Les Jeunes Agriculteurs en assemblée générale

C’est dans le creuset des agriculteurs de demain, à l’Institut polytechnique LaSalle de Beauvais, que les Jeunes agriculteurs de l’Oise ont tenu leur assemblée générale. Avec en invité de marque leur ancien ministre de tutelle, Bruno Lemaire.

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L’ancien ministre de l’agriculture Bruno Lemaire, (à g.) est convaincu du rôle prépondérant que les agriculteurs français doivent jouer dans la compétition internationale.
L’ancien ministre de l’agriculture Bruno Lemaire, (à g.) est convaincu du rôle prépondérant que les agriculteurs français doivent jouer dans la compétition internationale.
L’ancien ministre de l’agriculture Bruno Lemaire, (à g.) est convaincu du rôle prépondérant que les agriculteurs français doivent jouer dans la compétition internationale.
L’ancien ministre de l’agriculture Bruno Lemaire, (à g.) est convaincu du rôle prépondérant que les agriculteurs français doivent jouer dans la compétition internationale.

Une agriculture en mutation : des oppor tunités à saisir ! ». C’était le thème de la table ronde proposée par les Jeunes agriculteurs de l’Oise en marge de leur assemblée générale mi-janvier. Au cours de la matinée, les quelque 200 adhérents du syndicat avaient confié un premier mandat de trésorier à David Demarcy, un 4e mandat de secrétaire à Hervé Davesne et reconduit leur président Nicolas Caron pour un troisième mandat de deux ans. Ce dernier ouvrait la séance plénière de l’aprèsmidi en accueillant le préfet de l’Oise Emmanuel Berthier, la sénatrice Caroline Cayeux, le président de la Chambre d’agriculture de l’Oise Jean-Luc Poulain, le président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) Oise Luc Smessaert et le représentant du bureau national des Jeunes agriculteurs Michaël Moulin. « Comme les jeunes que nous formons, vous incarnez l’agriculture de demain », estimait le directeur de l’Institut polytechnique LaSalle Beauvais Philippe Choquet. L’une des agricultures les plus performantes Une vidéo pleine d’humour présentait un tour d’horizon des événements de 2013, qui aura notamment vu les Jeunes Agriculteurs alliés à la FDSEA rafler plus de 77% des suffrages lors des élections à la Chambre d’agriculture de l’Oise. Arrivait alors l’ancien ministre de l’agriculture Bruno Lemaire, aujourd’hui député de l’Eure, qui participait à la table ronde avec l’économiste de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) Thierry Pouch. Se déclarant au passage favorable à la diminution du nombre des régions, « avec moins de fonctionnaires et moins d’élus pour une efficacité accrue », l’ancien ministre ne tarissait pas d’éloges sur les professionnels de l’agriculture française, selon lui « l’une des plus performantes au monde. » « L’agriculture est l’un des leviers du redressement économique de notre pays, avec des enjeux géostratégiques liés au foncier agricole ; il va falloir concilier l’ouverture vers le marché mondial et la réponse à des exigences accrues des consommateurs en termes de qualité, de diversité, de traçabilité et plus récemment de provenance locale », détaillait Thierry Pouch.

Préserver les terres agricoles
« Avec une demande mondiale qui ne cesse de croître et un très haut niveau de qualification, les agriculteurs français disposent de deux atouts majeurs face à une compétition mondiale forcenée, nécessitant de se restructurer vers des exploitations plus grandes, pour que le volume compense le prix. Ils sont en droit d’exiger des responsables politiques des mesures concrètes pour relever ces défis : une baisse significative des charges sur le travail sans laquelle ils ne peuvent pas être compétitifs, une diminution des contraintes environnementales, une administration au service des entreprises, avec davantage de souplesse et de compréhension, et une politique de préservation des terres agricoles, qui diminuent aujourd’hui de l’équivalent d’un département français tous les dix ans », énumérait Bruno Lemaire. Considérant que la dimension politique de l’agriculture nécessite qu’elle ne soit plus confiée à des ministères « techniques » comme celui de l’agriculture ou de l’environnement, mais traitée au plus haut niveau de l’Etat.