Panafrica : le nouveau magazine de l’Afrique !

Depuis quelque mois, un nouveau magazine a fait son apparition dans 15 kiosques français : Panafrica. Culture, politique, actualité internationale et locale, il traite l’actualité africaine à sa façon pour tous les amoureux de cet immense continent, riche et passionnant…

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James Ngumbu, le fondateur de Panafrica.
James Ngumbu, le fondateur de Panafrica.
James Ngumbu, le fondateur de Panafrica.
James Ngumbu, le fondateur de Panafrica.

L’Afrique. Quand on y réfléchit, on connaît ce continent à travers les médias. Mais qu’en dit-on ? Que nous montret- on ? Et surtout qu’en retient-on ? C’est au coeur d’un quartier de Creil que le projet Panafrica est naît. « Panafrica est un magazine qui a pour but de parler différemment de l’Afrique, des sujets locaux à de grands thèmes internationaux comme les élections au Mali, ou la venue d’un artiste africain dans l’Oise, explique James Ngumbu, journaliste et fondateur du magazine. Il aborde tous les aspects de l’Afrique et montre surtout qu’il n’y a pas que des côtés sombres. » Distribué en France et en Afrique, ce bimestriel est destiné aux Africains d’Afrique et de France, comme aux Français désireux d’en savoir un peu plus sur ce continent. Ce magazine de 60 pages livre une vision large de tout ce qui se passe en Afrique et plonge le lecteur au coeur des véritables problématiques et enjeux de tout un continent. L’histoire de James Ngumbu le prouve : journaliste au Congo, il est contraint de quitter son pays et devient réfugié politique en France où il emménage avec sa famille, il y a 15 ans. « J’ai vite vu les différences du métier. En Afrique, la presse est censurée, les journalistes dérangent beaucoup et il est difficile d’accéder aux sources car les gens ont peur de parler. J’ai dû refaire des études de journalisme et me créer un réseau car, pour être journaliste en France, il faut se battre », remarque-til. C’est avec courage et passion qu’en 2009, son projet mûrit puis se concrétise un an après.

Un prix pour une reconnaissance
Avec l’aide d’une dizaine de journalistes, James Ngumbu parcourt la France et l’Afrique pour rencontrer des personnalités et être au plus près de l’information. Certains de ses collaborateurs sont des journalistes d’origine africaine ou vivant en Afrique, ce qui confère une vision de l’actualité au plus près de la réalité. C’est dans ce but qu’il a également créé, avec d’autres confrères, l’Association de la presse panafricaine avec laquelle il a mis en place un club de lecture. « Mon but est aussi de donner le goût de la lecture de la presse aux jeunes, surtout aux jeunes venant des quartiers défavorisés », explique le journaliste. Dans quelques semaines, le cinquième numéro de Panafrica sortira dans les kiosques (il y a en un à Creil). Ce travail a déjà été récompensé : James Ngumbu a reçu le prix régional Talents des cités, catégorie « émergences », en juin. « Je tiens à préciser que j’ai été suivi par la BGE Picardie en intégrant la couveuse d’entreprises durant un an. Sans eux, je n’aurais pas autant abouti dans mon projet », souligne-t-il.
Pour l’heure, le magazine essaie de se faire une place parmi d’autres titres. L’objectif est maintenant d’en faire un mensuel et de trouver son lectorat, des lecteurs curieux, alertes, désireux de s’ouvrir à d’autres visions…