Le territoire Saint-Quentinois mise sur la robonumérique

Benoît Membré, directeur de l’agence de développement du Saint- Quentinois, revient d’un déplacement en Asie où il a présenté le potentiel du territoire axonais pour attirer des investisseurs.

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Sur le Pavillon Français, la ville de Saint-Quentin affichait ses atouts pour attirer les investisseurs.
Sur le Pavillon Français, la ville de Saint-Quentin affichait ses atouts pour attirer les investisseurs.
Sur le Pavillon Français, la ville de Saint-Quentin affichait ses atouts pour attirer les investisseurs.
Sur le Pavillon Français, la ville de Saint-Quentin affichait ses atouts pour attirer les investisseurs.

PLG : En 2013, Saint-Quentin a décidé de s’orienter vers la robonumérique. Quel est ce nouveau marché ? Et que va-t-il apporter au territoire ? Benoît Membré : La robotique est en train de déferler sur notre monde comme l’Internet est arrivé à la fin des années 90. Tant et si bien qu’aujourd’hui, nous n’imaginons même pas notre société sans Internet. La robotique va faire de même. Tous les domaines seront impactés à plus ou moins long terme. Les études mondiales démontrent que 2,5 à 3 millions d’emplois seront bientôt créés dans cette filière. L’agglomération de Saint- Quentin est en train de déployer une stratégie nouvelle de développement économique. Cette stratégie, que nous avons baptisé “Robonumérique” est positionnée sur un secteur d’activité en plein développement à l’échelle internationale. La robonumérique, que Pierre André (président de la Cté d’agglo) a voulu comme un véritable projet de territoire, va apporter de très belles opportunités de développement à notre agglomération.

Vous avez participé au salon RobotWorld en Corée du Sud. Pourquoi y avoir participé et quels étaient les objectifs ? Nous avons participé à ce salon de la robotique en parallèle d’une mission de prospection que nous avons montée en partenariat avec l’AFII (Agence française des investissements internationaux) sur la Corée puis le Japon. Nos objectifs en tenant le “Pavillon France” en partenariat avec Aldebaran (la société française concepteur de Nao) et la société lyonnaise Syrobo, étaient de présenter notre territoire comme terre d’accueil de projets robotiques, faire connaître l’environnement économique centré sur la robotique que nous sommes en train de créer et présenter le potentiel du marché français en termes de robotique pour attirer des investisseurs internationaux. Nous avons parlé du plan robotique national (France Robots Initiative) ainsi que de nos objectifs de territoire. Et comme l’INSSET était avec nous, nous avons pu présenter les travaux réalisés par les enseignants et les étudiants autour de NAO et du cloud computing.

Après ce salon, vous vous êtes rendus au Japon pour tisser des liens et des partenariats internationaux ? Nous avons rencontré aussi bien au Japon qu’en Corée, d’une part, des entreprises concepteurs et constructeurs de robots qui s’intéressent au marché européen ainsi que des départements robotiques d’instituts de recherche & développement et d’universités. Ce fut l’occasion de présenter les développements en cours au sein de l’INSSET et des entreprises de notre territoire engagées dans la robotique.

Quelles seront les retombées pour Saint-Quentin de ce déplacement en Asie ? Nous avons déjà commencé à construire des partenariats avec eux dans le but de co-développer des projets robotiques. Nous travaillons, par exemple, avec une entreprise japonaise sur le sujet de la “cobotisation” (collaboration de robots légers avec des opérateurs sur chaîne de production). D’autres projets sont à l’étude pour bénéficier de l’expertise robotique industrielle d’instituts japonais pour des projets de développement au sein d’entreprises du territoire.