Les magasins mobiles arrivent dans l’Oise

Le premier pop-up store de l’Oise a été inauguré à la gare de Creil début décembre. Ce nouveau modèle de magasin éphémère va s’étendre dans toutes les grandes gares du département.

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Judith Kaboré, devant son pop-up store à Creil.
Judith Kaboré, devant son pop-up store à Creil.
Judith Kaboré, devant son pop-up store à Creil.
Judith Kaboré, devant son pop-up store à Creil.

Le concept vient tout droit des États-Unis, inspiré par la stratégie marketing du fondateur de Swatch Nicolas Hayek dans les années 1980. Développé dans les années 2000 outre-Atlantique, le pop-store s’est étendu en Europe à partir des années 2004.

Cette nouvelle stratégie marketing est un moyen pour les commerçants de se faire connaître par une méthode originale. « Cette nouvelle offre vise à aider les entrepreneurs en accélérant leur développement grâce à une vitrine commerciale mobile qui marquera les esprits. Il s’agit, en outre, de mettre à la portée des entrepreneurs de l’Oise, le concept novateur des pop-up stores, vecteur d’un dynamisme commercial indéniable », explique-t-on à la CCI. À l’initiative de la SNCF et de la Chambre d’agriculture de l’Oise, ces vitrines mobiles se retrouvent désormais dans le département et la gare de Creil est la première à inaugurer ce système. Concrètement, les commerçants s’installent sur un stand et présentent leurs produits ou leur activité, durant un temps limité.

Ce temps court apporte une nouvelle approche de la vente et du contact aux clients… pour un impact conséquent : avec 9 000 voyageurs à Compiègne et 15 000 à Creil, les gares proposent une exposition idéale aux commerçants. À Creil, c’est Judith Kaboré, gérante de la société Full hair extension depuis février 2015, spécialisée dans la vente d’extensions de cheveux et de cils sur Internet, qui est la première à tester le pop-up store.

Une stratégie marketing

Cette nouvelle méthode de commerce est une stratégie idéale pour les entrepreneurs qui se lancent. Car c’est aussi un bon moyen de communication : de par son originalité, il suscite la curiosité des passants et des médias… qui ont unanimes. Et Judith Kaboré en a vu les résultats : « En deux jours, j’ai vendu 600 euros de produits », sourit-elle. Un bénéfice pour une jeune commerçante qui vient de se lancer. Car le pop-up store a un objectif, celui d’augmenter son nombre de clients. À chacun sa technique et sa démarche : fêter un anniversaire pour redéfinir son image, tester un quartier pour ouvrir une future boutique physique, écouler des stocks, vendre un produit saisonnier pour le présenter provisoirement ou encore lancer un produit pour le présenter à de futurs clients potentiels. « Les pop-up stores sont vecteur d’un dynamisme commercial indéniable. Les produits se déplacent là où sont les gens. Ce concept novateur peut valoriser un commerçant très rapidement », note Philippe Enjolras, le président de la CCI Oise. Les pop-up stores sont aussi un bon moyen de vérifier la viabilité d’un projet.

À Compiègne, une autre boutique éphémère a également été installée, une semaine après celle de Creil. C’est le magasin À la racine du jouet, installé à Noyon depuis 2014, qui tente l’aventure. D’autres devraient arriver à Chambly, Clermont, Beauvais, Méru, Chantilly et Le Plessis-Belleville.