Les bienfaits de la réforme territoriale contés aux chefs d’entreprises

André Vallini, secrétaire d’état à la réforme territoriale, a fait un déplacement à Amiens, afin de rencontrer les chefs d’entreprises picards et leur décliner les atouts de la réforme, qu’il est chargé de porter et de mettre en œuvre.

André Vallini, entouré de Jackie Lebrun et de la préfète de région, Nicole Klein.
André Vallini, entouré de Jackie Lebrun et de la préfète de région, Nicole Klein.
Lors de la visite à Faiveley Transport, André Vallini découvre un simulateur de conduite de locomotive.
Lors de la visite à Faiveley Transport, André Vallini découvre un simulateur de conduite de locomotive.

C’est lors d’une rencontre au CESE (Conseil économique, social et environnemental), il y a quelques jours à Paris, que Jackie Lebrun, président de la Chambre de commerce et d’industrie de la région Picardie, a lancé une invitation au secrétaire d’État à la réforme territoriale, André Vallini. Celui-ci a répondu favorablement à cette demande, qui visait à dissiper les doutes, interrogations et inquiétudes des chefs d’entreprises.
Avant une table ronde avec ces derniers, le ministre a tenu à visiter une entreprise de pointe et symbolique, à la fois représentative d’une industrie picarde qui gagne, mais aussi exemplaire dans son habitude de travailler de manière inter-régionale. Faiveley Transport, installée dans la zone industrielle nord d’Amiens, répond avantageusement à ces deux critères, car elle dispose d’un autre site à Tourcoing, en région Nord-Pas-de-Calais. En outre, ses produits imaginés et développés dans ces deux régions, des systèmes de freinage pour des trains et des rames de métro, sont largement exportés en Europe, mais aussi dans le monde entier. Il est à noter également que Faiveley Transport fait partie intégrante du pôle de compétitivité I Trans, qui regroupe des universitaires, chercheurs et chefs de projets industriels des régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, afin d’imaginer et développer les technologies du transport du futur.

Les chefs d’entreprises favorables

André Vallini, entouré de Jackie Lebrun et de la préfète de région, Nicole Klein.
André Vallini, entouré de Jackie Lebrun et de la préfète de région, Nicole Klein.

En préambule à l’intervention d’André Vallini, devant un parterre composé d’une centaine de chefs d’entreprises et de décideurs régionaux, Jackie Lebrun souligne : « Il y a 46 000 entreprises en Picardie et nous faisons partie du top 10 des régions qui exportent. De quoi faire taire les clichés négatifs, mais les entreprises souffrent et 2015 sera une année difficile. Nous vous avons fait venir, car nous voulons des réponses économiques et l’assurance de conserver notre identité picarde, à laquelle nous sommes attachés. » D’emblée, André Vallini a voulu se montrer rassurant envers ses hôtes et les mettre à l’aise, en précisant qu’il connaissait le milieu de l’entreprise et ses contraintes : « Je suis le fils d’une famille d’entrepreneurs isérois. »
Il poursuit : « La réforme territoriale développe des passions, car elle aborde la géographie, l’histoire et donc le patrimoine, des aspects auxquels les français sont très attachés. Quel que soit le redécoupage, vous restez Picards. On ne veut toucher à aucune identité. Ce n’est qu’une nouvelle organisation administrative, car notre pays a besoin de simplification, en même temps que le rôle des régions doit être renforcé. »
Et de développer quelques idées : « La réforme vise trois objectifs : la clarté, le développement économique et la compétitivité, ainsi que l’efficacité et le renforcement du service public. Nous voulons également renforcer l’intercommunalité, en les faisant passer de 5 à 20 000 habitants. Les nouvelles régions doivent devenir les leaders du développement économique et de tout ce qui fait l’attractivité du territoire. Pour les aspects économiques, nous envisageons de mettre en place un guichet et une instruction unique des dossiers d’aides et de subventions. » André Vallini lance également : « Je suis favorable aux initiatives qui vont dans le sens de la simplification et de la proximité avec les citoyens. On pourrait par exemple expérimenter, pendant trois ou cinq ans, une régionalisation de la coordination des acteurs publics de l’emploi.
Ce qui implique un pilotage régional des aspects liés à l’orientation professionnelle, la formation, l’emploi, le développement économique et l’innovation. »