France Boissons lutte contre la désertification

Publié dans le numéro 3630 par

 

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La ruralité, enjeu sociétal.

Filiale d’Heineken France, France Boissons vient d’organiser à Ailly-le-HautClocher, en collaboration avec l’association des petites villes de France, la start up E-territoire et l’association des maires ruraux de France, une rencontre “Comptoirs & territoires”. Élus et une dizaine de gérants de cafés, hôtels, restaurants de Picardie Maritime étaient présents.

Une journée comme celle d’aujourd’hui est importante, souligne le sénateur Daniel Dubois. C’est l’occasion de se rencontrer. Il faut sauvegarder les services publics, les écoles, les médecins… mais il faut aussi de la vie, des lieux de rencontres. Les bistrots, les cafés… c’est la vie. Le nerf de la guerre, c’est le chiffre d’affaires. Comment booster la clientèle ? Je serai un relai porteur des propositions lorsque le livre blanc de France Boissons sortira. Nous l’étudierons avec les collègues du Sénat et nous pousserons à soutenir des propositions lors de votes de projets de loi ou d’amendements. Il faut être un acteur qui ose bouger les lignes sur son territoire pour créer une dynamique et des relais… » 3% en moins par an Il a aussi marqué la nécessité de pouvoir débloquer des terrains pour construire afin de permettre d’augmenter le nombre des habitants dans des communes. Sénateur de la Somme et président de la communauté de communes du Haut clocher, conseiller communautaire et maire-adjoint d’Oneux, Daniel Dubois était le parrain de la rencontre “Comptoirs & territoires” co-organisée par le distributeur France Boissons, avec l’association des petites villes de France, la start up E-territoire et l’association des maires ruraux de France au restaurant Les Tisons d’Ailly-le-Haut-Clocher. Ces rencontres ont pour objectif de dynamiser le territoire par le soutien au secteur du CHR (Cafés, hôtellerie, restaurateur). Il représente 7% du PIB, 200 000 établissements et un million d’emplois. Chaque année, 3% des établissements disparaissent. « C’est un secteur qui souffre par une baisse du ticket moyen, de la fréquentation. Avec la crise, les gens sortent moins et changent leurs habitudes. La Somme est dans la moyenne nationale. Lorsqu’un café ferme, c’est de l’attractivité économique qui disparaît. Le café, c’est traditionnellement un lieu de création de lien social. Il est important d’alerter les pouvoirs publics pour attirer leur attention. L’une de solutions c’est la diversification en proposant de l’épicerie, des journaux, devenir relai de poste. Certaines communes vont même jusqu’à racheter la licence III ou IV. Nous ferons cinq rencontres “Comptoirs & territoires” cette année. En fin d’année, nous publierons un livre blanc », explique Franck Richard, responsable de la communication à France Boissons, qui compte 12 collaborateurs à Flixecourt et 514 clients – restaurateurs, cafetiers, hôteliers brasseurs – dans la Somme, le Pas-de-Calais et la Seine-Maritime. Conseils et formations France Boissons via Service en tête conseille et forme des gérants pour développer le savoir-faire des équipes et donner aux patrons le moyens d’anticiper les évolutions de leurs établissements. Il les accompagne aussi vers des reconnaissances professionnelles pour par exemple obtenir le label “Qualité tourisme” ou le titre de “Maître restaurateur”. France Boissons récompense chaque année cinq projets de reprise ou création par le prix de “Des cafés pour nos régions”, récompensé par une aide de 10 000 euros. Claire et Mickael Forget ont repris le restaurant Les Tisons à Ailly-le-Haut-Clocher il y a six ans. Ils doivent sans cesse s’adapter à la clientèle. Une souplesse qui porte ses fruits, ils vont passer de 4 à 6 salariés : « Nous proposons des plats à la mode comme les gaspachos ou les espumas. La cuisine, c’est une mode comme les vêtements. Trois, quatre fois par an nous changeons notre carte. Nous faisons de plus en plus de gastronomique mais pas de terroir. La demande est là. Côté salles de réceptions, le client impose ses choix. Il y a un kebab et une brasserie dans la commune. Nous nous complétons. Nous même fréquentons ces deux établissements. Nous avons la chance d’être installés dans une commune attractive. »