Opération séduction de Massey Ferguson

Vaste campagne marketing pour le fabricant de tracteurs beauvaisien : pas moins de 5 000 clients et prospects venus du monde entier ont été reçus sur le campus LaSalle. Pour une immersion complète dans le monde agricole de demain.

Pour les 5 000 visiteurs de l’événement, une occasion unique de tester les différents types d’équipements de la marque aux trois triangles
Pour les 5 000 visiteurs de l’événement, une occasion unique de tester les différents types d’équipements de la marque aux trois triangles

 

L’Institut LaSalle aux couleurs de Massey Ferguson.
L’Institut LaSalle aux couleurs de Massey Ferguson.

La vision du futur de Massey Ferguson : c’est sous cette enseigne prometteuse que quelque 5 000 clients et prospects du groupe AGCO ont été accueillis en dix jours, entre fin août et début septembre. Venant de toutes les régions de France mais aussi de 35 pays d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient, ils avaient été invités par leurs concessionnaires respectifs, qui les accompagnaient pour deux jours d’immersion totale au pays de la marque aux trois triangles. Un événement d’envergure, organisé avec le soutien de la communauté d’agglomération du Beauvaisis et de l’Institut LaSalle qui avait mis ses installations à disposition : un immense barnum de plus de 700 places assises avait été monté sur le campus pour les repas, le grand hall abritait une boutique et le desk de réservation des chambres d’étudiants, occupées par les visiteurs. L’amphi était réquisitionné pour les conférences et la ferme Solférino, à quelques kilomètres de là, sur la commune de Tillé, était transformée en gigantesque parc d’exposition à ciel ouvert pour la gamme d’engins. Une vingtaine d’étudiants de l’Institut avaient même été embauchés, aux côtés d’autant d’enfants de salariés Massey Ferguson Beauvais, pour accueillir et orienter le public.

Un marché 2012 très porteur
« Après la période de crise pendant laquelle l’usine de Beauvais était tombée à une production de 11 000 tracteurs par an et avait dû licencier, nous sommes revenus au niveau de 2008, avec 18 000 tracteurs fabriqués cette année par nos 2 200 collaborateurs, et on continue d’embaucher », soulignait le responsable des relations publiques, Xavier Arruego, chef d’orchestre de l’opération. Un marché 2012 certes très porteur, mais d’autant plus volatile que se profile la nouvelle politique agricole commune (PAC) à horizon 2013. « Nous avons fait appel à un certain nombre d’experts, qui animent des conférences », poursuivait Xavier Arruego. Vendre sur les marchés à terme, traction et préservation des sols, comprendre la PAC 2013 ou encore la génétique végétale, les agriculteurs invités avaient en effet matière à réflexion.

Pour les 5 000 visiteurs de l’événement, une occasion unique de tester les différents types d’équipements de la marque aux trois triangles
Pour les 5 000 visiteurs de l’événement, une occasion unique de tester les différents types d’équipements de la marque aux trois triangles

Dans les champs
Après cette matinée théorique et un déjeuner convivial, les visiteurs ont été emmenés, par bus, sur le site de la ferme de Solférino, où une centaine de machines étaient exposées dans les champs : depuis le tracteur-tondeuse familial jusqu’à la moissonneuse-batteuse géante fabriquée aux Etats-Unis, en passant par des chargeurs télescopiques ou des groupes électrogènes, toute la production de Massey Ferguson était présente. Des stands de partenaires étaient répartis dans différents «quartiers» du village : récolte, fertilisation localisée, compaction, guidage et télémétrie, moteurs et transmissions… « Mais le coeur du dispositif, c’est la piste d’essais », confiait Xavier Arruego. Là, les visiteurs, accompagnés d’un responsable Massey Ferguson, ont pris les commandes des différents engins et les ont essayés dans les champs… « Évidemment, le but est de convaincre nos clients de la qualité de nos matériels et de les inciter à l’acte d’achat », reconnaissait Xavier Arruego, estimant que les premières retombées interviendront d’ici la fin de l’année. Avec des récoltes de bonne qualité et le cours des céréales au plus haut, on peut en effet espérer que les exploitants agricoles auront, eux aussi, une vision de leur futur et qu’ils investiront, entre 15 000 et 200 000 euros selon le matériel, dans leur outil de travail.