Le Medef Somme se mobilise pour la création d’emplois

Créer un million d’emplois, c’est l’un des objectifs que s’est fixé le syndicat patronal au niveau national, avec son projet France 2020 – faire gagner la France. Jean-Claude Oleksy en fait la promotion dans la Somme.

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Jean-Claude Oleksy et Stéphan de Butler, respectivement président et vice-président du Medef Somme.
Jean-Claude Oleksy et Stéphan de Butler, respectivement président et vice-président du Medef Somme.
Jean-Claude Oleksy et Stéphan de Butler, respectivement président et vice-président du Medef Somme.
Jean-Claude Oleksy et Stéphan de Butler, respectivement président et vice-président du Medef Somme.

Le chômage n’est pas une fatalité. Enclencher une nouvelle dynamique de création d’emplois est possible. C’est là toute l’ambition du projet : un million d’emplois ». C’est en ces termes que le Medef entame sa communication autour de son projet de mobilisation, pour relancer l’activité et faire gagner la France. Jean-Claude Oleksy, président du Medef Somme, est au diapason et affirme : « Pour nous, le chômage est une obsession. C’est dramatique pour un pays comme la France de souffrir de cette situation. On ne peut pas laisser un certain nombre de nos concitoyens sur le bord de la route. Il y a donc une obligation de se remettre en question ». Puis il aborde des questions concrètes et locales : « Le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) a déjà permis un retour sur les charges sociales des petites entreprises. C’est bien, car ce sont les petites entreprises qui ont le plus gros potentiel de création d’emplois. Mais il faut aller plus loin, car c’est tout de suite que les entreprises ont des besoins. La problématique locale concerne surtout le secteur du bâtiment, qui a des gros soucis de carnets de commande à cause du recul de projets. Les entreprises ont donc une visibilité très faible ».

Mise en œuvre avec les partenaires sociaux

Puis il aborde des considérations plus politiques : « Nous avons des propositions, pour faire changer les choses, que nous souhaitons mettre en œuvre avec les partenaires sociaux. En 15 ans, les 35 heures ont créé beaucoup de difficultés, notamment dans le secteur de la santé. Les conditions de travail ont évolué et l’on sait que le travail ne se partage pas. Il faudrait donc apporter plus de souplesse, par des négociations, entreprise par entreprise. Concernant les jours fériés, l’exemple du mois de mai est frappant, car il met au ralenti l’activité. Le 8 mai a été supprimé en 1947, puis rétabli en 1981. Les temps ont changé et pourquoi pas créer une seule journée du souvenir, regroupant le 8 mai et le 11 novembre ? » Jean-Claude Oleksy estime également que « l’apprentissage est très important. En Allemagne, il y a 1,5 millions d’apprentis, alors qu’en France, nous avons un objectif de 500 000, mais nous avons du mal à atteindre les 400 000. L’un des freins concerne l’aspect de dangerosité, qui bloque l’emploi des jeunes en dessous de 18 ans, sitôt qu’ils doivent utiliser un outillage. C’est une aberration, car avant l’apprentissage débutait à 14 ans. Par ailleurs, il faudrait sérieusement valoriser le travail manuel, mais aussi relever les seuils sociaux, qui bloquent le système. » De son côté, Stéphan de Butler, vice-président du Medef Somme et responsable du groupe de santé Victor-Pauchet, embraye : « La réflexion apportée aujourd’hui par le Medef vient des territoires et des 750 000 entreprises françaises, qui ont une connaissance des difficultés locales. Nous voulons apporter une dynamique globale, pour remettre la France en compétition sur l’échiquier européen et mondial. Nos propositions se basent sur un principe : comment être plus efficaces en dépensant moins. »