Carton plein pour Plaine en fête

Pas moins de 13 000 personnes se sont pressées à Plaine en fête, la manifestation des Jeunes Agriculteurs de la Somme. Les 18 hectares du site sont devenus pour l’occasion une vaste ferme à ciel ouvert.

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Damien Devienne est un passionné d’élevage.
Damien Devienne est un passionné d’élevage.

 

Damien Devienne est un passionné d’élevage.
Damien Devienne est un passionné d’élevage.

C’est exceptionnel, confie Damien Devienne, administrateur du syndicat des Jeunes agriculteurs de la Somme et chargé de communication de Plaine en fête. Je pense que les gens se réapproprient les produits du terroir. Le soleil est avec nous. Ils en profitent après la rentrée. »

Sensibilisation
Ainsi, 13 000 personnes ont assisté à l’édition 2012 de Plaine en fête. Un succès inattendu lorsque l’on sait que la manifestation attire entre 8 000 et 10 000 personnes. « Nous l’organisons pour sensibiliser le grand public à notre métier et à l’élevage en particulier car il y a une perte d’éleveurs dans notre profession, pour des raisons notamment de prix de céréales et de simplicité du quotidien. Toutefois, l’élevage apporte de la diversité. N’importe quel territoire a besoin de diversité. C’est aussi une sécurité financière. L’élevage, enfin, c’est de la matière organique comme le fumier et le lisier pour épandre sur les sols et cultiver la terre. Il est important de ne pas mettre ses oeufs dans le même panier », poursuit Damien Devienne.

300 adhérents
La priorité du syndicat, qui compte 300 adhérents répartis en 13 cantons, est de favoriser l’installation des jeunes. Il les accompagne avant et après leur installation, notamment par l’intermédiaire du stage « 21 heures » et du suivi à l’installation. Au niveau des cantons, des réunions et des activités sont organisées régulièrement. Des manifestations comme Plaine en fête permettent de faire vivre le syndicat. Pour Damien Devienne, il n’y a pas besoin de posséder une grande exploitation pour vivre de son métier. « Nous sommes deux frères, deux associés sur l’exploitation familiale de 100 hectares à Gouy-l’Hôpital, près d’Hornoy, se raconte-t-il. Nous sommes installés depuis décembre. Nous allons nous convertir au bio. Nous faisons de la vente directe de boeuf et de porc. Nous comptons 400 clients. Nous avons 40 vaches. Nous voulons passer à 60 d’ici cinq ans. Nous élevons 45 porcs par an. Le but est de parvenir à une autonomie pour subvenir à l’élevage, voire de vendre en plus des céréales. Nous en vivons bien. Il n’y a pas besoin d’avoir de grosses exploitations. Le projet d’une ferme de 1 000 vaches à côté d’Abbeville ne donne pas une bonne image de notre milieu. Nous prônons avant tout pour une agriculture simple. »