92 mini-entreprises en Picardie

Ils ont entre 13 et 25 ans et ils ont créé leur entreprise. Des dizaines de collégiens ont présenté leurs entreprises lors du 13e salon régional des mini-entreprise organisé fin mai à Doullens par l’association Entreprendre pour apprendre- Picardie.

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Les Min’heures ont 15 et 16 ans, ils sont 17 à faire tourner l’entreprise dans l’Aisne.
Les Min’heures ont 15 et 16 ans, ils sont 17 à faire tourner l’entreprise dans l’Aisne.

 

Les Min’heures ont 15 et 16 ans, ils sont 17 à faire tourner l’entreprise dans l’Aisne.
Les Min’heures ont 15 et 16 ans, ils sont 17 à faire tourner l’entreprise dans l’Aisne.

La place Eugène-Andrieu de Doullens était investie par toute une jeunesse entreprenante. Des jeunes motivés, dynamiques, voire surprenants au travers de projets d’entreprise souvent très originaux. Au départ du projet, le travail d’une association, Entreprendre pour apprendre (EPA) Picardie, qui anime des programmes pédagogiques de sensibilisation/initiation des jeunes à la création d’entreprise. Son objectif : développer l’esprit d’entreprendre et les qualités entrepreneuriales nécessaires pour la future insertion professionnelle et sociale des jeunes. Son programme phare, « Je crée ma mini-entreprise », place les bénéficiaires dans un projet complet de création et de gestion d’entreprise. Il s’adresse aux élèves de collèges et de lycées, aux apprentis de CFA, aux stagiaires de la formation ou encore aux jeunes suivis dans les structures d’insertion (missions locales, EPIDE, Ecole de la 2e chance…).

500 participants
« Nous avons un réseau de plus de 50 chefs d’entreprise qui accompagnent les jeunes dans leur projet d’entreprise. Aujourd’hui, plus de 1 300 jeunes ont été initiés à la création d’entreprise, explique Estelle Hecquet, coordinatrice régionale de d’EPA Picardie. Pour cette 13e édition, nous comptons plus de 500 participants : jeunes, enseignants, jury, entrepreneurs parrains, partenaires. Les élèves ont été évalués par un jury composé de professeurs et de chefs d’entreprise. Ils sont interrogés sur leurs actions en matière de communication, leur gestion financière, la décoration du stand. Même leur savoirêtre est testé. » A Doullens, 92 minientreprises concourraient pour les prix de la meilleure activité commerciale, du développement durable, du meilleur spot publicitaire, de l’innovation, ou du meilleur rapport d’activité, sans oublier le coup de coeur du président du jury. Les meilleures équipes de chaque catégorie ont ensuite représenter la Picardie au Championnat de France à la Villette à Paris qui s’est tenu début juillet. Parmi les projets présentés, celui d’Alexandra, Carina et leurs camarades, intitulé Zauzette et Cpie. « Nous fabriquons des pinces pour chaussettes pour éviter de les perdre, lorsqu’on les lave par exemple. Mais aussi des cadres, des sous-verre et autres magnets. Suite au salon, nous avons déjà quelques commandes », se félicite Alexandra, élève de seconde au lycée professionnel Croiset de Chantilly et dont l’organigramme de l’entreprise la propulse au poste de directrice financière à 17 ans. Quelques stands plus loin, celui tenu par des collégiens d’Etouvie à Amiens. Eux ont décidé de recycler les bouteilles en plastique pour en faire de jolies trousses, porte-monnaie et autres petites boîtes. « Nous avons mené une étude de marché auprès de nos amis et familles. Et après dépouillement on a vu que l’esprit récupération était intéressant », assure Morgane, 13 ans, en classe de 5e et directeur administratif de l’entreprise Ré-création. Lui et ses camarades fabriquent les produits lors des heures de cours, un projet transversal aux leçons de mathématiques, français, arts plastiques notamment. « Ce sont des élèves en grande difficulté scolaire dans le champs du handicap. La mini-entreprise est un support génial qui permet notamment de valoriser les élèves. Ils font beaucoup d’efforts sur l’image d’eux-mêmes et à l’oral, face à des gens qu’ils ne connaissent pas, pour présenter leurs produits », ajoute Sandrine Le Dantic, un de leurs professeurs. Du côté du lycée Jules-Verne de Château-Thierry, c’est la ponctualité qui prime. « Vous voulez être à l’heure ? Demandez aux Min’heures… » : c’est le slogan de ces jeunes entrepreneurs qui ont choisi de recycler des vinyles en horloges, livrées dans des boîtes à pizza.