Pack Traitance, pour des entreprises mutualisées

Onze industriels de la région du Vimeu ont créé une association : Pack Traitance pour se mutualiser notamment dans les domaines commerciaux et les frais fixes. Ils récoltent les fruits de leur union qui leur permet aussi de rompre la solitude du chef d’entreprise.

Grâce à Pack Traitance, les entreprises ont pu mutualiser leurs forces.
Grâce à Pack Traitance, les entreprises ont pu mutualiser leurs forces.
Grâce à Pack Traitance, les entreprises ont pu mutualiser leurs forces.
Grâce à Pack Traitance, les entreprises ont pu mutualiser leurs forces.

Onze, elles sont donc onze entreprises du Vimeu à s’être rassemblées autour d’un concept unique : Pack Traitance. Elles ont regroupé une palette de savoir-faire et de technologies reconnues au niveau national mais aussi au niveau international : conception-bureau d’études, fonderie, travail des métaux, assemblage, modelage-thermoformage, traitement de surface, métrologie-contrôle, décolettage, injection plastique.

Les atouts de la proximité

Au total, elles représentent environ 130 salariés, 300 machines et 10 millions d’euros de chiffre d’affaires. Leur association est hébergée dans le Centre de transfert et de technologie (C2T) de Friville-Escarbotin. Leur proximité les unes avec les autres, leur permet de proposer une gamme très large de produits, de répondre avec flexibilité aux demandes, de fabriquer sur des cycles courts, de maitriser les coûts de production et de garantir un niveau de qualité supérieur. Un site Internet a été créé : www.packtraitance.com. « Nous travaillons aussi sur la mutualisation des frais fixes : assurances, techniques, formation, expliquent Marc de Saint Martin, de l’entreprise Fournier à Friville-Escarbotin et François Duret de la Fonderie Duret à Bourseville, co-fondateurs. Nous faisons des comparatifs de frais d’assurance d’une entreprise à l’autre… Autre exemple, nous essayons de négocier les prix sur le contrôle annuel des chariots élévateurs, etc. Nous travaillons aussi sur l’ergonomie des postes de travail. Toutefois, nous restons maitres chacun de nos décisions. »

Affaires communes

Peu à peu, les entreprises ont commencé aussi à développer des affaires communes comme le raconte Sylvain Brun, de Damade à Woincourt : « Je fabrique des pièces pour tracteurs. Un des composants est réalisé chez François Duret mais je suis seul responsable. Si nous n’avions pas réussi à mutualiser nos savoir-faire, je perdais le contrat. Je sens une hausse de mon volant d’affaires », confie-t-il. Les onze entreprises ont mis en place une Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) pour faire un bilan. Chacune ont déterminé leurs axes de progrès et d’actions. Cela a débouché notamment dans l’entreprise de Sylvain Brun sur une révision des flux dans l’entreprise : « Cette association est une richesse infinie, témoignent nos cinq interlocuteurs, dont François-Jérôme Cornille d’ADV à Ochancourt et Dominique Catteau du C2T. L’un des membres avait un projet d’investissement. Nous avons mis en place un jeu de rôle et reproduit la situation du rendez-vous avec le banquier. Nous l’avons mis en garde sur certains points. Il était serein lors de l’entretien et a pu éviter les embûches. Nous sommes une vraie force offensive. Il y a une vraie solidarité entre nous. »