Elisa s’installe à Saint-Quentin

Elisa, c’est l’Ecole d’ingénierie des sciences aérospatiales créée en Haute-Normandie en 2009. Avec le soutien de la région Picardie, Elisa rejoint le pôle universitaire et technologique de Saint-Quentin, en lien avec l’Insset et l’UPJV. Elle compte y investir d’ici à 2020 quelque 10 M€ et être en capacité de rassembler 600 étudiants. Pour l’heure, 90 étudiants, venus pour beaucoup du Nord et de la région parisienne, ont constitué la rentrée 2012-2013 d’Elisa.

Elisa formera aussi de jeunes ingénieurs aux technologies spatiales et satellitaires.
Elisa formera aussi de jeunes ingénieurs aux technologies spatiales et satellitaires.

 

Elisa forme des experts en sciences aéronautiques capables de concevoir des avions.
Elisa forme des experts en sciences aéronautiques capables de concevoir des avions.

Les étudiants de l’Ecole d’ingénierie des sciences aérospatiales doivent être capables de concevoir des avions et des projets de missions spatiales. L’école forme des experts pluridisciplinaires maîtrisant les domaines scientifiques et technologiques de la conception, de la mise en oeuvre et de la maintenance des systèmes aéronautiques et spatiaux. » Ainsi s’exprime Chantal de Turckheim. Elle préside l’association créatrice et gestionnaire de cette école supérieure baptisée Elisa, qui forme durant cinq années des experts de l’aéronautique et de l’espace.
Elisa, créée en 2009 en Haute-Normandie et qui, semble-t-il, s’y sentait à l’étroit, s’est installée à Saint-Quentin. « L’offre de la région Picardie et de la ville de Saint-Quentin a été la plus complète, en partenariat avec l’université de Picardie Jules-Verne (UPJV) et son Institut supérieur des sciences et techniques (Insset) », souligne la présidente d’Elisa.
Avec le soutien de la région Picardie, un rapprochement entre Elisa et l’Insset a été conclu avant l’été, sur la base de programmes d’études et de recherches (systèmes embarqués, centres de calcul, satellites, etc.) agréées du Centre national des études spatiales (CNES).

Elisa formera aussi de jeunes ingénieurs aux technologies spatiales et satellitaires.
Elisa formera aussi de jeunes ingénieurs aux technologies spatiales et satellitaires.

Délivrer des titres d’ingénieurs
Pour l’heure, Elisa, où sont inscrits 90 étudiants, s’est installée à Saint- Quentin dans des locaux temporaires. L’école partagera avec l’Insset des laboratoires et des cours en sciences fondamentales, dont ceux de mathématiques et de physique.
Selon la présidente d’Elisa, son école d’ingénierie compterait investir à Saint-Quentin quelque 10 M€ d’ici à 2020 dans la construction et l’aménagement de locaux (centre technologique et centre spatial étudiant). Voilà qui complèterait à bon escient le projet – d’ores et déjà acté – de bâtir à Saint- Quentin un pôle universitaire et technologique qui est absolument nécessaire au développement de l’Insset (5 M€ d’investissement sont prévus pour de nouveaux locaux de l’institut).

Des secteurs d’activité variés
Qui plus est, dans les deux ans à venir, Elisa devrait obtenir une habilitation de la Commission des titres d’ingénieur (CTI) lui permettant de délivrer un diplôme ad hoc des sciences aérospatiales. L’habilitation est indispensable à un développement plus étroit du partenariat avec l’UPJV. Soulignons au passage que l’école d’ingénierie qui s’installe aujourd’hui à Saint-Quentin a été créée en 2009 « pour répondre à un besoin en ingénieurs techniques des industries aéronautiques et spatiales ».
L’objectif d’Elisa serait de recruter 600 étudiants en 2020. Ses deux premières années de formation constituent un cycle préparatoire rigoureux (mathématiques, physique, ouverture sur l’aéronautique et l’espace). Ses trois dernières années constituent le cycle d’ingénierie (acquisitions de compétences).
A noter « que la formation Elisa s’adresse également aux étudiants désireux d’approcher des secteurs d’activité variés tels les transports terrestres et maritimes, l’informatique, les télécommunications, l’énergie, la mécanique, les systèmes embarqués, les services et le conseil ». A noter de plus qu’Elisa, régie par une association du type loi 1901, nécessite un budget de fonctionnement annuel de 800 000 € et que la scolarité de ses étudiants en première et deuxième années leur coûte à chacun 5 400 € par an, voire 6 000 €, de scolarité pour les étudiants de troisième, quatrième et cinquième années.