Un micro-lycée verra le jour en Picardie

L’académie d’Amiens comptera un micro-lycée lors de la prochaine rentrée scolaire. C’est un établissement de la capitale picarde, le lycée Delambre, qui accueillera une cinquantaine d’élèves dans cette nouvelle structure.

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Le recteur, Bernard Beigner, lors de la présentation par le rectorat du micro-lycée.
Le recteur, Bernard Beigner, lors de la présentation par le rectorat du micro-lycée.

 

Le recteur, Bernard Beigner, lors de la présentation par le rectorat du micro-lycée.
Le recteur, Bernard Beigner, lors de la présentation par le rectorat du micro-lycée.

Le lycée Delambre, à Amiens, accueillera à la rentrée scolaire prochaine des élèves ayant quitté le système scolaire auparavant. Ceux-ci intègreront une structure appelée le microlycée, dont le but est de remobiliser les jeunes en rupture ou décrocheurs, autour d’un projet personnel et professionnel. Ce micro-lycée sera le premier en Picardie, mais il existe déjà d’autres structures de ce type en France. La Direction de l’égalité des chances et l’éducation prioritaire (Decep) de l’académie d’Amiens a d’ailleurs prévu deux visites à la fin du mois de mai : au lycée de la Nouvelle-Chance à Villeurbanne et au micro-lycée de Vitry-sur-Seine.
A Amiens, le micro-lycée devrait accueillir une cinquantaine d’élèves âgés de 16 à 25 ans. . « Le micro-lycée a vocation à recruter des élèves de toute l’académie, explique Philippe Carosone, inspecteur d’académie et inspecteur pédagogique régional chargé de l’égalité des chances et de l’éducation prioritaire. Il y a trois zones géographique que nous allons expérimenter plus prioritairement : Amiens, la région creilloise et la zone d’Hirson. » « Les zones en difficulté se sont pas cantonnées à Amiens Nord, précise Bernard Beignier, recteur de l’académie d’Amiens. Elles sont aussi rurales, pour des raisons diverses. » Les élèves des micro-lycées sont inscrits, comme élèves de l’établissement d’accueil du micro-lycée. La phase d’accueil et d’inscription a été lancée au cours de ce mois de mai. Les élèves pourront intégrer soit des modules de rescolarisation ou des modules diplômants. Dans les modules de rescolarisation, ils pourront intégrer une seconde indifférenciée, c’està- dire à la fois générale, technologique et professionnelle ou une première professionnelle tertiaire, commerce ou industrielle. Dans ces deux cas, ils peuvent être amenés à réintégrer un cursus en lycée général technique ou en lycée professionnel, ou bien être maintenus en micro-lycée. Dans les modules diplômants, les élèves peuvent intégrer une terminale professionnelle commerce, une terminale professionnelle mécanique ou une terminale technologique STMG. « Chaque élève aura la découverte du milieu professionnel par le biais de stages », ajoute Philippe Carosone.
Le recrutement de l’équipe pédagogique a commencé au mois de mars. Elle sera composée de deux coordinateurs recrutés par les services du rectorat. Ceux-ci ont notamment pour mission de préparer au cours du mois de juin la rentrée scolaire. Elle comptera dix professeurs, volontaires et recrutés par des entretiens effectués par le Decep. « Une dizaine de personnes autonomes, qui vont prendre en charge tous les aspects, assure Philippe Carosone. Chaque enseignant va assurer le tutorat de deux ou trois élèves. » Le recrutement final des élèves devrait avoir lieu en juin et juillet, après des entretiens menés par l’équipe pédagogique.