, était d’accueillir des entreprises novatrices portées vers les métiers de demain. « Jean-Claude Leclabart est également président de Somme numérique. Il a donc cette sensibilité pour les nouvelles technologies et l’arrivée de Plug-it nous a vraiment poussé dans ce sens », pointe le chargé de mission. « Pour nous, c’est un pari réussi. Cet hôtel d’entreprises va contribuer à l’attractivité du territoire, va offrir des opportunités d’emplois à nos jeunes sur des métiers porteurs. C’est aussi une façon de relocaliser l’activité, d’apporter une dynamique », lance fièrement Christian de Caffarelli. Côté financement, l’opération semble là aussi idéale. Sur un investissement total de 1,2 million d’euros, l’État et le département ont contribué à hauteur de 700 000 euros. Les 500 000 euros restants seront en partie absorbés par les loyers. Un choix de prime abord osé, en passe de devenir une belle success story pour la Communauté de communes.