Découvrir « Ma Nature » à Senlis

Irina et Jacques Gary ont bénéficié de l’appui du service création et reprise de la CCI Oise pour ouvrir ce lieu atypique situé dans le cœur historique de la ville. Lovés dans de confortables fauteuils, on peut y conjuguer nourriture spirituelle et terrestre et même swinguer le samedi soir.

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Un salon cosy où il est possible de paresser, discuter, bruncher et même écouter de la musique.
Un salon cosy où il est possible de paresser, discuter, bruncher et même écouter de la musique.
Un salon cosy où il est possible de paresser, discuter, bruncher et même écouter de la musique.
Un salon cosy où il est possible de paresser, discuter, bruncher et même écouter de la musique.

Jacques Gary et sa femme Irina ont du mal à réaliser que leur rêve est devenu réalité. Leur installation éclair parait même incroyable. « Mais si, insiste Jacques Gary devant notre incrédulité, nous avons signé le 5 juin et ouvert le 4 juillet. » Un mois à peine pour changer radicalement le décor et le concept de cet ancien salon de thé qui, pour jouir d’une situation exceptionnelle (face à la fontaine de la place Henri IV), peinait à attirer la clientèle. « Les gens ont été sidérés que nous ayons pu refaire la façade aussi vite car ici le cahier des charges est contraignant. » Mais il faut croire que cet endroit les attendait. Leur premier projet à Chantilly avait capoté au dernier moment, les laissant un peu désemparés. Mais une semaine plus tard, coup de théâtre, ils trouvaient cette annonce dans Le bon coin. « En visitant, j’ai tout vu, y compris l’endroit où je mettrais le piano », s’amuse Jacques. « Ma Nature » se veut un lieu atypique, porté par l’imagination de ses créateurs : tout à la fois restaurant, salon de thé, comptoir à délices, bibliothèque où l’on flâne et où certains soirs s’improvisent des bTmufs inoubliables.

Comme à Saint-Paul-de-Vence

Les hôtes (charmants) sont tout sauf des bobos élitistes. Ils n’ont qu’une crainte : que le cadre que l’on entrevoit derrière les portes vitrées, n’impressionne au point de faire rebrousser chemin. Car « Ma Nature » ressemble à une maison que l’on aimerait habiter. Un salon parsemé de fauteuils blancs et cosy, un parquet ambré et un piano noir, puis en enfilade, une salle à manger bercée par un lustre de famille, une verrière d’artiste sous laquelle repose un vaste comptoir et une longue terrasse (100 m²) en bois bordée d’arbrisseaux. « Nous pouvons y faire une trentaine de couverts et 35 à l’intérieur, sans parler du salon. » Un musicien de passage s’exclame : « On se croirait à Saint-Paul de Vence ! » Sous un des larges parasols violets, Jacques Gary rosit de plaisir tandis qu’Irina s’affaire entre salon et terrasse où s’attardent quelques clients. « Nous employons le serveur du salon de thé, mais nous nous occupons aussi du service. Je fais la plonge et Irina, la cuisine. » Tartes salées, salades composées, plat du jour roboratif, quelques touches russes (comme Irina), et côté épicerie, thés et cafés Damman et crus bio.

Un lieu ouvert aux échanges

Irina, ancien professeure de littérature recyclée dans le management international d’une grande marque de prêt-à-porter, fut le moteur de cette aventure. « J’ai dit ok à condition qu’on ajoute une connotation culturelle », raconte Jacques, lui-même ex-consultant en informatique. « Nous ne sommes pas du métier et avançons pas à pas », poursuit-il un peu étonné du désir que suscite déjà le lieu. Un lieu chargé d’âme qui chaque samedi soir recevra des musiciens et deux après-midi par mois, des écrivains, conférenciers, chercheurs, aventuriers. Ce havre senlisien accueille aussi des toiles de peintres en dépôt vente. « Ma Nature » n’a qu’un seul désir : qu’elle devienne aussi la vôtre.