Un pied dans les maisons en bois pour 2C2B

La charpente est la base de l’entreprise 2C2B, connue aussi sous le nom de La Maison du charpentier. C’est la spécialisation de Jérôme Bouteiller et Anthony Courtin, les deux cogérants de cette société née voilà deux ans à Morcourt. L’an dernier, ils ont réalisé à deux leur première maison à ossature bois à Dury (Somme). Un vrai pas en avant pour les deux entrepreneurs qui veulent poursuivre dans cette voie.

Cette première maison réalisée en 2011 doit servir de vitrine pour l’entreprise de Jérôme Bouteiller, qu’il cogère avec Anthony Courtin.
Cette première maison réalisée en 2011 doit servir de vitrine pour l’entreprise de Jérôme Bouteiller, qu’il cogère avec Anthony Courtin.

 

Cette première maison réalisée en 2011 doit servir de vitrine pour l’entreprise de Jérôme Bouteiller, qu’il cogère avec Anthony Courtin.
Cette première maison réalisée en 2011 doit servir de vitrine pour l’entreprise de Jérôme Bouteiller, qu’il cogère avec Anthony Courtin.

Pour l’instant, ils n’ont que cette seule construction à leur actif. Une maison basse consommation de près de 100 m² sise à Dury. « C’est notre vitrine », souligne Jérôme Bouteiller, cogérant de 2C2B, une entreprise connue aussi sous le nom de La Maison du charpentier. Il a réalisé cette première maison à ossature bois en août 2011, après cinq mois de chantier avec son collègue et cogérant Anthony Courtin. Cette habitation bardée de mélèze et cloisonnée avec des plaques en stuc et ouate de cellulose à l’intérieur doit leur servir à montrer ce dont ils sont capables sur ce marché de la maison à ossature bois en pleine expansion.

Rester artisanal
S’ils sont capables de construire à deux de telles maisons, ce n’est pas leur principale activité. Lorsque les deux charpentiers de formation fondent l’entreprise en septembre 2010, ils se lancent avant tout dans la reprise en sous-oeuvre. « Nous sommes des charpentiers bois, tout ce qu’il y a de plus pur et dur. Nous nous occupons de tout ce qui est considéré comme difficile, comme les raccords complexes », poursuit-il. Ils s’occupent ainsi d’un autre chantier sur lequel la charpente a été endommagée et qu’ils doivent renforcer. En outre, ils peuvent faire de la charpente traditionnelle, de la charpente tertiaire, lamellée-collée, escaliers ou autres coffrages. Jérôme Bouteiller se base sur ses 25 années d’expérience pour mener les chantiers de l’entreprise à bien.
En venir à faire des maisons à ossature bois est un cheminement normal selon lui. Les erreurs commises par les premiers constructeurs de maisons en bois dans les années 1980 se résolvent au fur et à mesure. Il avoue apprendre encore aujourd’hui de nouvelles choses pour améliorer ses futures constructions. Il sait que ce marché ne constitue plus seulement une niche. « Depuis 1999, nous savons que 15 % de la clientèle potentielle veut construire une maison à ossature bois, mais seuls 5 % la réalisent », explique-t-il. Ce chiffre serait dû au peu de constructeurs spécialisés existant dans ce secteur qu’il compte investir avec son collègue. Mais les constructions en bois réclament un très gros investissement pour réaliser les principales pièces de bois ou le bardage, qu’il faut, dans certains cas, débiter sur place. « Il faut avoir un atelier et préfabriquer les pièces », précise-til. Pour l’instant, il ne souhaite pas prendre ce chemin qui les amènerait vers une structure plus complexe de l’entreprise. « Nous voulons rester artisanaux, y aller crescendo et ne pas être victimes de notre succès. Le chantier, c’est ma raison d’être », insiste-t-il. Ils cherchent avant tout des murs pour les constructions de leurs futurs clients.

Etre compétitifs
Quant au cloisonnement et à l’isolation, Jérôme Bouteiller veut travailler la majeure partie du temps sur des matériaux écologiques, pour améliorer l’étanchéité à l’air et proposer des bâtiments répondant aux normes de la très prochaine réglementation thermique 2012, qui entrera en vigueur dès le 1er janvier prochain. La laine de bois mêlée à du chanvre remplace la laine de verre et, pour cloisonner les murs, l’entreprise a mis de côté les plaques de plâtre substituées par des plaques en ouate de cellulose semi-rigide. Ces dernières réclament beaucoup moins d’enduits pour les finitions. « Nous arrivons à être très compétitifs et à tirer avantage des produits écologiques et naturels » indique-t-il. Une nécessité pour se démarquer d’une concurrence qui s’annonce féroce sur ce marché en forte progression. Le recrutement supplémentaire de Rémy Knibbe, spécialisé dans la construction de maisons à ossature bois, doit aussi venir renforcer le travail déjà accompli.