Les Établissements Mercier deviennent M & Mercier

La société installée à Feuquières-en- Vimeu qui fête ses 60 ans a bien failli disparaître en 2013, après de grosses difficultés financières. Son nouveau dirigeant et l’ancien travaillent main dans la main pour faire perdurer son savoir-faire.

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Pascal Monnez et Gérard Mercier travaillent main dans la main pour faire perdurer le savoir-faire de cette société vieille de 60 ans.
Pascal Monnez et Gérard Mercier travaillent main dans la main pour faire perdurer le savoir-faire de cette société vieille de 60 ans.
Pascal Monnez et Gérard Mercier travaillent main dans la main pour faire perdurer le savoir-faire de cette société vieille de 60 ans.
Pascal Monnez et Gérard Mercier travaillent main dans la main pour faire perdurer le savoir-faire de cette société vieille de 60 ans.

Nous avons traversé des épreuves difficiles, mais aujourd’hui nous pouvons dire que ça va. » Pascal Monnez, nouveau dirigeant de M & Mercier, anciennement les Établissements Mercier, souffle depuis peu. Début 2015, ce Lensois d’origine a repris l’activité de cette société spécialisée en quincaillerie de bâtiment, d’ameublement et dans la sous-traitance en découpage et emboutissage. « Un sacré pari, car deux ans plus tôt, elle avait connu de graves difficultés et avait bien failli fermer à tout jamais », explique le nouveau dirigeant.

Sept salariés

Juin 2013, les Établissements Mercier, qui emploient huit personnes dont six à l’atelier, font l’objet d’un redressement judiciaire. Gérard Mercier, dirigeant de l’époque, conscient des difficultés, propose à Pascal Monnez de reprendre l’entreprise. « Nous avions déjà travaillé ensemble. Il ne voulait pas voir partir presque 60 ans d’existence de sa société comme ça ! », explique le nouveau patron, ancien cadre commercial dans le Vimeu et le Ponthieu pendant 20 ans. La société est reprise en décembre 2014, après des mois de démarches administratives. « J’étais vraiment déterminé à aller jusqu’au bout », se souvient Pascal Monnez. Chose rare, l’ancien dirigeant reste dans l’entreprise pour aider le nouveau à redémarrer l’activité. « Nous avons simplement inversé les rôles. Avec  ses 47 ans d’expérience, Gérard Mercier est d’une aide précieuse », sourit Pascal Monnez. La complémentarité des deux hommes ne tarde pas à payer ses fruits. Après quelques mois difficiles, « où il a fallu reconquérir les clients », la société retrouve une stabilité. Elle emploie aujourd’hui sept salariés, dont cinq à l’atelier. Son cœur de métier reste la fabrication de quincaillerie de bâtiment et d’ameublement et la sous-traitance en découpage, emboutissage et pliage. « Nos produits sont 100% Français. Nous ne faisons pas du tout de négoce, tout est transformé ici à l’atelier », se félicite Pascal Monnez.

Élargir la gamme

Le nouveau dirigeant souhaite développer son activité en élargissant son champ d’action : « Gérard Mercier était seul jusque là. Il n’a donc pas eu le temps d’étoffer la partie commerciale. J’envisage d’élargir les secteurs pour lesquels nous travaillons en offrant aux clients. de nouvelles alternatives comme la conception de pièces sur-mesure. Beaucoup d’entre eux ne connaissent qu’une seule pièce, or il existe une multitude de possibilités. Nous avons les capacités de produire plus avec l’équipe actuelle, nous pouvons donc nous diversifier avec les luminaires et le traitement des eaux par exemple. » La clientèle actuelle est composée en majorité constructeurs de portes et fenêtres et de petites et grandes menuiseries.