Le growth hacking expliqué aux entrepreneurs

Publié dans le numéro 3672 par

 

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Le principe du growth hacking, nouvelle technique de marketing accélérant le développement des starts-up, était expliqué lors d’une conférence à la CCI Amiens-Picardie fin avril.

Andrea Ansel a rappelé l’importance de fidéliser sa clientèle. « Les gens n’achètent que lorsqu’ils vous font confiance. »

Littéralement “piratage de la croissance”, le growth hacking, très utilisé aux États-Unis, se fraye une place de plus en plus importante dans l’Hexagone. Cette technique wWb qui vise à partir à la conquête de nouveaux clients demeure cependant assez méconnue des entrepreneurs. « Si nous sommes installés à Amiens, nous sommes très régulièrement à Lille où tout va plus vite. Nous allons d’ailleurs débuter une opération de growth hacking en juin avec une start-up. À Amiens, nous sommes encore sur une phase de découverte, d’où l’idée de cette conférence », sourit Andrea Ansel, présidente de Pitanga Web, agence Web et de communication.

Growthhacking : définition

« Le growth hacking est une technique marketing qui permet d’accélérer le développement d’une start-up en utilisant des indicateurs sociaux et la pensée analytique », explique Andrea Ansel devant un parterre composé majoritairement de néophytes. « Concrètement, l’objectif est de gagner un maximum de clients et de doper ses ventes », ajoute-t-elle. La Redoute offrant 10 euros de réduction pour tout nouveau client ou Bazarchic proposant des remises de 70% sur des soldes privées, et donc sur inscription, sont des actions de growth hacking. Pour atteindre un but fixé, mieux vaut d’abord s’interroger sur sa clientèle et son produit, conseille la chef d’entreprise. « Il faut être rapide, la clé est de trouver le bon canal de diffusion au bon moment », souligne Andrea Ansel. D’après une étude Harris Interactive, en France, Facebook est le réseau social le plus utilisé (63%), devant Youtube (35%) et Twitter (21%). « Faites attention ! Twitter est très utilisé à Paris, Instagram, par un public jeune et Pinterest, plutôt par des femmes », note Andrea Ansel. Entre alors la phase de pensée analytique. D’abord en attirant de nouveaux visiteurs sur un site Internet ou un réseau social. L’activation incite ensuite le visiteur à télécharger une appli, à souscrire à un abonnement, une newsletter… « Il faut l’inciter à rester, à en parler autour de lui, avant de passer à la dernière étape, celle de la monétisation. Le but est toujours de transformer ce prospect en client », rappelle la chef d’entreprise.

Être persévérant

Une action combinée (contenu, annonce sur les réseaux sociaux, e-mailing et reciblage) est fortement conseillée. « Ces actions doivent être réitérées de nombreuses fois avant d’aboutir », lance Andrea Ansel. Du côté des chefs d’entreprises présents, le growth hacking a éveillé les curiosités. « J’ai confié à Pitanga Web la gestion de mes deux pages Facebook. Je n’avais pas le temps de m’occuper de la communication. Depuis le mois de décembre, mon audience a sensiblement augmenté. C’est vrai que cette technique peut être intéressante pour développer davantage mon activité », confie Karine Foltynski, spé- cialiste en courtage en assurances à Amiens. Pour Florentin Blanchard, commercial indépendant officiant en Hauts-de-France, le growth hacking est à approfondir, lui qui utilise déjà massivement les réseaux sociaux pour son activité. « Ma page Facebook est axée sur mon activité professionnelle, je suis passé en peu de temps de 300 à 1 200 amis en créant mon propre fichier clients. Les gens m’ont identifié, il est donc plus simple de prendre contact avec eux », dit-il.