Le Watson, un lieu de travail atypique

Publié dans le numéro 3666 par

 

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À la tête de l’agence de conseils en stratégie XXL, Philippe Rousselle et son ami Johann Bertrand – qui dirige lui Trait de lumière, spécialisée dans la production audiovisuelle – étaient à la recherche d’une maison amiénoise pour y installer leurs bureaux. Ils ont trouvé il y a un an la perle rare au cœur du quartier anglais d’Amiens, l’occasion avec l’hôtel d’entreprises Le Watson de jouer à plein la carte britannique.

Philippe Rousselle, Laurence Bonnefoy et Johann Bertrand, à l’origine du Watson.

Une table sur laquelle est dessiné le drapeau anglais, des chapeaux melon suspendus au radiateur, le ton est donné : Le Watson affiche résolument ses couleurs britanniques et cultive un esprit cocooning. Si l’idée d’installer un hôtel d’entreprises dans une maison particulière peut paraître décalée, elle partait pour Philippe Rousselle et Johann Bertrand d’une problématique concrète : acheter pour ne plus avoir à payer de loyer. « Nous recherchions un lieu où l’on pouvait mutualiser certains espaces, comme la salle de réunion, un peu dans l’esprit d’une pépinière d’entreprises », raconte Philippe Rousselle.

Ambiance familiale

En avril 2016, il acquiert avec Johann Bertrand et son épouse Laurence Bonnefoy, elle aussi locataire du Watson et qui s’occupe d’une école Montessori, la bâtisse de 240 m², divisée en neuf bureaux (de 15 à 21 m²). Depuis sa création, l’hôtel d’entreprises ne désemplit pas, le système se veut souple, avec des baux d’un an renouvelables, et une liste d’attente qui enfle au fil des mois, « la population du quartier adhère également au concept, le Watson est un lieu de brassages, on y voit certes des chefs d’entreprise indépendants, mais aussi des personnes âgées, des enfants, il y a un côté vivant que tout le monde apprécie », sourit Philippe Rousselle. « C’est une ambiance quasi familiale, reprend Johann Bertrand, tout le monde se retrouve le matin autour d’un café, il y a des synergies qui se créent entre les indé- pendants hébergés, de la confiance, qui dépassent les relations B to B. Sans oublier le cadre de travail, stimulant, l’été, il est possible de travailler dans le jardin, la salle de réunion est une ancienne véranda de 40 m², ce côté décalé est un vrai plus, il n’y a pas ici l’aspect stérile et impersonnel que peuvent avoir certains bureaux lambda. »

C’est cet aspect qui a également séduit Cédric Taldu, qui dirige l’agence de communication Seconde peau. « Après avoir travaillé de nombreuses années en région parisienne, j’ai voulu retourner à Amiens, dont je suis originaire, explique-t-il. Philippe Rousselle est un ami de longue date, il règne au Watson une atmosphère particulière, on y fait des rencontres professionnelles, voire amicales, enrichissantes, c’est l’occasion d’échanger sur des passions communes, et le stress y est moindre à mon sens que dans une pépinière d’entreprises. »

Le Watson, qui disposait déjà d’une page Facebook, s’est également doté d’un site Internet – lewatson.com – et les deux associés procèderont prochainement à la mise en accessibilité de l’hôtel d’entreprises.