L’artisanat a le vent en poupe

Publié dans le numéro 3692 par

 

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Le nombre d’entreprises artisanales est passé dans les Hauts-de-France de 76 518 unités au 1er janvier 2016 à 78 182 unités au 1er janvier 2017, en augmentation de 2,17% sur l’année. Alain Griset, président de la chambre interdépartementale des métiers et de l’artisanat du Nord et du Pas-de-Calais, fait le point sur la situation.

Picardie la Gazette : Quel bilan tirez-vous de la création d’entreprises artisanales en Hauts-de-France ?

Alain Griset : Il faut noter que l’artisanat régional s’inscrit désormais dans le nouveau périmètre de la région des Hauts-de-France. Si la CMA Hauts-de-France a été créée en octobre 2015, la fusion des 5 chambres départementales et des 2 chambres régionales sera effective au 1er janvier 2018 après un délai qui aura permis l’harmonisation des pratiques et un rapprochement des services. L’élément marquant et très positif de l’année 2016 aura été la progression de 1 664 nouvelles entreprises artisanales dans la région, ce qui fait une densité de 130 entreprises pour 10 000 habitants. Par chambre départementale, c’est le Nord qui compte le plus grand nombre d’entreprises artisanales à 31 639 unités, devant le Pas-de-Calais (18 077), l’Oise (12 412), la Somme (8 427) et l’Aisne (7 627). Par secteur d’activité, les immatriculations sont le fait à 38,8% des services, devant le bâtiment (36%), l’artisanat de production (13,8%) et l’alimentation (11,4%), soit, compte-tenu des radiations constatées, un solde positif de 2 355 entreprises. On constate un léger mieux dans le bâtiment depuis deux trimestres par rapport aux années 2014 et 2015, même si les indicateurs ne sont pas encore revenus au niveau de 2008.

P.L.G. : Quel regard portez-vous sur les actions des CMA de la région ?

A.G. : Elles ont évolué pour tenir compte des changements intervenus au niveau de l’exécutif régional et ont totalement intégré la volonté du conseil régional de mettre en place un plan « Booster ». Des outils adaptés à ce plan sont désormais inscrits dans l’offre de service de la CMA. Sur le salon, le stand de l’artisanat mettra particulièrement l’accent sur les aspects économiques et l’utilisation des technologies digitales pour développer l’activité et le chiffre d’affaires des entreprises artisanales. L’orientation du salon avec ses deux zones « Starter » et « Booster » nous satisfait pleinement car elle implique l’ensemble de l’artisanat régional.

P.L.G. : Comment se présente l’avenir ?

A.G. : Vue l’étendue de la région et pour mobiliser le plus possible de personnes, et parce que l’actuel salon reste avant tout métropolitain, nous souhaitons pouvoir organiser des manifestions sur l’ensemble du territoire régional. Nous avons émis des idées qui seront débattues dans les prochains mois. Nous sommes aussi en discussion avec le conseil régional pour un nouveau plan de développement de l’artisanat sur la région sur la durée de la mandature. Nous souhaitons pouvoir accompagner nos collègues dans la reprise espérée de l’activité en les faisant bénéficier d’actions ciblant le recrutement, le développement commercial. Ce sont là des outils très porteurs pour l’emploi dans la région que nous souhaitons voir intégrer dans un prochain artisanat.