Charles Locquet, nouveau président de la CGPME Oise

Depuis septembre, Charles Locquet est le nouveau président de la CGPME Oise, succédant à Michel Rosso, à la tête de la structure pendant une dizaine d’années. Entrepreneur, syndicaliste dans l’âme, le nouveau président entend continuer le combat mené par ses prédécesseurs : sauver l’emploi et défendre les valeurs humaines de l’entreprise.

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Charles Locquet, entrepreneur et syndicaliste dans l’âme.
Charles Locquet, entrepreneur et syndicaliste dans l’âme.

 

Charles Locquet, entrepreneur et syndicaliste dans l’âme.
Charles Locquet, entrepreneur et syndicaliste dans l’âme.

Depuis toujours, la CGPME Oise aide, conseille et suit les entreprises du département dans toutes les étapes de leur vie. Mais bien au-delà de cette aide précieuse, cette association les défend et mène un combat plus large, celui de l’emploi et de l’entreprise. « Le constat est clair : ce sont les entreprises qui vont créer la croissance et surtout les PME, artisans et commerçants. Nous ne défendons pas les entreprises du CAC 40 mais des petites et moyennes entreprises créées localement par des hommes qui investissent de l’argent mais aussi tout ce qu’ils ont. Actuellement, 99% de nos adhérents (600) investissent avec leurs propres fonds », commente Charles Locquet.
Fils d’artisan, entrepreneur depuis dix ans, Charles Locquet a créé Idée claire, une société de communication, à Beauvais, membre du CJD depuis 2005, membre de la CGPME depuis quatre ans et vice-président pendant un an, ce président connaît parfaitement toutes les questions et tous les problèmes qu’un chef d’entreprise peut vivre au quotidien. Désormais, le cap de la CGPME, c’est le terrain. « Nous allons très prochainement mettre en place les “Journées de l’entrepreneur”. Le principe est d’organiser un déplacement des collectivités et des différents acteurs politiques et économiques concernés au sein d’une entreprise. Le but est de montrer les réalités du terrain et de créer une rencontre », explique-til. Ce combat est d’autant plus concret quand on sait que 80% des investissements sont faits par les PME, dans l’Oise.

L’humain, avant tout
Même si l’emploi est au centre de tous les débats, la CGPME met un point d’honneur à défendre le chef d’entreprise. Défiance du grand public, mauvaise image ou image erronée de l’entreprenariat… les idées reçues doivent être balayées. « Aujourd’hui, il faut défendre les entrepreneurs et donner une meilleur image du chef d’entreprise. Nous ne sommes pas tous méga riches et quand un entrepreneur licencie, ce n’est pas jamais par plaisir… mais parce qu’il y un véritable problème », note le président. L’association défend à ce titre des idées comme par exemple, baisser les charges pour les entreprises « qui ne permettent pas d’investir » et donner une vision globale « car l’avenir est trop incertain ». Selon la CGPME, il ne faut pas grand-chose pour trouver une solution, il suffit d’écouter les chefs d’entreprises et que, de leur côté, les chefs d’entreprises se mobilisent. « L’entrepreneur a deux poids : le juridique et la fiscalité. Il faudrait alléger un poids car, même si nous ne sommes pas dans une situation catastrophique, nous pourrions arriver à situation problématique. Nous sommes dans une période charnière », note Charles Locquet.
Et si le président a bien un conseil à donner aux chefs d’entreprises, c’est celui-ci : « Ne restez pas seuls ! Il faut faire l’effort d’être dans un réseau pour être entendu car les entreprises ont toutes la même envie : rester en vie ! »