Dans les coulisses du marché de Noël

“Parfums d’hiver” animera le centre-ville d’Amiens jusqu’au 29 décembre. Derrière le décor magique des chalets se cachent une logistique et une organisation bien ficelées. Immersion dans les coulisses du plus grand marché de Noël du nord de la France.

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L’installation des chalets doit se faire rapidement pour éviter un quelconque incident.
L’installation des chalets doit se faire rapidement pour éviter un quelconque incident.

 

L’installation des chalets doit se faire rapidement pour éviter un quelconque incident.
L’installation des chalets doit se faire rapidement pour éviter un quelconque incident.

Samedi 16 novembre, 20h. Un étonnant ballet défile dans le centre-ville d’Amiens. Six poids lourds chargés de chalets manoeuvrent pour se frayer un chemin dans les rues piétonnes. « Quelques jours avant l’installation, nous faisons un tour à pied pour évaluer la situation. Si besoin, nous déplaçons le mobilier urbain avec les services de la ville pour éviter les dégâts », explique Isabelle Dheilly, secrétaire générale de la fédération des commerçants du centre-ville. A 1h30 du matin, tous les chalets sont en place : « Il faut que ça aille vite pour éviter un quelconque incident avec les passants. »

200 candidats pour 92 chalets
Le marché doit ouvrir six jours plus tard. Commence alors une véritable course contre la montre pour la centaine d’exposants sélectionnés par le comité. « Pour choisir, nous nous positionnons en tant que visiteur. Nous cherchons des produits originaux, qui présentent bien et, si possible, issus de l’artisanat », précise Isabelle Dheilly. La fédération reçoit chaque année environ 200 candidatures pour les 92 chalets, qui sont stockés toute l’année à Amiens « dans un endroit tenu secret ». Pour Marie-Josée Laurent, jeune entrepreneuse qui expose ses bijoux pour la première fois, « le marché de Noël est un très gros investissement et donc un pari risqué ». Il faut compter environ 2 100 euros pour la location d’un petit chalet, 700 euros de plus pour un grand. Un prix justifié selon Michel Bethouin, venu de Perpignan, qui entame son 14e marché amiénois : « C’est l’un des meilleurs selon moi. Il a une excellente réputation et tout est très bien organisé. » De son côté, la fédération assure ne faire aucun bénéfice sur le marché de Noël : « C’est une opération blanche. »

Sécurité, hygiène
Avec plus d’un million de visiteurs attendus, la sécurité est un enjeu majeur pour les organisateurs. « Des agents avec des chiens font des rondes toute la nuit. C’est compris dans le prix de la location. Certains des exposants viennent de loin, travaillent dur, nous voulons qu’ils soient tranquilles », détaille Isabelle Dheilly. Un dispositif qui satisfait Michel Bethouin : « En plus de dix ans, je n’ai jamais eu de soucis. Il m’est arrivé une fois de revenir à mon chalet un soir vers 23 heures, les gardiens sont tout de suite venus vers moi, c’est rassurant. » La fédération veille également au respect des règles d’hygiène pour les commerces de bouche. « Avant même l’ouverture au public, nous sollicitons les services d’hygiène pour informer les exposants sur ce qu’il faut faire et ne pas faire. C’est de la pédagogie », explique Isabelle Dheilly, qui affirme qu’aucun incident n’a été déploré depuis le premier marché de Noël en 1998.