Robonumérique : Saint-Quentin se tourne vers l’international

La deuxième édition du salon robonumérique de Saint-Quentin a été fort fréquentée, prouvant aussi que ce territoire crée et développe un écosystème favorable.

La venue de l’ambassadeur du Japon, Yoichi Suzuki, prouve que Saint-Quentin est entrée dans l’écosystème de la robonumérique.
La venue de l’ambassadeur du Japon, Yoichi Suzuki, prouve que Saint-Quentin est entrée dans l’écosystème de la robonumérique.
La venue de l’ambassadeur du Japon, Yoichi Suzuki, prouve que Saint-Quentin est entrée dans l’écosystème de la robonumérique.
La venue de l’ambassadeur du Japon, Yoichi Suzuki, prouve que Saint-Quentin est entrée dans l’écosystème de la robonumérique.

Nous avons réussi notre pari. » Vice-présidente chargée du développement économique à la communauté d’agglomération de Saint-Quentin, Frédérique Macarez affiche un large sourire. Il y a de quoi. La deuxième édition du salon Robonumérique rempli ses objectifs et confirme l’intérêt d’un tel salon sur un territoire qui tente d’imposer sa marque dans ce secteur dominé par les Japonais. Et ces derniers étaient présents, commencer par l’ambassadeur du Japon en France, Yoichi Suzuki, qui a inauguré ce salon en présence de nombreux acteurs économiques dont Bruno Bonnell, entrepreneur chef de file en France de la robotique. « Ce salon et le territoire de Saint-Quentin ont cette ambition de s’ouvrir vers l’international », précise Frédérique Macarez qui représentera, en novembre prochain, capitale de Haute Picardie au Japon, à l’occasion d’un salon dédié à l’innovation.

Investir sans supprimer d’emplois

Ce salon fut aussi l’occasion pour des entreprises locales de participer, comme Apegelec, une PME de soixante salariés fabricant d’armoires électriques. « Nous sommes présents sur ce salon pour montrer nos compétences en matière de robotique à des clients et prospects et de prêcher la bonne parole : qu’il est possible d’investir dans le numérique et la robotique sans supprimer d’emploi », explique Thierry Favrez, directeur général de l’entreprise depuis plus de deux ans.

Lorsque que cet Amiénois prend la tête de l’entreprise, il constate qu’il faut investir dans les nouvelles technologies pour rendre plus compétitive l’entreprise en automatisant certaines tâches peu valorisantes. Une grande partie des salariés s’investie et est formée.

Deux ans après, l’entreprise est toujours là, s’est diversifiée, est devenue plus compétitive et n’a supprimé aucun emploi. Une fierté pour Thierry Favrez qui croit à la robotique.

« De toute façon, nous n’avons pas le choix. » Chez Boubiela Moret, fabricant d’appareils de manutention de vrac, a intégré des solutions robotiques pour élargir la gamme de produits et conquérir de nouveaux marchés. Si ce nouveau marché représente que 10% du chiffre d’affaires aujourd’hui, il est en forte croissance.

Laboratoire de référence

de la robonumérique Ce salon a été aussi marqué par la présence de Milo, un robot américain qui faisait sa première apparition devant le public français, et dont le rôle sera d’assister le personnel médical ou accompagner les personnes âgées et les enfants autistes. Un territoire pilote en France où industriels, intégrateurs, starts-up, chercheurs et étudiants disposent de toutes les compétences nécessaires à l’émergence de projets robonumérique.

« Le train est parti car l’écosystème et les actions se mettent en place : enseignement, nouvelles formations, des entreprises qui investissent, implantation de starts-up, mise en place du fond d’investissement. Saint-Quentin est aujourd’hui pris au sérieux », conclut Frédérique Macarez