Journées Optipro pour Noriap

La coopérative Noriap vient d’organiser des journées Optipro à Croixrault, destinées à des clients et des adhérents de la Somme et du nord de l’Oise. L’occasion pour eux de découvrir des variétés idéales, notamment de blé ou d’orge.

519
Les agriculteurs ont pu comparer les nouvelles variétés.
Les agriculteurs ont pu comparer les nouvelles variétés.

 

Les agriculteurs ont pu comparer les nouvelles variétés.
Les agriculteurs ont pu comparer les nouvelles variétés.

Avec 150 sites de collecte dans la Somme, l’Oise et la Seine-Maritime, 250 salariés, plus de 5 000 adhérents et 500 millions d’euros de chiffre d’affaires, la coopérative Noriap est un acteur majeur de l’agriculture en Picardie. Elle vient d’organiser des journées Optipro à Croixrault, chez un de ses adhérents, avec pour thématique cette année « L’esprit filière ». Près de 700 agriculteurs sont venus.

Lien
« Nous sommes un lien entre le besoin du client et la culture afin que l’agriculteur produise ce qui se vend et ce qui est rentable, explique Michaël Winkelsass, responsable communication. Durant ces trois jours, les agriculteurs découvrent notamment les innovations en termes de modes de production, les nouvelles méthodes de traitement, de fertilisation… »
A Croixrault, les agriculteurs ont pu comparer par exemple environ 80 nouvelles variétés de blé, toutes plantées sur quelques mètres carrés. Le blé représente 75 % de l’activité de Noriap. « Il y a pléthore de variétés, poursuit Michaël Winkelsass. Le but pour eux est de trouver celles qui ont le plus d’atouts, de valeur ajoutée : productivité (à l’hectare), qualitative notamment avec beaucoup de protéines, sanitaires (résistance aux maladies, nécessitant le moins de traitements possibles), etc. »

Demande dynamique
Toutefois, au final c’est l’agriculteur qui fait son choix. « C’est lui le chef d’exploitation, précise-t-il logiquement. Il fait comme il l’entend. Nous avons un rôle de conseil mais au final c’est lui qui fait comme il veut. Au niveau mondial, la demande de blé est croissante. Les cours sont élevés. Au niveau local, la demande est dynamique. »
Le blé part chez des amidonniers, des meuniers… « La meunerie se développe, informe Michaël Winkelsass. Le terroir intéresse de plus en plus les meuniers. Nous sommes fournisseurs des Moulins Riquier à Cahon-Gouy, qui fournissent la farine pour l’avocette. Ça devient un débouché important. »
Les clients de Noriap se trouvent en France, en Belgique, en Allemagne… Localement, elle a notamment des contrats pour le blé à Nesle où se trouve une grosse usine d’amidon, ou à Dieppe où le colza devient du diester. Comme quoi, cultiver c’est avant tout un travail d’équipe.