Trente bougies pour Les Aubépines

Le camping Les Aubépines de Saint- Firmin-les-Crotoy fête ses 30 ans. Il se déploie sur quatre hectares et compte 194 emplacements. A ses débuts, il accueillait essentiellement des tentes. Aujourd’hui, les mobilhomes sont majoritaires. Cinq de style design ont été installés.

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Isabelle Wachter devant un des mobil-homes design.
Isabelle Wachter devant un des mobil-homes design.
Isabelle Wachter devant un des mobil-homes design.
Isabelle Wachter devant un des mobil-homes design.

Créé il y a trente ans par Dany et Michel Doudoux, le camping Les Aubépines de Saint-Firminles- Crotoy a su traverser les années en se modernisant afin de séduire un maximum de clientèle. « Les terres appartenaient à mes grands-parents paternels qui étaient agriculteurs, raconte Isabelle Wachter, la gérante. Ma mère a vendu son épicerie du Crotoy. Elle ne voulait pas rester sans rien faire et se diversifier était une nécessité économique. La ferme ne permettait pas de vivre. Ils ont fait beaucoup de choses eux-mêmes. »

Quatre-étoiles
Et trente ans après, le camping Les Aubépines, qui vient d’obtenir ses quatre étoiles, compte 194 emplacements, dont 85 occupés par des résidents. « Les résidents sont originaires de Picardie et des régions limitrophes, explique Isabelle Wachter. La clientèle de passage est à 60 % étrangère. Elle vient avec tentes, caravanes et camping- cars. »
Depuis l’année dernière, le camping, qui abrite une piscine, a fait le choix de miser sur des mobil-homes design, proposés à la location. Ils sont passés de deux à cinq, dont un qui est équipé d’un spa extérieur. « Depuis de nombreuses années, nous entrepris un cheminement vers la qualité pour améliorer nos prestations et nous adapter au mieux aux attentes des clients, suivre le marché et nous distinguer pour aller vers des niches pour développer l’entreprise », précise la gérante.

Nouvelle clientèle
Avec les mobil-homes design, Les Aubépines attirent une nouvelle clientèle qui n’est pas habituée des campings et qui découvre une structure bien différente de ce qu’elle pouvait imaginer. « Elle redoute l’inconfort, la promiscuité. Tant que les gens ne veulent pas dépasser leurs craintes, ils ne se rendent pas compte que la réalité est différente », assure-t-elle.
Cet été largement pluvieux a bien entendu des répercussions sur la fréquentation du camping qui occupe 13 personnes en haute saison. « Le printemps n’a pas été bon, confie- t- elle. Alors, les gens n’ont pas anticipé sur leurs vacances. Nous manquons de visibilité sur l’avenir. Nous travaillons de plus en plus avec des réservations qui se font à la dernière minute. Nous sommes devenus une destination de court séjour hors saison mais aussi en été, ce qui est bien dommage. Notre défi est de réussir à les retenir. Il y a beaucoup à découvrir dans notre baie de Somme ! »