2013, année de la refondation pour l’éducation nationale

L’année 2013 sera riche en actualité pour l’éducation nationale. Les premiers emplois d’avenir professeurs ont été créés. Et la loi d’orientation et de programmation pour le refondation de l’école de la République doit être votée au premier trimestre.

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Bernard Beigner, le recteur de l’académie d’Amiens.
Bernard Beigner, le recteur de l’académie d’Amiens.

 

Bernard Beigner, le recteur de l’académie d’Amiens.
Bernard Beigner, le recteur de l’académie d’Amiens.

Le mois de janvier 2013 a vu la création des premiers emplois d’avenir professeurs (EAP). Ce dispositif s’adresse aux boursiers de l’enseignement supérieur, aux étudiants en licence 2, licence 3, master 1 et aux personnes de moins de 25 ans, ou moins de 30 ans en situation de handicap. L’objectif est d’assurer l’insertion professionnelle et la promotion sociale des jeunes dans les métiers du professorat en leur permettant d’exercer des fonctions d’appui éducatif rémunérées pendant leurs études.
« L’intérêt, c’est de mettre le pied à l’étrier à des jeunes étudiants, par douze heures de travail par semaine, modulables, explique Bernard Beigner, le recteur de l’académie d’Amiens. Il s’agit d’un apprentissage. Ce ne sont pas des sous-professeurs. » En tout, ce sont 18 000 EAP qui seront recrutés sur trois ans dans toute la France, dont 4 000 dès janvier 2013. En Picardie, il y aura 113 postes à pourvoir en 2013, 87 pour le premier degrés et 26 pour le second. La rémunération mensuelle d’un emploi d’avenir professeur sera au minimum de 617 € (400 € plus une bourse de service public de 217 €), et au maximum 1 086 € (bourse enseignement supérieur variable selon les critères sociaux). « Le but premier pour ces étudiants est qu’ils réussissent leur études, qu’ils se disent qu’ils sont vraiment fait pour être professeur et qu’ils continuent », estime Bernard Beigner. Les étudiants qui bénéficieront d’un EAP, pourront être accueilli dans des écoles et établissements publics, privés sous contrat ou dans des établissements publics et privés sous contrat d’enseignement agricole. Ils bénéficieront également de l’aide d’un tuteur, un enseignant volontaire désigné par le recteur. Ce dernier recevra une indemnité de 200 € par an.

Création des ESPE
C’est le 23 janvier que le projet de loi d’orientation et de programmation pour le refondation de l’école de la République doit être présenté au conseil des ministres. Il sera examiné par les parlementaires en février et mars. Pour la rentrée de septembre 2013, 6 770 postes (3 006 dans le premier degrés et 3764 dans le second degrés), vont être créés. Il s’agit des premières créations sur les 60 000 postes promis par le Président de la République, Françoise Hollande. Pour l’académie d’Amiens, cela se traduit par 86 emplois pour le premier degré, et 24 pour le second degré. La priorité est donnée dans le premier degré à la scolarisation des moins de 3 ans et à la mise en oeuvre du dispositif « plus de maîtres que de classes » dans l’éducation prioritaire. Et dans le second degré, les postes seront d’abord donnés aux collèges et à l’éducation prioritaire. Un des autres chantiers du projet de loi est la création des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE). Elles remplaceront les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). Ce sont ces écoles qui assureront la formation continue des personnels enseignants du premier et second degrés et des personnels d’éducation. Les ESPE seront créés, d’après le projet de loi, « au sein d’un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, soit au sein d’un établissement public de coopération scientifique ». En Picardie, elle sera à Amiens, au sein de l’université Picardie Jules-Verne (UPJV). Les ESPE seront accréditées par les ministres de l’enseignement supérieur et de l’éducation nationale. La première rentrée de ces écoles aura lieu le 1er septembre 2013.