Bipa : nouvelle usine à Vailly-sur-Aisne !

Une nouvelle usine, ce n’est pas si fréquent. Et il n’est pas fréquent non plus que l’inauguration soit aussi festive ! Bipa vient de présenter officiellement et joyeusement sa nouvelle unité de Vailly-sur-Aisne.

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La nouvelle machine à souder les ouvrants deux fois plus rapidement.
La nouvelle machine à souder les ouvrants deux fois plus rapidement.
L’usine restructurée.
L’usine restructurée.

Bipa (Baies industrielles et Productions associées) a été créée à Soissons, route d’Orcamps, en 1992, avec quatre salariés. En 1995, l’usine est transférée boulevard Jules-Ferry, dans l’ancienne unité Senicorp. Elle est acquise par le groupe Liébot en 2003 à la suite du départ de Daniel Fresnay.
Vite à l’étroit, l’entreprise loue un local avenue de Reims, puis cherche une solution nouvelle.
Un premier projet à Ploisy, zone du Plateau, n’a pu aboutir. Mais le besoin était là et Philippe Cornu, dirigeant de l’unité depuis 2004, a cherché une friche industrielle dans l’espoir de concrétiser rapidement. L’usine de Vailly (Lincoln, puis Delsey, puis France PLV) correspondait aux besoins, après restructuration.

Des travaux conséquents

La nouvelle machine à souder les ouvrants deux fois plus rapidement.
La nouvelle machine à souder les ouvrants deux fois plus rapidement.

La décision fut prise début 2011, le permis de construire et les travaux ont avancé très vite. La fabrication a démarré son activité à Vailly dès septembre 2011, la partie administrative a suivi en août dernier.
En tout, 6 M€ : c’est le montant de l’investissement immobilier. Sous la conduite du bureau d’études Chaigneau et des architectes Pouget-Delasalle, les entreprises locales (Ferrer, Demouselle, Petit Victor, Alvarez, Debeaumont, Grelet, Roquigny…) ont accompli un travail spectaculaire.
Outre l’atelier de production de 10 000 m², la partie bureaux/ services au personnel (1 900 m²) a fait l’objet d’un soin particulier. Jean-Pierre Pouget, architecte, confie : « Philippe Cornu a porté une grande attention aux locaux du personnel, des sanitaires remarquables, une salle de restauration donnant sur la verdure… Et les sheds (parties vitrées verticales de l’atelier) permettent un confort visuel naturel conséquent. »
Bipa développe régulièrement sa production. D’un millier de pièces (fenêtres, portes, volets…) par semaine, le rythme passe à 1 500. Ceci est le résultat de plusieurs phénomènes : une qualité d’abord (plusieurs certifications, des tests quotidiens de pression à l’eau, au vent), une force de frappe de 18 commerciaux, et, cela se sent très vite, une ambiance motivée parmi le personnel. Philippe Cornu l’a dit : « Notre force, c’est l’investissement personnel de chacun des salariés. »

L’avenir
Ceux-ci ont participé à la réalisation d’un « lip dub », une courte vidéo déjantée dans laquelle les personnes dansent et s’amusent, y compris la direction ! Ambiance qui s’est ressentie lors de la visite et qui a marqué les esprits des invités. L’inauguration officielle a eu lieu, suivie d’un repas festif réunissant plus de 400 personnes (personnalités, fournisseurs, entreprises clientes, personnel) et animé par la troupe des Bonimenteurs, puis un lâcher de ballons, un concert de klaxons, diverses animations… Un moment inoubliable !
Les dirigeants ont rappelé que leur groupe (deuxième de France dans le secteur des fenêtres et façades) était toujours familial. Le groupe vendéen Liebot dispose de trois branches d’activité (menuiseries alu, menuiseries mixtes bois-alu, et menuiseries PVC). Le PVC est réalisé chez Bipa à partir des profilés Deceunninck à Vailly et dans une seconde usine, plus petite, près de Toulouse. Nous sommes loin des fonds de pension, et figurez-vous que la famille Briand descend d’un taillandier déjà installé aux Herbiers en 1745 ! André Liebot (gendre d’Anselme Briand) a souligné à son tour qu’« une bonne entreprise, ce sont d’abord les hommes et les femmes qui y travaillent ».
Le déménagement a été l’occasion d’investir dans de nouvelles machines à commande numérique, dont une de 700 000 €. Bipa vient donc de fêter ses 20 ans, les 110 salariés sont confiants, d’autant qu’en cas de nécessité, il existe autour de l’usine vaillysienne une réserve foncière. D’ores et déjà, la reprise d’une usine délabrée et sa résurrection sont tout un symbole en ces temps de désindustrialisation !