Le cloud, nécessaire pour les chefs d’entreprise ?

Le Medef Oise et l’Iumm de Picardie ont organisé un dîner-débat sur le cloud computing, en présence de chefs d’entreprises isariens.

Olivier Boidin rappelle que le cloud est une « évolution à accepter ».
Olivier Boidin rappelle que le cloud est une « évolution à accepter ».
Olivier Boidin rappelle que le cloud est une « évolution à accepter ».
Olivier Boidin rappelle que le cloud est une « évolution à accepter ».

Innovation technologique du siècle, le cloud computing, ou informatique dans les nuages, reste encore une énigme pour de nombreux chefs d’entreprises. Faut-il le mettre dans l’entreprise ? À quoi ça sert vraiment ? Comment l’utiliser ? Quels sont les risques ? Le Medef Oise et l’Iumm de Picardie se sont associés pour informer les entrepreneurs et les aiguiller dans leurs choix futurs. « Ce phénomène est partout et prend de plus en plus d’ampleur dans les entreprises. Le Medef Oise agit dans l’intérêt des entreprises, qui évoluent dans un contexte économique où il y a des hausses de fiscalité », a rappelé Patrick-André Laubie, président du Medef Oise.
Dans cette optique, Olivier Boidin, Pdg d’Alternalease, société spécialisée dans l’infogérance et les réseaux informatiques à Compiègne, est intervenu sur ce sujet épineux. « Ce concept est encore vague pour la majorité des entreprises, notamment en France. Le cloud n’a pas d’intérêt ou n’est pas une nécessité pour toutes les entreprises mais il représente une grande opportunité. La communication numérique est aujourd’hui indispensable et les chefs d’entreprises doivent l’accepter, au même titre que le cloud est en train de changer les pratiques », a-t-il noté. Les chefs d’entreprises isariens ne sont pas les seuls à douter : la France enregistre une baisse d’investissements et la part du marché représente 15 %, soit deux fois moins que les prévisions. Même si les investissements sont passés de 2,2 milliards en d’euros en 2012 à 4.1 milliards en 2014, la hausse risque de ralentir en 2016, selon une étude du cabinet Markess.

Quel cloud choisir ?

Du côté des chefs d’entreprises, une interrogation persiste : la sécurisation des données. Comme le rappelle Olivier Boidin, il existe différents cloud (privé, public ou cloud privé interne), adapté à tous. Alors pourquoi les chefs d’entreprises ne se lancent-ils pas ? Là encore, les mêmes interrogations reviennent.
« Pour eux, il est difficile de lier les applications métier à la bureautique, de contrôler où sont les données et d’anticiper la croissance de l’entreprise en terme d’exploitations, mais une solution existe : le cloud privé interne sur mesure », explique Olivier Boidin. Contrairement au cloud public, utilisé pour des données sans importance car consultables, ou au cloud privé, utilisé pour des données avec une importance où seuls les membres de l’entreprise y ont accès, le cloud privé interne est ultra sécurisé. « Les applications qui découlent du cloud sont inimaginables, note l’expert, on peut créer, par exemple, des plateformes collaboratives et traiter des données ou programmes à distance, en toute sécurité ».
Seul un point est incontestable : le prix. « Le cloud offre des prix imbattables et permet d’ajuster ses besoins de stockage à la consommation réelle, mais l’investissement en cloud est contraignant une fois que l’on est embarqué, on part généralement pour cinq ans. Il est donc important d’exécuter un audit en amont pour préparer l’opération. », rappelle l’intervenant. Réelle opportunité pour les entreprises ? Dans tous les cas, le débat est encore long pour les TPE et les PME.