Beauvais, une infinie cathédrale…

Cet été, Picardie La Gazette vous propose une série de reportages sur les lieux touristiques de la région. Nouvelle étape dans l’Oise avec la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais, dont la deuxième saison du spectacle de mise en lumière a débuté le 15 juin. Elle a déjà accueilli 10 000 spectateurs en un mois…

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C'est à la tombée de la nuit, la cathédrale Saint-Pierre se raconte en couleurs et en musiques.
C'est à la tombée de la nuit, la cathédrale Saint-Pierre se raconte en couleurs et en musiques.
C'est à la tombée de la nuit, la cathédrale Saint-Pierre se raconte en couleurs et en musiques.
C'est à la tombée de la nuit, la cathédrale Saint-Pierre se raconte en couleurs et en musiques.

Il aura fallu tout juste un mois pour franchir le cap des 10 000 spectateurs : démarré le 14 juin, le spectacle de mise en lumière La Cathédrale infinie a attiré 10 000 spectateurs au cours des douze premiers soirs de représentation, soit une moyenne de plus de 800 personnes par soirée. Présenté les vendredis et samedis soir de juin et septembre, dès le jeudi pour les mois de juillet et août, à raison de deux représentations d’une trentaine de minutes par soir, ce spectacle gratuit évoque le destin de la plus haute cathédrale du monde et son histoire inachevée.

Verticalité et horizontalité
Conçue par Hélène Richard et Jean-Michel Quesne de la société parisienne Skertzò, une projection utilise le portail sud de la cathédrale, récemment nettoyé, comme support à des images retraçant l’histoire de l’édifice : sa construction, ses destructions par effondrement ou incendie… Tantôt soulignant des détails architecturaux, tantôt réinventant des sculptures disparues, les images projetées rappellent aussi d’autres trésors beauvaisiens, le splendide vitrail de l’arbre de Jessé de l’église Saint-Etienne ou la tradition tapissière. Le spectacle dynamique allie images de grande précision et musique originale, empruntant à la fois au répertoire classique et contemporain, aux improvisations et à la musique populaire, interprétée par l’ensemble Solistes XXI sous la direction de Rachid Safir. A sa version initiale présentée en 2012, et à la verticalité majestueuse de la cathédrale, s’ajoute cette année un nouveau volet sur la façade de la Galerie nationale de la tapisserie toute proche, une bâtisse longue et basse justifiant son titre Horizons imaginaires : d’une durée de dix minutes, il est visible entre les deux projections sur la cathédrale, mais cette fois sans musique, et rend hommage au talent des tisserands d’autrefois.

Retombées économiques
Ville d’art et d’histoire depuis 2011, Beauvais investit sans relâche pour faire valoir son riche patrimoine, aussi bien auprès de sa population que des touristes. En 2012, le budget alloué à son entretien et sa mise en valeur avoisinait les 2,5 millions d’euros. Cette même année, environ 60 000 personnes avaient assisté à l’une des 70 représentations de la Cathédrale infinie. « Cet événement permet de renforcer l’attractivité touristique de Beauvais et du Beauvaisis, et engendre des retombées économiques positives, estimées à plus de 850 000 euros en 2012 », souligne la sénatrice-maire Caroline Cayeux. Pour engager les usagers de l’aéroport de Beauvais-Tillé à prolonger leur séjour sur place, la collectivité a aussi contribué à l’édition du guide Le Petit Futé tout juste paru : itinéraires, bons plans, renseignements pratiques, un ouvrage indispensable pour ne rien rater de la vie et des richesses beauvaisiennes.