La chaudronnerie Lesage, spécialiste de la fabrication de matériaux lourds

Installé depuis 1992 dans la zone industrielle de Montdidier, Joël Lesage est un chaudronnier confirmé.

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Joël et Franck Lesage devant une tarière de 8 mètres de long et un mètre de diamètre.
Joël et Franck Lesage devant une tarière de 8 mètres de long et un mètre de diamètre.
Joël et Franck Lesage devant une tarière de 8 mètres de long et un mètre de diamètre.
Joël et Franck Lesage devant une tarière de 8 mètres de long et un mètre de diamètre.

S on parcours est tout tracé depuis que la CMS, à Tricot, a déposé le bilan en 1991. Il est embauché chez Spie où il reste un an. Ensuite, comme il l’explique, « tout est allé très vite. J’ai décidé de m’installer à mon compte, tout seul. Les commandes rentrant, j’ai embauché une, puis cinq personnes. L’activité a démarré par la réparation de matériels de travaux publics et agricoles. Après, j’ai travaillé avec des architectes pour fabriquer des charpentes métalliques de bâtiments ».

Joël Lesage a construit lui-même les 1 500 m² de son entreprise. Depuis 2008, il travaille beaucoup pour Spie fondations, qui construit des parkings souterrains, des ponts (celui de Camon par exemple), des tunnels et des stations de métro. Il y a peu, Joël Lesage a fabriqué un marteau fond de trou de plusieurs tonnes et de 40 mètres de haut, représentant 1 500 heures de travail, et qui est parti, il y a peu, pour La Réunion.

« Nous réalisons aussi des bacs à boue pour les chantiers de Spie dans le monde entier. Nous avons récemment livré des matériels pour Abu Dhabi. Nous travaillons aussi pour l’Allemagne, l’Espagne, la Grande- Bretagne. Leur envoi se fait par convoi exceptionnel. Ils sont acheminés jusqu’à Amsterdam pour être chargés réalisé de A à Z dans l’entreprise. L’acier arrive brut, en plaques ou en barres. Nous le transformons et faisons l’assemblage et les finitions. »

Lesage a fabriqué ses propres outils de levage

Afin de pouvoir fabriquer ces matériaux qui pèsent plusieurs tonnes, il faut des ponts leveurs pour la manutention. L’entreprise effectue également de la réparation pour des engins agricoles comme ceux de Ropa et fabrique des godets pour les pelles hydrauliques. Elle fait aussi de la maintenance dans des usines agroalimentaires et d’autres secteurs. particuliers en réalisant des portails sur mesure, des escaliers intérieurs et extérieurs, etc. Une activité que Franck Lesage, le fils, qui vient de reprendre cette belle PME, compte développer davantage.

Mais Joël, à 64 ans, ne songe pas à prendre sa retraite pour le moment. « Chaque chantier est un challenge, nous avons, avec nos neuf salariés, réalisé un chiffre d’affaires de 700 000 euros en 2015. Nous voulons embaucher en 2016, qui s’annonce prometteuse. Le seul problème : nous ne trouvons pas de soudeurs, de chaudronniers ayant une bonne expérience professionnelle. » À bon entendeur !