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CRISE URBAINE : LE GOUVERNEMENT VOUDRAIT SAUVER LES VILLES MOYENNES

Un plan d’un montant de 5 milliards d’euros a été lancé pour venir en aide aux centres villes.

Cinq milliards d’euros, c’est le montant du plan présenté par le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, pour résorber la crise que subissent les centres des villes petites et moyennes. Les mesures doivent aider le commerce, mais aussi améliorer l’habitat et la qualité de vie.

Un plan d’un montant de 5 milliards d’euros a été lancé pour venir en aide aux centres villes.

Dans les rues de Dreux (Eure-et-Loir), à l’heure où l’on se presse pour effectuer ses derniers achats avant les fêtes, on ne parle que de ça : le Monoprix de la Grande Rue va fermer ses portes fin février. À Saint-Brieuc, en Bretagne, c’est la même désolation. L’enseigne Picard doit prochainement quitter le centre-ville, mais conserve ses magasins situés dans les zones commerciales, à Langueux et Plérin, deux communes de la périphérie briochine. À Ussel (Corrèze), les commerçants sont inquiets. Après plusieurs recours en justice, le déménagement et l’extension de l’Intermarché ont été définitivement actés en ce mois de décembre 2017. À Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le maire Frédéric Cuvillier (PS) a placardé des affiches, fin novembre, pour dénoncer le choix de l’enseigne H&M, qui délaisse le centre-ville pour s’installer dans un centre commercial. On pourrait poursuivre longtemps la litanie de ces commerces qui ferment en centre-ville tandis que la périphérie se garnit de nouvelles enseignes. Au moment où des colloques, émissions audiovisuelles, titres de journaux ou tribunes enflammées se félicitent de la « revitalisation des centres-villes », il faut se rendre à l’évidence : c’est l’inverse qui se passe.

C’est dans ce contexte que Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, a annoncé, le 15 décembre 2017, un plan intitulé « Action cœur de ville ». La crise des villes petites et moyennes, largement méconnue à l’orée de la campagne présidentielle, il y a un an, s’est imposée aux responsables politiques.

UN PROJET DE SOCIÉTÉ

Pour dévoiler les mesures, qui avaient été effeuillées dans la presse les jours précédents, le ministre a choisi Rodez, préfecture de l’Aveyron, une ville relativement épargnée par la crise commerciale, mais dont le maire, Christian Teyssedre (LREM), déplore tout de même la multiplication des zones périphériques. Sur ce point, le plan du gouvernement s’abstient de trancher. Il n’y aura pas de moratoire national concernant les créations et extensions de zones commerciales, comme le demandent de nombreux élus, à commencer par le député Patrick Vignal (LREM, Hérault), président de l’association Centre-ville en mouvement. En revanche, le gouvernement ouvre la voie à des moratoires locaux, portés par des municipalités, à l’instar de ce qu’ont déjà décidé les élus de Bourges, Avignon, Agen ou Saint-Omer (Pas-de-Calais). Le plan du gouvernement, doté de 5 milliards d’euros, repose notamment sur des opérations de revitalisation de territoires, sortes de guichets uniques destinés à faciliter la structuration du commerce de centre-ville, la régulation des zones périphériques et le recours à des financements.

Le gouvernement mise sur la coopération entre les différents niveaux de collectivités, là où la ville et l’agglomération entretiennent une rivalité plus ou moins feutrée. Mais le plan de Jacques Mézard ne se limite pas à la revitalisation commerciale. Comme le répète à l’envi le député Vignal, la revitalisation urbaine est « un projet de société ».

Le gouvernement, secondé par l’Agence nationale d’amélioration de l’habitat (ANAH), veut inciter à la rénovation et à la remise aux normes de l’habitat, ainsi qu’à l’accession à la propriété. De nombreuses villes connaissent en effet une crise du logement à l’envers : le taux de logements vides atteint ou dé- passe les 15%. Le plan vise aussi à financer la généralisation de la fibre optique dans les cœurs de villes et l’aménagement d’espaces publics de qualité, rues ou places piétonnes, par exemple.

Le ministère évoque enfin une « orientation prioritaire » pour « l’implantation des services publics ». La formulation marque les esprits car, jusqu’à présent, les équipements, administrations, établissements scolaires ou sanitaires, ont plutôt tendance à déserter les villes. À Montauban (Tarn-et-Garonne), l’an dernier, l’Urssaf et ses 50 salariés ont quitté un boulevard central pour une zone industrielle, au sud de la ville.

À Poitiers, cet automne, la Banque de France a délaissé des locaux situés au-dessus de la gare pour un quartier excentré, même pas desservi par le réseau de bus. À Boulogne-sur-Mer, là même où le maire proteste contre l’attitude de H&M, un petit établissement public, le Parc naturel marin, et ses 15 salariés, doivent déménager du centre-ville vers une commune voisine. Et partout, la grande distribution continue d’avancer ses pions, comme si de rien n’était. Le 7 décembre dernier, lors d’une conférence de presse de l’association Centre-ville en mouvement, Claude Risac, directeur des relations extérieures du groupe Casino estimait que « dans certaines villes, il n’y a pas assez de centres commerciaux ». Les 5 milliards d’euros du gouvernement ne suffiront sans doute pas à endiguer le mal qui ronge les villes…

CONJONCTURE FAVORABLE POUR LE DÉBUT DU QUINQUENNAT

Les prévisions de l’Insee font état d’une croissance de 1,9% pour 2017.

Bonne nouvelle pour le gouvernement : les prévisions de l’Insee font état d’une croissance de 1,9% pour 2017, une tendance qui se poursuivrait cette année. Mais cette situation s’explique davantage par une conjoncture internationale porteuse que par les premières décisions du nouveau pouvoir.

Les prévisions de l’Insee font état d’une croissance de 1,9% pour 2017.

Les chefs d’entreprises sont euphoriques. Le climat des affaires, un indice basé sur une série de sondages qui mesure l’état d’esprit des entrepreneurs, n’a jamais été aussi haut depuis le début de la présidence de Nicolas Sarkozy. Les secteurs du commerce de détail et de l’industrie connaissent même une félicité qui dépasse les années précédant la crise financière de 2008. La croissance française, elle, gagne un sommet, 1,9% en 2017, qui n’avait pas été atteint depuis 2011. Ces éléments, qui figurent dans la note de conjoncture de l’Insee, publiée le 19 décembre 2017, ont été aussitôt salués avec satisfaction sur les réseaux sociaux par des soutiens du gouvernement. Toutefois, pour les conjoncturistes, qui ont intitulé leur note La France garde la cadence, l’optimisme en cours s’explique moins par les débuts du quinquennat d’Emmanuel Macron que par une conjoncture internationale favorable. « La croissance américaine n’a pas faibli ces derniers mois », observe l’Insee, qui ne connaissait pas, lors de la rédaction de la note de conjoncture, l’ampleur des baisses d’impôt octroyées par Donald Trump aux entreprises et aux foyers américains imposés sur le revenu, en cette fin d’année 2017. Dans le reste du monde, les consommateurs japonais semblent disposés à soutenir l’activité, les économies du Brésil, de l’Inde et de la Russie « se relèvent après deux années de récession », tandis que la croissance chinoise « se maintient à un rythme élevé », écrivent les spécialistes.

Dans la zone euro, l’activité a progressé de 0,6% au troisième trimestre de 2017, après 0,7% au trimestre précédent. L’Italie et l’Allemagne observent une nouvelle accélération, tandis que l’Espagne ralentit un peu, en demeurant robuste. Le climat des affaires européen est également à la hausse, et tous les aléas qui seraient susceptibles d’atteindre le moral des entrepreneurs, la crise catalane, les modalités du Brexit, les difficultés de la formation d’un gouvernement en Allemagne ou les prochaines élections en Italie, ne semblent avoir aucun effet sur cet « indécrottable » optimisme. Seul le Royaume-Uni patine dans l’incertitude, plus d’un an après le référendum qui a scellé le sort du pays. Enfin, cet environnement favorable n’est pour l’instant pas menacé par une hausse du prix du pétrole. Fin novembre, lors d’un sommet à Vienne, un accord sur la réduction de la production, conclu entre les pays de l’Organisation des pays producteurs (Opep) et la Russie, a été prolongé jusqu’à la fin 2018.

LES FRANÇAIS THÉSAURISENT

En France, la croissance s’est « installée depuis fin 2016 sur un rythme solide, d’environ 0,5% par trimestre », récapitule Julien Pouget, chef du département de la conjoncture à l’Insee. L’activité est donc « tirée par la demande globale », ajoute le conjoncturiste, ce qui s’avère également bénéfique pour les exportations. Le commerce extérieur ne pèse plus sur la croissance. Il est au contraire dopé par les ventes aéronautiques, les exportations du secteur chimique, les exploits de l’industrie agroalimentaire et le retour confirmé des touristes. Les dépenses de ces derniers, qui avaient chuté de 5% en 2015 et 7% en 2016, après les attentats de Paris ou Nice, sont de nouveau en hausse de 5% en 2017. Malgré tout ceci, les Français continuent de thésauriser. Le taux d’épargne des ménages français, le plus élevé des pays de l’OCDE devant la Suisse, la Suède et l’Espagne, s’établit à 14,4%, au troisième trimestre de 2017. Les consommateurs conservent, en effet, quelques raisons de se méfier. Le chômage demeure ainsi à un niveau élevé, 9,7%, légèrement inférieur à son niveau de la fin 2016. L’Insee ne pré- voit pas de baisse massive du nombre de demandeurs d’emploi et table sur un taux de chômage à 9,4% au milieu de l’année 2018. L’emploi salarié marchand « a ralenti » au troisième trimestre 2017, observent les conjoncturistes, qui y voient un effet de la cessation de la prime à l’embauche, le 30 juin dernier. La croissance soutenue pourrait en partie compenser ce ralentissement. Quelque 100 000 emplois devraient ainsi être créés au premier semestre de 2018. Mais la suppression des emplois aidés affecterait, en revanche, le secteur non marchand, qui perdrait au total 65 000 salariés en 2017. Comme toujours, l’Insee assortit sa note d’aléas. Les incertitudes politiques, en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne ou aux États-Unis, sont toujours présentes. En France, les aléas relèvent de la consommation intérieure. L’Insee constate que les mesures fiscales, l’augmentation du prix du tabac ou des produits pétroliers, pourraient avoir un effet sur le pouvoir d’achat des ménages. Ces mesures, qui ne concernent certes que certaines catégories de la population, se conjuguent avec l’augmentation de la CSG, au 1er janvier. Pour le premier trimestre de 2018, les conjoncturistes prévoient une baisse du pouvoir d’achat de 0,3 point, qui serait compensée par une hausse au deuxième trimestre. Fin 2018, les salariés devraient, par ailleurs, bénéficier de la baisse des cotisations salariales, tandis que la taxe d’habitation sera supprimée pour certains contribuables.

DES DIFFICULTÉS DE RECRUTEMENT

Mais le principal aléa semble être le risque de surchauffe. Ce phénomène intervient lorsque l’activité économique progresse de manière incontrôlée, et que les entreprises peinent à suivre. L’Insee n’emploie pas le mot de « surchauffe », mais admet que « des tensions sur l’offre apparaissent dans les appareils productifs européens, particulièrement en Allemagne ». En France, dans l’industrie, 34% des chefs d’entreprise admettaient, en octobre dernier, qu’ils étaient contraints de limiter leur activité, et ne parvenaient pas à répondre à la demande. Ils n’étaient que 18%, un an plus tôt. Cette tendance touche particulièrement les matériels de transport. Enfin, un nombre important d’entreprises font état de difficultés de recrutement. Elles sont 40% dans ce cas, tous secteurs confondus. Un niveau qui n’avait pas été atteint depuis 2008.

AMIENS MISE SUR LE TOURISME D’AFFAIRES

Amiens bénéficie de solides atouts pour accueillir les évènements professionnels.

La Métropole amiénoise a pour objectif de développer le tourisme d’affaires, un marché en plein essor et où la concurrence est rude.

Amiens bénéficie de solides atouts pour accueillir les évènements professionnels.

« On parle de tourisme d’affaires lorsqu’un salarié passe une nuit en dehors de son domicile pour une raison professionnelle », explique Catherine Odent, chargée du tourisme d’affaires au sein de l’Office de tourisme d’Amiens Métropole depuis septembre dernier. « C’est un secteur à haut potentiel de croissance, avec des enjeux économiques importants. Cela intéresse beaucoup de villes ». Pour accroître la visibilité d’Amiens, la ville a décidé de rejoindre Hauts-de-France Convention Bureau, acteur chargé de faire de ce type de tourisme un véritable levier de développement économique en fédérant les acteurs et en améliorant leur visibilité. Outre Amiens, le réseau compte les villes d’Arras, Saint-Quentin, Le Touquet, Chantilly, Dunkerque, Lille et Valencienne. « Nous bénéficions d’une communication forte et globalisée ainsi qu’une présence renforcée sur des salons professionnels comme Cannes, Barcelone ou Francfort », souligne Catherine Odent. Avec la montée en Ligue 1, l’arrivée d’Amazon ou l’élection d’Emmanuel Macron, Amiens est aujourd’hui plus identifiable, plus attractive aussi. Proche des grandes capitales européennes, facile d’accès, dotée d’un patrimoine important et classée 7e ville la plus verte de France, la Métropole joue pleinement de ses atouts.

DES ENTREPRISES LOCALES OU EXTÉRIEURES

« Nous sommes sollicités très régulièrement, les entreprises nous donnent un cahier des charges avec ce qu’elles souhaitent, à nous ensuite de construire une offre sur mesure. Nous avons vraiment un rôle de facilitateur, notre mission est de trouver une salle adaptée pour un congrès, un séminaire, une soirée de gala, de présenter l’offre hôtelière mais aussi de proposer des visites ou une découverte du territoire », résume-t-elle. De façon générale, les entreprises s’adressent à plusieurs villes et choisissent celle qui répond le mieux à leurs attentes. Logements, salles, team bulding, tourisme sur la Métropole ou en dehors (Baie de Somme), rien ne doit donc être laissé au hasard. Avec une capacité actuelle de 1 500 chambres, des projets hôteliers en cours, un lien fort avec le club des hôteliers et un recensement des lieux d’accueil, l’Office de tourisme a mis tous les atouts de son côté. « Nous pouvons accueillir des évènements regroupant 5 à 600 personnes sans problèmes. Avec des sites comme Mégacité, le Quai de l’innovation, l’hippodrome, le stade de la Licorne ou encore le Zénith, les possibilités sont nombreuses », détaille Catherine Odent. Si ces structures ne se situent pas en centre-ville – hormis le Quai de l’innovation –, la liaison assurée par le BHNS à partir de 2019 entre la gare et Mégacité pourrait considérablement faciliter les choses et séduire davantage les entreprises friandes de palais des congrès en pleine ville. La montée en puissance des clusters santé, énergie et numérique devraient également être synonymes de croissance pour ce marché exigeant. En plus de retombées économiques immédiates hors vacances, le tourisme d’affaires a aussi vocation à séduire les participants et leur donner envie de revenir pour un weekend ou des vacances en famille. Une brochure complète sur l’offre touristique du territoire est d’ailleurs remise à chaque évènement. Par ailleurs, la Métropole mise aussi sur l’intérêt des entreprises locales. « Notre objectif est bien sûr d’attirer les professionnels de l’extérieur, mais aussi de donner envie aux entreprises locales de rester sur le territoire pour organiser leurs évènements. Nous sommes vraiment là pour les aider et leur faire gagner du temps », assure encore Catherine Odent.

IL RESTAURE LE MONDE DE L’AUTOMOBILE

Michaël Dellon rénove de vielles pièces pour en faire des objets de décoration.

Autodidacte et passionné, Michaël Dellon restaure des véhicules de collection sous sa propre enseigne, Retro metal works. Mais son hangar réserve bien d’autres surprises.

Michaël Dellon rénove de vielles pièces pour en faire des objets de décoration.

La passion de Michaël Dellon pour l’automobile remonte à son enfance. « J’ai commencé à m’intéresser à la mécanique vers mes onze ans. À 18 ans, j’avais déjà retapé trois voitures », se souvient-il. Aujourd’hui, l’autoentrepreneur de 35 ans se réjouit d’en avoir fait un métier, dont il se dit parfois l’esclave. « Quand je commence travailler, je ne m’arrête plus, je peux faire jusque 80 heures par semaine. » Son carnet de commandes affiche complet : 16 véhicules sont en attente de restauration pour le premier trimestre 2018. « Je retape une voiture en six à huit semaines. En ce moment, je suis sur neuf voitures en même temps. » Des chiffres qui en étonnent plus d’un, puisqu’à lui seul, Michaël Dellon concentre tous les corps de métier de l’automobile. De la mécanique, à la peinture, en passant par la sellerie, le restaurateur assure ses commandes de A à Z.

EN ROUE LIBRE

Les créations de Michaël Dellon ne se limitent pas aux voitures. Le mécano restaure également des deux-roues, réalise entre autres des food-truck, et se fait décorateur d’intérieurs. « On m’a déjà commandé une vieille pompe à essence à transformer en armoire. » Sa clientèle est diversifiée et internationale. Un réseau formé par le bouche-à-oreille, mais aussi grâce à une participation à de nombreux salons. Difficile d’indiquer le prix moyen d’une commande. Chaque restauration se fait sur devis personnalisé. Michaël Dellon mentionne toutefois un chiffre d’affaires de 90 000 euros. Un chiffre honorable mais insuffisant pour lui permettre de déménager. Le garagiste commence à être à l’étroit dans son atelier de 500 m2. « C’est un ancien hangar agricole. J’aurais besoin d’au moins trois fois plus d’espace », précise-t-il. D’ici à la fin du mois, Michaël Dellon lancera une campagne de crowdfunding pour s’offrir un nouvel atelier. Un court-métrage de quatre minutes sera mis en ligne pour attirer les donateurs. « J’ai pris des cours d’Anglais pour tourner cette vidéo qui sera diffusée dans le monde entier. »

VALEURS HUMAINES

Le trentenaire aime mettre les mains dans le cambouis pour véhiculer des émotions. « J’ai une pile de cartes postales de la part de clients qui partent en road-trip avec mes créations », sourit-il. Cet enthousiasme et son savoir-faire, il souhaite les transmettre à son tour. Depuis septembre, l’ancien éducateur sportif a engagé un nouvel apprenti pour le former au métier de carrossier reconstructeur.

ISABELLE DUCHATELLE A FAIT DE L’ÉCRITURE SON MÉTIER

Isabelle Duchatelle est devenue écrivain public il y a un an.

Après avoir été salariée dans plusieurs entreprises puis secrétaire indépendante, Isabelle Duchatelle décide en janvier 2017 de se lancer dans un métier ancestral : celui d’écrivain public. Ses clients, particuliers comme professionnels, peuvent compter sur sa plume aguerrie pour réaliser tout type d’écrit, de la biographie au CV en passant par la rédaction de courriers.

Isabelle Duchatelle est devenue écrivain public il y a un an.

Monney-Penny. Le nom du site Internet d’Isabelle Duchatelle – qui présente l’ensemble des services qu’elle propose -, n’a pas été choisi au hasard : « La fictive Miss Moneypenny est la secrétaire de James Bond. Écrire pour les autres est réellement ma mission », sourit l’écrivain public qui travaille de son domicile à Camon près d’Amiens. Après une formation d’un an d’écrivain public dispensée par le Centre national d’enseignement à distance (Cned), elle décide de se spécialiser dans les services aux entreprises et aux particuliers en misant sur la polyvalence : « J’aide notamment à la rédaction de CV, de lettres de motivation, de courriers, je réalise également des traductions en Anglais, des transcriptions audio de réunions, je peux m’occuper de la saisie de bases de données ou de documents, assurer des permanences dans les collectivités locales pour aider les administrés, etc. J’ai également beaucoup de demandes pour la rédaction de lettres aux avocats, c’est une tâche devant laquelle certaines personnes se sentent perdues », énumère Isabelle Duchatelle qui travaille aussi beaucoup à la rédaction d’articles de blogs pour des agences de communication. Si dans l’imaginaire collectif le métier d’écrivain public est apparenté à la rédaction de biographies ou de romans, c’est une part relativement confidentielle de l’activité d’Isabelle Duchatelle. « C’est vraiment le côté pratique de l’écriture qui prime », explique-t-elle. Isabelle Duchatelle assure en parallèle des services de télésecrétariat ou de secrétaire indépendante, en proposant là encore des prestations à la carte, à distance ou sur site, pour quelques heures par semaine ou par mois, de manière ponctuelle ou régulière, en fonction de la demande de ses clients.

EPIONE S’APPRÊTE À TRANSFORMER L’APPRENTISSAGE

Epione s’appuie sur la pédagogie active de SimUSanté® et répond à la volonté de transformation pédagogique du secteur de la santé.

Le programme Environnement partagé innovant ouvert numérique évolutif – Campus Santé porté par l’équipe de SimUSanté® et l’UPJV en lien étroit avec le Rectorat et le Cluster Santé, débutera en janvier.

Epione s’appuie sur la pédagogie active de SimUSanté® et répond à la volonté de transformation pédagogique du secteur de la santé.

« Epione est la continuité de SimUSanté® sur le plan numérique », explique le Professeur Christine Ammirati à l’origine du projet et coordinatrice du centre de pédagogie active et simulation en santé sur le plan scientifique et pédagogique. La création d’un Campus Santé de 45 000 m2 à l’horizon 2020, qui va permettre le regroupement des UFR de médecine et pharmacie ainsi que les 43 instituts de formation paramédicale, est l’occasion d’imaginer une nouvelle pédagogie s’appuyant à la fois sur l’enseignement classique et sur des ressources numériques. « L’universitarisation des professions de santé va offrir la possibilité d’un décloisonnement des apprentissages. Epione vise à mutualiser les ressources pour créer un socle commun à tous les apprenants, qui pourront choisir des modules complémentaires en fonction des différentes professions visées ». Ce projet ambitieux a deux autres objectifs, la réussite de la transition numérique dans le secteur de la santé grâce à un apprentissage participatif et personnalisé mais aussi l’identification des métiers de demain. « Nous allons pouvoir créer des unités d’enseignement transverses avec d’autres disciplines comme le droit, les sciences humaines, le numérique… C’est indispensable pour pouvoir anticiper l’avenir. »

OUVERT À TOUS

Epione, lauréat de la première vague d’appel à projets « Nouveaux cursus à l’université » du Programme investissement d’avenir, qui va recevoir à ce titre une subvention de 5,106 millions d’euros sur 10 ans, s’adresse à un très large public. En plus des étudiants et des professionnels de santé, les ressources seront accessibles aux professeurs et élèves du second degré, d’où le partenariat avec le Rectorat, mais également aux aidants. « Nous souhaitons valoriser les compétences des profanes, valider les compétences de ceux qui accompagnent des proches s’ils le souhaitent» ajoute le Professeur Ammirati.

LA REV3 ACCÉLÈRE LE PAS

(De g. à d.) Philippe Vasseur, président de la mission rev3, Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France et Philippe Hourdain, président de la CCI Hauts-de-France.

Les dirigeants de la rev3 ont annoncé fin décembre la nomination de Philippe Vasseur à la tête de la mission rev3. La Région et la CCI concrétisent ainsi leur coopération à guichet unique.

(De g. à d.) Philippe Vasseur, président de la mission rev3, Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France et Philippe Hourdain, président de la CCI Hauts-de-France.

« Si on veut avoir un esprit d’équipe complet, il faut être au même endroit », explique Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France. Après la décision d’une coopération pluriannuelle entre la CCI et la Région, la rev3 se dote d’un nouveau président, Philippe Vasseur, ancien commissaire pour la revitalisation et la ré-industrialisation de la Région. Une annonce faite en présence de Philippe Hourdain, président de la CCI Hauts-de-France, Philippe Rapeneau vice-président de la Région en charge de la transition écologique, de rev3 et de la bioéconomie et Louis-Philippe Blervacque, président de la commission rev3. Le mot d’ordre du jour était le rassemblement des deux entités sous la bannière du programme régional dont de nouveaux axes ont été présentés.

DIX PROJETS STRUCTURANTS

Les promoteurs de la rev3 ont présenté dix grands projets répondant à un « axe thématique et territorial », qui devraient être concrétisés en janvier 2018. « Ils seront présentés au Forum d’orientation de la rev3 début février », a indiqué Philippe Vasseur. Parmi eux, l’installation d’infrastructures de mobilité durable sur l’autoroute A1, l’aide aux entreprises régionales à changer leur modèle économique, la création d’un réseau de parcs d’activité rev3, l’introduction de trains à l’hydrogène dans l’industrie ferroviaire, le coup d’accélérateur à l’économie circulaire… Pour les mener à bien, la Région et la CCI comptent s’appuyer sur des crédits européens, des financements privés et des fonds du programme investissement d’avenir (PIA). « Il y a de l’argent, nous pouvons émarger plus », a-t-il souligné. Autre annonce, la mise en place d’un réseau de « territoires démonstrateurs », véritables vitrines des politiques appliquées de la rev3 avec des acteurs sur le terrain. La mission en prévoit une dizaine avec la possibilité d’intégrer d’autres candidats. Philippe Hourdain a également évoqué quelques éléments du calendrier de la mission pour 2018 avec en tête de proue, le nombre d’entreprises dans le giron de la mission rev3. Elles devraient passer de 800 à 1 400 entreprises fin 2018. « Il faut accélérer le développement des jeunes pousses », a-t-il ajouté. Les équipes de la rev3 recensent déjà près de 700 projets. Pour lui, l’arrivé de Philippe Vasseur est « un élément moteur » dans la mission fixée.

LA TRANSMISSION D’ENTREPRISE, UN DÉFI SUR CINQ ANS

19% des établissements de la région seraient concernés par un projet de transmission d’ici à cinq ans.

Une enquête réalisée entre fin 2015 et fin 2016 par la CCI et la Direccte révèle que 19% des établissements de la région seraient concernés par un projet de transmission d’ici à cinq ans, soit 33 500 entreprises. Ce sont 172 400 emplois qui seraient potentiellement concernés.

19% des établissements de la région seraient
concernés par un projet de transmission d’ici à
cinq ans.

Il n’y aurait pas d’âge idéal pour commencer à se préoccuper de sa cession, même si en période de « papy-boom », la CCI recommande d’ouvrir un œil à partir de 54 ans. « Un projet de transmission nécessite souvent un développement de l’entreprise ou une restructuration en amont de sa cession pour optimiser la valorisation du bien. Ce qui peut prendre trois à cinq ans », explique Luc Méresse, conseiller transmission-reprise de la CCI du grand Hainaut. L’âge de départ en retraite n’explique cependant qu’à peine plus d’un projet sur deux. 45% des dirigeants qui auraient un projet de transmission dans les cinq années à venir ont moins de 55 ans. Le développement de projets personnels ou professionnels peut expliquer une cession chez les jeunes.

TROIS SECTEURS FAVORABLES

De manière générale, on constate que la part de projets de cession est plus forte dans les activités en contact direct avec le consommateur. Le commerce de détail, les services aux entreprises et l’hôtellerie-restauration concentrent 71% des projets de transmission. Le commerce de détail est en pole position en termes de nombre de projets de transmission. 42% des chefs d’entreprises se penchant sur cette éventualité sont dans la classe d’âge des 55-65 ans. Le secteur est toutefois troisième en termes d’emplois concernés : il est plus simple et rentable pour un commerçant à l’âge de la retraite de simplement vendre son fonds de commerce sans transmettre son entreprise. Avec plus de 6 200 projets de transmission et 15 200 emplois concernés, l’hôtellerie-restauration est un secteur où la transmission d’entreprise est un enjeu majeur. La création de TPE y est parmi les plus faibles de la région (10,4 pour 100 entreprises) et le taux de défaillance le plus élevé (37,4 pour 1000 entreprises). De plus, la localisation et les locaux jouent une part stratégique importante. La transmission fait partie intégrante du projet entrepreneurial lorsqu’un hôtelier ou un restaurateur souhaite s’agrandir. À l’inverse d’autres filières, 64% des projets de transmission concernent des établissement dont le dirigeant a moins de 55 ans. Un chiffre qui peut en partie s’expliquer par la pénibilité de ces métiers (horaires décalés, travail le week-end, etc…).

L’INFLUENCE DU TISSU RÉGIONAL

85% des établissements qui seraient concernés par un projet de transmission ont moins de six salariés. Ce chiffre reflète la composition du tissu économique des Hauts-de-France, constitué en majorité de très petites entreprises : 45% des entreprises inscrites au registre du commerce et des sociétés n’ont aucun salarié. Les établissements de plus de 20 salariés ne représentent que 6% des entreprises de la région. Les zones d’emploi de Lille et de Roubaix-Tourcoing représentent un peu plus d’un quart des projets de transmission dans les Hauts-de-France. Viennent ensuite celles d’Amiens et de Roissy-Sud Picardie qui en représentent chacune 6%. Si l’on rapporte le nombre de projets de transmission au nombre d’entreprises sur le territoire, ce sont les zones d’emploi d’Abbeville et de Berck-Montreuil qui sont les plus impactées. Un constat qui s’explique par une présence d’entreprises du commerce de détail et de l’hôtellerie-restauration supérieure à la moyenne. Au contraire, sur les zones d’emploi de Compiègne et de Lille, la part des entreprises du commerce de détail est la plus faible de la région. Quant à la zone d’emploi de Roubaix-Tourcoing, ce sont les entreprises de l’hôtellerie-restauration et des services aux particuliers qui sont particulièrement sous-représentées. À Beauvais et Roissy-Sud Picardie, où la propension à transmettre est parmi les plus faibles, la proportion de dirigeants de plus de 55 ans est également moindre.

PHILIPPE VASSEUR MILITE POUR LE RAYONNEMENT DE LA RÉGION

« Les entreprises des Hauts-de-France n’émargent pas autant qu’elles le pourraient sur le PIA », déplore Philippe Vasseur.

La mission lui avait été confiée en mai 2016 par Xavier Bertrand et Emmanuel Macron – à l’époque ministre de l’Économie, de l’industrie et du numérique – avec l’idée d’imaginer un « accélérateur d’idées et de projets ». Arrivée à son terme en décembre dernier, elle laisse à Philippe Vasseur le sentiment d’avoir contribué à la revitalisation et à la réindustrialisation de la région, même s’il avoue que « cela n’a pas été tous les jours facile ».

« Les entreprises des Hauts-de-France n’émargent pas autant qu’elles le pourraient sur le PIA », déplore Philippe Vasseur.

Quand le commissariat spécial à la revitalisation et à la réindustrialisation des Hauts-de-France lui a été confié, Philippe Vasseur terminait son mandat de président de la CCI de région. Un moyen pour l’ancien ministre de l’Agriculture, de la pêche et de l’alimentation, de continuer de soutenir, comme il l’a régulièrement fait, les entreprises régionales en difficulté. Qu’il s’agisse de difficulté financière conjoncturelle, de demande de médiation administrative, de demande de changement de cadre réglementaire ou législatif, les requêtes traitées par le commissariat spécial relevaient presque toute d’urgence ou de complexité. « Nous avons traité 121 dossiers : 69% provenaient de l’ex Nord Pas-de-Calais et 31% de l’ex-Picardie », explique Philippe Vasseur, et à majorité pour des PME (46%) dans le secteur industriel (75%). 30% des problèmes rencontrés ont concerné le financement, 25% l’accompagnement et la médiation, 15% l’implantation ou la reprise, 12% la réglementation et la fiscalité et 11% les entreprises en difficulté. « Des entreprises ont frappé à notre porte. Tout n’a pas été réglé », regrette Philippe Vasseur, citant notamment le cas de Tim à Quaëdypre (Nord) et d’Arjowiggins à Wizernes (Pas-de-Calais).

ACTIONS STRUCTURANTES

Au-delà de cette mission de tiers de confiance, le commissariat spécial a fait émerger plusieurs actions, notamment la création d’un contrat unique d’implantation – une première dans la région –, en lien avec Nord France Invest, les services de l’État et la Région. Son but ? Fixer les engagements des pouvoirs publics dans le cadre d’une implantation étrangère. Le premier contrat a d’ores et déjà été signé avec BYD, le constructeur automobile chinois qui prévoit de sortir ses premiers bus électriques à Beauvais en 2018. Un second contrat, dans le milieu du e-commerce, avec 100 emplois à la clé, pourrait voir aussi le jour d’après Philippe Vasseur : « Nous sommes en concurrence avec la Belgique. On espère que les efforts aboutiront. » Autres actions, la mise en place d’un fonds de consolidation (entre 15 et 20 millions d’euros) qui pourra intervenir au capital dans les structures en retournement ou en rebond, mais aussi la création d’une Task Force PIA (État, Région, CCI, Caisse des dépôts et consignations, Ademe et BPI) pour remédier à une sous-utilisation du PIA, notamment par les PME régionales. « On aurait pu prétendre à 4 milliards d’euros et on en a consommé qu’un seul », déplore Philippe Vasseur, qui garde en échec de cette mission une mauvaise convergence entre les différents territoires des Hauts-de-France : « Comment rayonner au plan international si on ne rayonne pas au niveau régional ? Sur les 25 bassins d’emplois les plus touchés par le chômage en France, 11 sont dans les Hauts-de-France et la quasi-totalité des bassins de l’Aisne sont dedans, sauf Château-Thierry. Notre devoir serait de faire travailler toute la France. »

EN CHANTIER

Le Commissariat a joué un rôle de développeur de filières existantes ou en émergence, à l’image du ferroviaire − pôle important en Hauts-de-France et notamment dans le Valenciennois −, ou de la filière méthane, qui a « bien démarré » et dont l’objectif est ambitieux, comme cela a été évoqué lors de l’événement Méta’Morphose à Arras (Pas-de-Calais) le 12 décembre dernier : « Faire des Hauts-de-France la première région du méthane ». Deux dossiers seraient en cours, la décision d’un techno centre (formation, recherche et laboratoire) a récemment été prise, en lien avec la dynamique rev3. En témoigne également l’installation d’un centre d’impression 3D à Fourmies ou le lancement d’une filière d’éco-construction et d’éco-rénovation. Si cette mission de 18 mois a été enrichissante, Philippe Vasseur ne souhaite pas pour autant reprendre le flambeau. « Je ne souhaite pas rempiler pour des tas de raisons. Il ne faut pas transformer une mission en fonction qui se fossilise. Mais il faut en préserver l’esprit. Cette mission, je l’ai remplie pendant 18 mois à titre bénévole. Cela m’a rendu d’autant plus libre. » Les dossiers en cours ne sont pour autant, pas perdus dans la nature et le suivi a été engagé avec les services de l’État ou de la Région. Nul doute que Philippe Vasseur a déjà d’autres projets, notamment en rapport avec rev3 : « Il n’est pas impossible que l’an prochain, on lance dix projets structurants et 10 territoires démonstrateurs sur lesquels on ira chercher des crédits européens. Je voudrais 10 grands projets démonstrateurs, dix territoires sur la base du volontariat. » L’appel est lancé !

LE CHOIX DE GAROPÔLE

Plusieurs entreprises spécialisées dans le numérique se sont installées au premier étage de Garopôle.

L’ex-halle Sernam d’Abbeville n’abrite pas que les services de la communauté d’agglomération de la baie de Somme, le premier étage compte une dizaine de bureaux destinés à des activités liées en majorité au numérique.

Plusieurs entreprises spécialisées dans le numérique se sont installées au premier étage de Garopôle.

Inauguré début 2016 près de la gare d’Abbeville, Garopôle est devenu un lieu prisé par des entreprises innovantes ou dont l’activité est en rapport avec le numérique. Il faut avouer que l’ancienne halle Sernam bénéficie d’une architecture avant gardiste séduisante.

SITUATION CENTRALE

Le premier étage est consacré à un centre d’affaires qui occupe plusieurs sociétés dont, depuis deux ans, l’équipe de trois salariés de Flat 6. Le premier mensuel dédié à la Porsche est vendu à 19 000 exemplaires. « C’est vraiment très pratique car nous disposons de tous les services et surtout de la fibre, explique Marc Zighera, son éditeur. C’est important dans l’édition. Il nous faut des liaisons stables. Garopôle, à coté de la gare, est central. C’est bien pour les gens qui viennent nous voir. Les bureaux sont lumineux. Nous en louons cinq, ce qui représente environ un espace de 80 m2 . Le couloir a été privatisé pour nous. Les tarifs sont très raisonnables. On doit payer 900 euros par mois. » D’autres entreprises diverses ont fait le choix de Garopôle. L’une d’entre elles est par exemple spécialisée dans le secrétariat médical à distance et occupe deux bureaux. Une société d’ingénierie et environnement va venir s’installer début janvier : « L’idée est de poser des entreprises qui viennent de se créer ou qui ont un projet de développement. Nous leur apportons les conditions nécessaires pour êtres pérennes. Elles apprécient d’être proches de la gare et de disposer de la fibre. Les salariés travaillent dans un bâtiment équipé. Ils disposent d’un confort d’accueil et de travail », résume Pascale Single, chef du pôle développement, aménagement et urbanisme et directrice du développement économique. Quatre bureaux restent à louer. Leur surface est de 13 m2. Le tarif est de 10 euros hors taxes par mois. Une provision de 3,75 euros hors taxes du m2 par mois est demandée pour les charges. Il est aussi possible de louer une salle de conférence et une salle de réunion. Les baux sont signés pour 24 mois, une bonne durée pour lancer son entreprise ou vérifier ses possibilités de développement. Les chefs d’entreprises peuvent ensuite se tourner vers le syndicat mixte baie de Somme 3 vallées et Investir en Picardie Maritime pour trouver un bâtiment à louer ou à vendre ou un terrain libre pour s’implanter.