Zones d’activités Les Bornesdu-temps 2, c’est parti !

D’ici fin septembre, aux portes d’Argoeuves-Saint-Sauveur, l’aménagement de la zone d’activités dite des Bornes-du-temps 2 va débuter en face de la première zone. Elle comprendra à terme 53 hectares dédiés aux PME, au petit artisanat, à la logistique… Présentation avec Delphine Clabault, directrice de la communauté de communes Ouest Amiens, qui porte le projet.

Delphine Clabault, la directrice de la communauté de communes Ouest Amiens.
Delphine Clabault, la directrice de la communauté de communes Ouest Amiens.
Delphine Clabault, la directrice de la communauté de communes Ouest Amiens.
Delphine Clabault, la directrice de la communauté de communes Ouest Amiens.

Picardie La Gazette : Pourquoi ces Bornes-du-temps 2 ?
Delphine Clabault :
Nous étions contents de la rapidité de la commercialisation de la première zone de 35 hectares, située en face, de l’autre côté de la RD 97 allant de Saint-Sauveur à Saint-Vaast. Nous avions eu une demande d’extension de 30 hectares de la part d’un logisticien. Pour diverses raisons, le projet ne s’est pas concrétisé. Début 2015, les élus ont dit qu’ils n’abandonneraient pas la création de la zone. Nous avons décidé de poursuivre car nous avions des demandes et des agriculteurs cessaient leurs activités. Nous avons revu le phasage de l’opération qui comporte trois tranches, il y a 23 parcelles en tout sur 53 hectares.

P.L.G. : Quand débute la commercialisation ?
D.C. :
Nous avons lancé la commercialisation de la première tranche il y a six mois. Elle compte 14 parcelles de 1 500 à 8 500 m². Deux promesses de ventes sont signées, trois le seront en septembre. Ce sont des entreprises de la région : transports, garage, petit artisanat… Les travaux d’aménagement débuteront fin septembre. Nous sommes maîtres d’ouvrage et sommes aidés dans les études, les appels d’offres par Amiens Aménagement, qui nous épaule aussi dans la commercialisation en faisant appel à Arthur Lloyd.

P.L.G. : Et les autres tranches ?
D.C. :
La tranche 2 qui compte 8 lots de 2 200 m² à 3 hectares devrait être viabilisée dans la foulée. Quant à la troisième tranche de 29,31 hectares, elle sera aménagée au terme des deux premières sans doute dans deux-trois ans. Nous espérons toujours toucher une grosse entreprise et, si d’ici là, cela ne s’est pas fait alors nous la diviserons. Quand la zone sera complète, nous devrions construire un village d’entreprises d’une dizaine de cellules au centre de la zone. Là où nous conserverons un poumon vert de 3 hectares.

P.L.G. : Quelles sont vos exigences vis-à-vis des entreprises ?
D.C. :
Nous sommes ouverts à tout, sauf aux activités polluantes. Nous recevons les demandes et faisons une première sélection. Les entreprises passent ensuite un entretien devant les élus et présentent leurs projets. Les élus décident ensuite s’ils sont d’accord ou pas, ce qu’ils retiennent avant tout, c’est la création d’emploi et le type d’activités. Ils ne veulent pas de nuisances sonores ou olfactives, le cahier des charges est strict. Par exemple, les bâtiments ont des hauteurs limitées, et l’emprise au sol ne doit pas dépasser 50% de la superficie de la parcelle.

P.L.G. : Quels sont les tarifs au mètre carré ?
D.C. :
Les tarifs débutent à 15 euros HT le m² et en bordure de la RD 1001, là où il y a le plus de visibilité, ils sont de 20 euros HT. Ce qui n’est pas très cher, nous voulons être attractifs, permettre aux entreprises de la région de pouvoir s’installer. Le but est de leur offrir les meilleures conditions d’accueil possibles, certaines sont engorgées dans la vallée de la Somme. À ce prix, nous équilibrons tout juste notre opération, nous ne cherchons pas à faire du bénéfice mais à faire venir des entreprises et créer de l’emploi.

Les Bornes-du-temps 1 a fait le plein d’entreprises

« La première zone de 35 hectares est un succès. Nous vivons essentiellement du développement économique donc de la CFE. La première zone nous a permis de mener d’autres projets économiques, comme nous le faisons actuellement avec le deuxième parc », explique Delphine Clabault. À l’époque, la concession d’aménagement avait été signée avec la chambre de commerce et d’industrie d’Amiens : « Au départ, le projet porté par la commune de Saint-Sauveur ne comptait que quatre hectares, raconte-t-elle. La communauté de communes s’est ensuite constituée, avec en charge le développement économique. Nous avons repris le projet, des agriculteurs voulaient céder des parcelles. C’est ainsi que le parc s’est agrandi. » Idéalement situé à l’entrée d’Amiens et de l’autoroute A16, entièrement clôturé, il connait un grand succès, toutes les parcelles ont été vite vendues. Certaines entreprises ont du retarder puis annuler leurs projets, leurs parcelles ont été reprises. Le parc est emmené depuis 2009 par JJA-Easy Logistique qui se déploie sur 22,5 hectares dont 11 de bâtis. Une locomotive qui emploie 150 personnes en temps normal et jusque 200 en cas de besoin. Au bord de la départementale, bénéficiant d’une vitrine unique, se trouvent diverses sociétés. Sériprime (4 317 m²) est spécialisée dans l’impression, elle compte quatre/ cinq salariés. À côté, les 14 620 m² du groupe Gueudet – qui devait un temps construire un centre pour poids lourds – restent inoccupés. Le plombier chauffagiste Dausse (moins de dix salariés) a quitté Ailly-sur-Somme pour 3  517 m² dans la zone. Quadyland, qui vend et répare des quads, était sur Amiens et cherchait plus de visibilité. Cela a porté ses fruits car l’enseigne de cinq personnes (plus de 14 000 m² de surface de terrain) prévoit déjà de s’agrandir. Un permis vient d’être accordé à Plug It (15 personnes) qui se trouve rue Saint- Fuscien à Amiens pour bâtir le premier Data center de Picardie, permettant de protéger des données informatiques d’entreprises ou de particuliers. Les travaux devraient débuter en fin d’année. La fibre se trouve à une dizaine de mètres. Enfin, l’entreprise de menuiserie métallique Diter, qui compte une trentaine de salariés, a trouvé, avec son bâtiment moderne construit sur un terrain de 7 864  m², l’occasion d’exposer son savoir-faire, elle a acheté un terrain juste à côté de la même surface et prévoit de s’étendre. Au total, les Bornes-du temps 1 représentent 350 salariés. Des salariés qui consomment à proximité et font vivre en partie les commerçants de Saint-Sauveur ou d’Ailly-sur-Somme.