Quand le Domainede Barive s’agrandit

Il a ouvert récemment un centre de conférences et de séminaires aménagé dans une ancienne grange jouxtant son bel hôtel. Voilà donc, au milieu des champs sur la commune de Saint-Preuve, un château-hôtel de standing, flanqué de son restaurant gastronomique, de ses communs abritant Spa et piscine, d’un prieuré de cinq chambres d’hôtes et d’une salle modulable baptisée Ray-Charles. Et cet ensemble hôtelier emploie désormais 38 salariés.

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Le château de Barive a été construit au XVIIe siècle comme refuge de chasseurs émérites.
Le château de Barive a été construit au XVIIe siècle comme refuge de chasseurs émérites.

En 1988, le sénateur allemand Helmut Aurenz, propriétaire de l’usine de terreau ASB Greenworld située à proximité de Sainte-Preuve, acheta le château de Barive, construit au XVIIe siècle, pour en faire un corps de chasse afin d’accueillir ses clients. Il y fit aménager 14 chambres et embaucha un couple de Hollandais pour diriger cet établissement de standing (quatre-étoiles au classement hôtelier).
En 2003, Helmut Aurenz se sépara des lieux. Pascal Leromain et Nicolas Froment, propriétaires alors du Bistro des Epicuriens à Paris, découvrirent le château de Barive sur Internet et décidèrent de relancer l’établissement hôtelier.
Le Domaine de Barive, aujourd’hui, emploie 38 salariés et réalise 2,2 M€ de chiffre d’affaires annuel (2011). Le château et ses dépendances abritent 22 chambres de grand standing. Le prieuré cache derrière ses murs séculaires cinq chambres d’hôtes. De plus, dans les communs du château se succèdent un Spa, un salon de remise en forme (Transparence) et une piscine.

Un investissement de 160 000 €
Le Domaine du château de Barive a ouvert récemment un centre de conférences et de séminaires, bien isolé des va-et-vient de l’hôtel et du restaurant dans le château. Une grande salle d’audition a donc été aménagée dans l’ancienne grange des communs du château. Ces travaux ont représenté un investissement 160 000 €.
Baptisée Ray-Charles, la grande salle, équipée des plus récentes technologies de communication et de multimédia, couvre 130 m² et peut accueillir en conférence, (ou bien en séminaire), confortablement assis dans des fauteuils, quelque 120 auditeurs. Des parois de la salle de conférences sont mobiles, de manière à isoler un espace où les restaurateurs peuvent dresser les tables d’un déjeuner ou d’un dîner privé. Il est même possible de bénéficier ici de l’attrait chaleureux d’une grande cheminée d’antan.
« Nous avons voulu offrir à nos clients un grand confort de travail, précise Pascal Leromain. Auparavant, nous accueillions conférences et séminaires dans les espaces réservés à la restauration. C’était beaucoup trop bruyant. Il fallait que nous nous modernisions dans cette activité (conférences, séminaires, assemblées générales, réceptions privées, etc.) qui représente 20 % du chiffre d’affaires du Domaine du château de Barive. »
L’établissement au beau milieu des champs, caché dans un hallier, et sa salle Ray-Charles indépendante de l’hôtel (quatre-étoiles) attirent aujourd’hui plus particulièrement la clientèle des séminaires de direction d’entreprise, notamment des banques locales et régionales.
« C’est le bouche à oreille qui a surtout fait connaître les lieux, expliquent les deux gestionnaires du Domaine du château de Barive. La communication par Internet a pris le relais. Plus de 60 % de notre taux d’occupation ici est le résultat de réservations sur Internet. »

A quand le macaron du grand Guide ?
Il faut néanmoins tenir compte qu’un tiers de la clientèle l’établissement hôtelier du Domaine de Barive vient de l’étranger. Les Belges, les Britanniques, les Suisses et les Allemands apprécient beaucoup cet endroit très bien équipé et isolé comme au bout du monde et, qui plus est, jouissant d’un restaurant gastronomique, Les Epicuriens (80 couverts), auquel le Guide Michelin cette année a octroyé trois fourchettes.
Pascal Leromain et Nicolas Froment espèrent beaucoup en la clémence de l’avenir et dans une clientèle à haut pouvoir d’achat qui leur est fidèle à présent. Le Figaro Magazine a vanté récemment l’excellence des chambres d’hôtes du prieuré. Un joli coup de pouce national. « Notre but à présent, c’est que le restaurant acquiert un macaron dans le Guide Michelin et que les sites de la Grande Guerre puissent être classés au patrimoine mondial de l’Unesco, ce qui nous amènerait beaucoup plus de passages et de séjours », espèrent-ils tout haut.