L’avenir de l’eau en questions

la Dreal et l’Agence de l’eau Artois- Picardie ont réuni courant janvier les maires, le tissu associatif, le monde agricole, le milieu de la chasse et de la pêche, les industriels et artisans, ainsi que les acteurs de l’eau, autour d’un débat sur les projets de plans d’action 2016-2021 pour l’avenir de l’eau en régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie.

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Olivier Thibault, directeur général de l’Agence de l’eau Artois-Picardie.
Olivier Thibault, directeur général de l’Agence de l’eau Artois-Picardie.
Olivier Thibault, directeur général de l’Agence de l’eau Artois-Picardie.
Olivier Thibault, directeur général de l’Agence de l’eau Artois-Picardie.

Une Commission territoriale Somme s’est tenue fin janvier à Mégacité sur la qualité des rivières, des lacs, des zones humides, des eaux souterraines et des plages dans l’Artois et la Picardie. De nombreuses questions se posent sur le niveau de protection contre les inondations, sur la prise en compte du changement climatique dans la prévention de ces inondations, sur la protection du milieu marin. Que sommes-nous prêts à investir techniquement et financièrement pour diminuer toutes les sources de pollution ? Comment s’organiser pour atteindre ces objectifs ? Les spécialistes de la question au sein de la Dreal et de l’Agence de l’eau Artois-Picardie s’interrogent. « Les redevances que nous percevons auprès des agriculteurs, des industriels et des habitants constituent l’essentiel de nos recettes. Cela nous permet de verser des aides financières à tous ceux qui réalisent des actions de lutte contre la pollution de l’eau, gèrent et préservent les milieux aquatiques, protègent la ressource et sécurisent l’eau potable », rappelle Olivier Thibault, directeur général de l’Agence de l’eau Artois- Picardie. Le bassin Artois-Picardie couvre les besoins de 96% de la population de la Somme, 24% de la population de l’Aisne et 4% de la population de l’Oise.

Des résultats dès 2015

En décembre 2000, une directive européenne-cadre sur l’eau a imposé aux États membres de fixer des objectifs de qualité pour tous leurs cours d’eau et d’atteindre, si possible, le bon état dès 2015. C’est une obligation de résultats qui s’impose aux bassins hydrographiques, en tenant compte des facteurs naturels, techniques et économiques. Les actions nécessaires pour y parvenir sont décrites dans deux documents : le Sdage (Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux), adopté par le Comité de bassin Artois-Picardie en 2009 pour une durée de six ans, et le Programme de mesures, présentant les opérations nécessaires pour atteindre les objectifs décrits dans le Sdage.

Des inondations

54 000 personnes sont potentiellement concernées par un événement centennal de submersion marine ou de débordement de cours d’eau sur les onze territoires à risque important d’inondation (TRI) du bassin.

Pendant la période 1982-2013, sur les 2 483 communes du bassin, 1 551 ont fait l’objet d’au moins un événement déclaré « catastrophe naturelle » suite à une inondation par débordement de cours d’eau.

Une stratégie locale de gestion des inondations sera mise en œuvre sur l’ensemble du bassin de la Somme. Elle reprendra le périmètre du Plan d’action et de prévention des inondations (Papi).

Les projets de plans d’action sur l’eau, les inondations et le milieu marin sont en cours d’élaboration. Ils fixent les objectifs à atteindre et les actions à mettre en œuvre pour six ans. Ils sont actuellement soumis à l’avis du public jusqu’au 18 juin 2015, avant leur adoption fin 2015. Olivier Thibault, directeur général de l’Agence de l’eau Artois-Picardie.