Six entreprises samariennes mises à l’honneur

Initiative Somme organisait début juillet à Amiens sa deuxième édition du rendez-vous des entreprises remarquables samariennes. Six dirigeants ont été distingués pour leur démarche entrepreneuriale qui intègre des paramètres sociaux, économiques ou environnementaux.

À l'issue de la remise des trophées, la matinée s'est poursuivie par la tenue de deux groupes de travail sur les thèmes de la finance participative et l'accompagnement du développement de l'entreprise.
À l'issue de la remise des trophées, la matinée s'est poursuivie par la tenue de deux groupes de travail sur les thèmes de la finance participative et l'accompagnement du développement de l'entreprise.
À l'issue de la remise des trophées, la matinée s'est poursuivie par la tenue de deux groupes de travail sur les thèmes de la finance participative et l'accompagnement du développement de l'entreprise.
À l'issue de la remise des trophées, la matinée s'est poursuivie par la tenue de deux groupes de travail sur les thèmes de la finance participative et l'accompagnement du développement de l'entreprise.

La manifestation de l’an passé et celle (…) d’aujourd’hui s’inscrivent dans la continuité d’un concours organisé début 2013 par notre réseau national, déclarait Bernard Capron, président d’Initiative Somme. Il s’agit de l’opération « Les entreprises remarquables :100 entreprises qui préfigurent l’économie de demain », lancée pour mettre à l’honneur (…) 100 entreprises qui ont comme point commun d’avoir été accompagnées lors de leur démarrage par (…) le réseau Initiative et d’intégrer dans leur fonctionnement des caractéristiques d’ancrage territorial, d’innovation, de prise en compte de l’environnement et d’impact social ou sociétal. » Dans la Somme, six entreprises ont été mises à l’honneur. La SARL ARS Tinctoriat est l’une de ces entreprises. Créée en 2005 par Germain Benoît, elle a bénéficié la même année d’un prêt d’honneur de 8 000 euros d’Initiative Somme. « J’ai créé ma société en ayant pour volonté de perpétuer un savoir-faire familial et local unique: le gaufrage de velours, hérité des manufactures royales Bonvallet du XVIIIe siècle », témoignait le dirigeant. L’atelier fabrique aujourd’hui des produits très haut de gamme pour une clientèle internationale. Ses étoffes apparaissent ainsi dans le dernier court métrage de la campagne mondiale « Dior Secret Garden ». Dans un autre registre, la société Marcanterra, spécialisée dans la mise en place d’ouvrages en bois et dans la fourniture de solutions végétales pour l’aménagement des zones humides, reprise en 2009 par Nicolas Durand, Laurent Meurot et Henri Saudemont, a été retenue pour son ancrage territorial, sa recherche d’innovation, la prise en compte de l’environnement et son impact social. « C’est un honneur de recevoir ce prix, déclarait Henri Saudemont. C’est important que l’on reconnaisse le fait que l’on prouve chaque jour que l’on peut travailler en respectant les hommes et l’environnement. »

Les valeurs de l’entrepreneuriat
« Nous récompensons ici des personnes qui se sont tournées vers l’avenir en relevant des défis », a déclaré Anne Ferreira, vice-présidente du conseil régional de Picardie. Savoir faire fi des difficultés et relever les défis posés par l’aventure entrepreneuriale ont été sans aucun doute le lot commun des six dirigeants récompensés. Jean- Pierre et Odile Despreaux, fondateurs de la SAS Xeaupred en 2003, illustrent bien cet esprit entrepreneurial. En 2003, ce couple de salariés décide de changer de vie. Pour financer leur projet de magasin discount, ils vendent leur maison. Onze plus tard, le projet a bien grandi. Le couple est à la tête d’un centre commercial de 1 200 m2 , réalise un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros et emploie treize salariés. Malgré la réussite, Jean-Pierre Despreaux soulignait que « rien n’est acquis. Le monde de la distribution est virulent. Pour continuer à exister, il faut sans cesse se remettre en question ». « Pourquoi avoir fait le choix de l’entrepreneuriat ? » questionne alors Bernard Capron. Si pour Jean-Pierre Despreaux, cela tient en partie à de « l’inconscience », Didier Miranda, fondateur de l’entreprise Technisol, spécialisée dans la construction et la rénovation des sols sportifs, décrit ce choix comme « une volonté de penser différemment et d’aller au bout de ses idées ».