Nicolas Decayeux élu président du Medef Somme

Ce « dynamique quadra », comme le qualifie son prédécesseur, diplômé d’HEC et dirigeant de plusieurs entreprises a été élu à la tête du Medef Somme mi janvier. L’une de ses priorités sera de « renforcer le maillage territorial ».

687
Nicolas Decayeux, 45 ans, a pris ses fonctions le 21 janvier.
Nicolas Decayeux, 45 ans, a pris ses fonctions le 21 janvier.
Nicolas Decayeux, 45 ans, a pris ses fonctions le 21 janvier.
Nicolas Decayeux, 45 ans, a pris ses fonctions le 21 janvier.

 

Picardie la Gazette : Quels sont vos atouts pour mener à bien votre mandat de nouveau président ?

Nicolas Decayeux : En plus de mon métier de dirigeant d’entreprises (ndlr : la société Decayeux à Feuquières-enVimeu et d’autres situées en Allemagne et en Pologne), j’ai également une grande expérience au sein du Medef. J’y suis entré il y a une quinzaine d’année car je souhaitais me rendre utile et j’y ai été bien accueilli. On m’a très vite confié des responsabilités, comme la création du club Medef Innovation qui a permis de mettre en relation les pôles de compétitivité, les écoles, les entreprises et les organismes de financement. J’étais déjà très branché networking à l’époque. Le rôle du Medef, c’est de faire avancer la société, d’être force de propositions et de lobbying auprès de nos administrations, leur expliquer qui nous sommes et de quoi nous avons besoin.
P.L.G. : Vous êtes un homme très occupé et voyagez beaucoup… Comment allez-vous vous organiser ?

N.D. : Le pouvoir sera partagé. Le Medef ce n’est pas l’affaire d’un homme ou d’un président mais de toute une équipe. Je suis là pour apporter ma vision au collectif et l’animer. Grâce à ce collectif, nous serons plus forts. Je m’appuie sur l’équipe de permanents en qui j’ai toute confiance. Ils sont la cheville ouvrière du mouvement.

P.L.G. : Sur quels dossiers souhaitezvous travailler en priorité ?

N.D. : Je souhaite renforcer le maillage de notre département, un territoire très étendu. La Somme, ce n’est pas qu’Amiens. C’est aussi Péronne, Abbeville, Montdidier ou Saint-Valery. Dans ces villes et leurs alentours, il a beaucoup de personnes qui entreprennent, travaillent et innovent. Je souhaite aller vers elles et les mettre en relation pour qu’elles ne soient plus isolées et puissent aller de l’avant. Mon rôle est aussi de les informer sur les initiatives des organismes comme la CCI et de leur en donner l’accès. Les deux premiers mois de mon mandat sont consacrés à des visites sur le territoire. Je vais y rencontrer des chefs d’entreprises, bien sûr, mais aussi les sous-préfets. L’un de mes défis sera également de trouver une place au sein de la grande région.
P.L.G. : Quel regard portez-vous sur la nouvelle région et son président ?

N.D. : Ce qui m’inquiète encore une fois, ce sont les connexions entre les villes. Amiens est très bien reliée à Paris, mais pour aller à Lille c’est l’enfer. Il y a donc un gros travail à faire là-dessus. La visio-conférence c’est pratique mais ça ne remplace pas une réunion. Toutefois, je reconnais que les différentes couleurs et compétences de nos deux régions sont complémentaires , comme dans l’industrie ou le commerce, ce qui peut être une force. Enfin, ce que je demande à un président de Région, c’est de bien gérer son budget. Nous, entrepreneurs, avons besoin d’un environnement sain. Je ne suis pas un chasseur de subventions. Le salut doit venir de nous, pas de l’extérieur.