Victor Debil-Caux, star du management

A 30 ans, Victor Debil-Caux dirige l’entreprise IEGC, qu’il a créée à Beauvais en 2008. Il vient de remporter le premier prix national Stars& Métiers, dans la catégorie « dynamique de gestion des ressources humaines ».

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En sportif accompli, Victor Debil-Caux s’est préparé au concours Stars & Métiers « pour gagner » : il a remporté le premier prix national de dynamique de gestion des ressources humaines.
En sportif accompli, Victor Debil-Caux s’est préparé au concours Stars & Métiers « pour gagner » : il a remporté le premier prix national de dynamique de gestion des ressources humaines.

 

En sportif accompli, Victor Debil-Caux s’est préparé au concours Stars & Métiers « pour gagner » : il a remporté le premier prix national de dynamique de gestion des ressources humaines.
En sportif accompli, Victor Debil-Caux s’est préparé au concours Stars & Métiers « pour gagner » : il a remporté le premier prix national de dynamique de gestion des ressources humaines.

C’est un parcours étonnant que celui de Victor Debil-Caux : après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur à l’Ircam de Lille en 2005, il fait ses premières armes chez Quille à Beauvais, avant de créer en 2008 l’entreprise IEGC (Innovation en génie climatique). Quatre ans plus tard, à seulement 30 ans, il dirige une structure qui compte 35 salariés et a réalisé sur l’exercice 2011-2012 un chiffre d’affaires de près de 3 M€. Le secret de sa réussite ? Une politique éclairée des ressources humaines, qui vient d’être récompensée par le premier prix national Stars & Métiers organisé depuis 2007 par les Banques populaires et les chambres de métiers et de l’artisanat. Soutenu par la chambre consulaire de l’Oise, son dossier a convaincu les membres du jury, qui lui remettront son prix lors d’une cérémonie officielle à Paris, début décembre.

Contrat de génération avant l’heure
« Quand j’ai créé ma boîte, j’étais tout seul pour démarcher les clients sur nos prestations de chauffage, plomberie, ventilation et climatisation, un marché en forte évolution sur les plans technique et réglementaire », explique le jeune Pdg, qui a très vite embauché deux ouvriers pour assurer les chantiers. Trois mois après sa création, l’entreprise décroche un gros contrat avec Vinci, pour installer un système de chauffage à condensation très perfectionné pour 62 logements neufs à Saint-Just-en-Chaussée. Les équipes s’étoffent rapidement. IEGC s’implante en zone franche urbaine en 2009 : Victor Debil-Caux privilégie alors l’embauche sur les quartiers prioritaires, avec des personnes très éloignées de l’emploi, certaines issues de l’immigration. Témoignant de l’engagement social de l’entreprise, deux travailleurs handicapés rejoignent les effectifs. « Je veux valoriser la mixité culturelle et les parcours atypiques » explique le dirigeant. Mais il s’adjoint aussi les compétences de personnels confirmés, souvent de plus de 50 ans, en même temps qu’il recrute des apprentis du CFA du bâtiment d’Agnetz : « c’est le contrat de génération avant l’heure » sourit-il. Un contrat de génération qui lui coûte cher, puisque les apprentis n’étant pas comptabilisés dans les effectifs, le seuil de 30% de personnes issues de la zone franche n’est pas atteint et l’Urssaf le redresse. « C’est parfaitement injuste » s’insurge-t-il…

Un nouveau bâtiment
Un effort particulier est fait pour la formation continue des collaborateurs, soit en interne, soit auprès d’organismes extérieurs comme l’Apav de Compiègne, pour des compétences pointues de soudage de canalisations de gaz, ou la fédération française du bâtiment, sur les panneaux solaires par exemple. Des panneaux solaires qui équiperont le futur siège que l’entreprise fait construire sur la zone du Haut-Villé toute proche : un bâtiment basse consommation (BBC) évidemment, qui comprendra près de 200 m² de bureaux et du stockage de matériel sur plus de 600 m². Cet investissement global de 616 000 eurospermettra d’absorber l’arrivée prévue de nouvelles recrues, quatre au moins sur les prochains mois.Outre son engagement entrepreneurial, Victor Debil-Caux est aussi un sportif accompli : il vient de se classer 55e sur 1 800 concurrents au championnat du monde de triathlon catégorie «Iron Man» à Hawaï. Un homme de fer pour un management de velours…