Macaigne – Ferronniers de Soissons : une reprise exemplaire

Philippe Macaigne, installé à Bucy-le-Long à l’est de Soissons depuis 1992, a eu la chance de céder son entreprise à un autre passionné, Franck Smal. Une reprise exemplaire.

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Franck Smal (à gauche) et Philippe Macaigne.
Franck Smal (à gauche) et Philippe Macaigne.
Franck Smal (à gauche) et Philippe Macaigne.
Franck Smal (à gauche) et Philippe Macaigne.

Franck Smal, ingénieur de 45 ans, a passé dix ans dans une très grande entreprise (notamment en audit qualité), avant de changer une première fois de métier en ouvrant avec son épouse des chambres d’hôtes à Arras en 2004.
Intéressé par la technique, il a approché le monde du bâtiment, via la rénovation d’un ancien hôtel particulier pour réaliser ses chambres, mais souhaitait revenir vers un métier plus concret : il est issu d’une famille de forgerons et assume volontiers cette histoire familiale.
Pendant la rénovation, très dure, il a rencontré des artisans qui aimaient leur métier, dotés d’un véritable savoir-faire. Ensuite, l’exploitation des chambres lui a paru un exercice routinier. Par le biais de l’association professionnelle CRA – Cédants & Repreneurs d’affaires –, il a rencontré un entrepreneur désireux de céder son affaire. L’association, animée par des professionnels, sélectionne les dossiers de reprise, ceux de repreneurs, puis les met en relation. Le contact est « filtré » par un parrain, gestionnaire, qui jauge les compétences.

Une reprise bien engagée

Philippe Macaigne avait lui-même repris une ferronnerie en 1976 à Billy-sur-Aisne, près de Soissons, installée au démarrage dans une ancienne étable. En 1992, il a construit l’atelier actuel et emploie à ce jour trois salariés. Le premier contact remonte au mois de février 2013 et, très vite, les deux hommes se sont compris. En gros, la clientèle se divise par moitié, professionnels et particuliers. L’atelier réalise des portails, des grilles – toujours des pièces uniques – et la réputation de Philippe Macaigne est excellente dans la région. « Ici, nous faisons souvent des « moutons à cinq pattes », indique Philippe Macaigne. Pas de routine, nous nous remettons en cause sans arrêt. Pas de récurrence dans ce métier, on est au feu tout le temps ! » Franck Smal ajoute : « Dans ce métier de ferronnier, il y a une composante artistique, comme dans la maison d’hôte. » Une PME confortée Son prédécesseur voulait également apporter du sang neuf dans l’entreprise, qu’il a menée avec l’appui de son épouse qui assurait toute la partie administrative. La cession s’accompagne de la création de deux emplois, en plus des trois emplois pérennisés comme le souligne le cédant. Avec une équipe stable mais renforcée, le repreneur a la volonté de se diversifier vers l’alarme et la vidéosurveillance. Les Ferronniers de Soissons, ce nom est pour Franck Smal une façon d’associer les collaborateurs à l’entreprise : « La notion d’équipe fait partie de mon challenge personnel ». Les deux hommes s’apprécient mutuellement, condition fondamentale pour le succès de l’opération et gage d’avenir pour cette PME performante.