Pour une Picardie innovante et conquérante

La réunion de concertation sur le projet de diagnostic stratégique territorial a permis de dégager la stratégie par laquelle la région va s’inscrire dans les programmes européens, à l’horizon 2014 2020. S’il s’avère acté que la Picardie fera partie des 51 régions « fragiles » ou « en transition », qui profiteront davantage de la solidarité européenne, Jean-François Cordet, le préfet de région, affiche une ambition : « La Picardie est une région innovante, qui doit être conquérante tout en accompagnant les populations les plus fragiles. »

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Les responsables de la région ont défini une stratégie territoriale pour affecter les futurs fonds européens.
Les responsables de la région ont défini une stratégie territoriale pour affecter les futurs fonds européens.

 

Les responsables de la région ont défini une stratégie territoriale pour affecter les futurs fonds européens.
Les responsables de la région ont défini une stratégie territoriale pour affecter les futurs fonds européens.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le sujet des fonds européens intéresse un large public. Pour preuve, la salle Robida de la Direction régionale aux affaires culturelles (Drac), qui avait été prévue par les organisateurs pour présenter le projet de diagnostic stratégique territorial, était bien trop petite et plusieurs personnes ont dû écouter les débats debout.
Le projet a été élaboré au cours du premier semestre 2012 entre les services de l’Etat et du conseil régional de Picardie. Les résultats de la consultation doivent être transmis au niveau national, avant le 15 novembre prochain. L’Etat doit ensuite faire les arbitrages, en tenant compte des directives européennes. Il s’agit de l’attribution et de l’utilisation future des différents fonds européens.
Claude Gewerc, le président du conseil régional de Picardie, avance : « Nous jouons la carte de l’avenir aujourd’hui. Le président de la République souhaite que les régions gèrent les fonds européens en direct. Pour ma part, je veux que l’on construise ensemble, avec les conseils généraux, les communautés de communes et les acteurs territoriaux. » Jean-François Cordet lui emboîte le pas : « L’enjeu est d’ouvrir la concertation le plus largement possible, en se montrant ambitieux et volontaires. Notre région est en phase de transition. Il faut accélérer la mue. Il y a une dynamique, qu’il faut renforcer dans le cadre du futur programme. Cela s’inscrit dans la volonté de la Commission européenne qui souhaite créer une croissance intelligente. »

Des objectifs régionaux
C’est le cabinet de conseil Edater qui a été chargé de faire une synthèse des éléments du projet, en même temps qu’un trait d’union avec les objectifs fixés par la Commission européenne. Il en ressort plusieurs grandes lignes : « Elévation des savoirs et des compétences, conforter et développer les filières et dynamiques d’excellence, agir sur l’attractivité des territoires, nécessité d’avoir un développement et un aménagement durable des territoires, amélioration durable des conditions de vie et de bienêtre des Picards ».
Des grandes lignes traduites ensuite en plusieurs objectifs. Une croissance intelligente : « Renforcer la recherche, l’innovation et le transfert technologique, développer, renforcer et améliorer l’accès aux TIC (technologies de l’information et de la communication), développer et renforcer la compétitivité des PME ». Une croissance verte : « Soutenir la mutation vers une économie à faible teneur carbone, promouvoir l’adaptation au changement climatique et la prévention des risques, protéger l’environnement et promouvoir un usage durable des ressources, promouvoir le transport durable et supprimer les goulets d’étranglement dans le réseau principal d’infrastructures ». Enfin, une croissance inclusive : « Promouvoir l’emploi et soutenir la mobilité du travail, promouvoir l’inclusion sociale et combattre la pauvreté, investir dans l’éducation, les compétences et la formation tout au long de la vie ».