Les investissements internationaux augmentent en France

En 2015, les investissements internationaux ont permis de créer ou maintenir 33 682 emplois en France, d’après Business France, l’agence nationale chargée de l’internationalisation de l’économie. En tête des projets privilégiés par les entreprises étrangères : la production et l’installation de centres de décision. Les investissements internationaux dans l’Hexagone ont augmenté en 2015. C’est la […]

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En 2015, les investissements internationaux ont permis de créer ou maintenir 33 682 emplois en France, d’après Business France, l’agence nationale chargée de l’internationalisation de l’économie. En tête des projets privilégiés par les entreprises étrangères : la production et l’installation de centres de décision.

Les investissements internationaux dans l’Hexagone ont augmenté en 2015. C’est la tendance révélée par le rapport sur « L’internationalisation de l’économie française – Bilan 2015 des investissements étrangers en France », rendu public par Business France, l’agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française, le 22 mars dernier. Sur l’année, l’organisme a recensé 962 décisions d’investissements internationaux qui ont permis de créer ou maintenir 33 682 emplois. « L’année 2015 aura marqué une progression de 27% des emplois créés, par rapport à 2014 qui avait enregistré 26 535 emplois », constate le rapport. Ces investissements sont très inégalement répartis suivant le type d’activité : près du tiers d’entre eux concernent la production. Ces projets là pèsent pour 16 168 emplois, soit près de la moitié de ceux concernés par ces investissements. Et ce volet est en nette progression par rapport à 2014. Tous ne concernent pas de nouvelles implantations : par exemple, NTN-SNR, entreprise japonaise spécialiste des roulements mécaniques, a annoncé un investissement de 27 millions d’euros pour augmenter la taille de son site de production situé à Argonay en HauteSavoie (Auvergne-Rhône-Alpes). Le projet devrait créer 70 emplois en CDI (contrats à durée indéterminée). Autre activité dans laquelle les capitaux étrangers se sont particulièrement investis l’an dernier, l’installation de centres de décision, qui représentent 207 projets, mais seulement 4 282 emplois. Autre type d’investissements, la recherche et développement : 87 décisions d’investissements ont été comptabilisées en 2015 (9% de l’ensemble), pour 1 706 emplois. Par exemple, le réseau social américain, Facebook a annoncé l’ouverture d’un centre de R&D dédié à l’intelligence artificielle, à Paris, entraînant la création de 30 emplois. « Les filiales des entreprises étrangères en France contribuent pour 28% des dépenses de R&D en France, avec 8,6 milliards d’euros », rappelle Business France.
Provenances diversifiées Autre évolution, en 2015, l’origine des investissements s’est diversifiée : ils proviennent de 53 pays, contre 47 l’année précédente. Pour autant, les pays de l’Union Européenne demeurent les premiers investisseurs en France, et pèsent pour 60% de l’ensemble des décisions d’investissements. Suivent l’Amérique du Nord (22%) et l’Asie (13%). Les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) représentent 7% de l’investissement international avec 68 décisions d’investissements, dont 44 projets pour la Chine et Hong Kong. Selon leurs pays d’origine, les investisseurs choisissent des projets de type différent : les entreprises américaines investissent plutôt dans la recherche et développement et les allemandes, dans les activités de production. Les Italiennes, elles, privilégient la logistique. À l’arrivée, en revanche, les investissements sont plutôt concentrés. Près des trois quarts d’entre eux l’ont été dans cinq régions françaises. Et trois d’entre elles, l’Île-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine accueillent plus de la moitié des décisions d’investissements. Le palmarès diffère un peu, sur le plan des emplois : les collectivités où le plus grand nombre d’emplois ont été créés ou maintenus sont les Hauts-de-France (NordPas-de-Calais-Picardie), l’AlsaceChampagne-Ardenne-Lorraine, l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Îlede-France. Cette dernière a attiré 31% des projets de recherche et de développement et 64% des projets dans les centres de décision (primo-implantations, principalement). Quant à l’Alsace-ChampagneArdenne-Lorraine et l’AuvergneRhône-Alpes, ces régions ont reçu respectivement 20% et 17% des projets de production.