Jamart change de dimension

Publié dans le numéro 3665 par

 

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Entreprise familiale, Jamart est spécialisée dans la location, la vente et la construction de modulaires neufs ou à louer, temporaires ou définitifs. À sa tête, Nicolas Jamart, qui mise sur le développement de la société, dont le siège est situé à Estrées-Deniécourt, et qui, avec ses trois agences, rayonne désormais sur la partie nord de la France.

Jamart travaille notamment pour les collectivités.

Historiquement, l’entreprise a toujours été liée au secteur du bâtiment, qui repré- sente 60% de la clientèle, explique Nicolas Jamart. Mais nous travaillons de plus en plus pour l’industrie, le tertiaire et les collectivités locales, quand elles doivent procéder par exemple à des rénovations de salles de classe. » Si les clients sont aussi nombreux, c’est grâce aux solutions clés en main proposées par Jamart, qu’il s’agisse de bureaux et locaux temporaires ou définitifs, « tous conformes aux dernières réglementations thermiques », souligne le patron. Nicolas Jamart a su, au fil des ans, consolider sa société : « Nous disposons de trois agences – 35 collaborateurs au total –, à Estrées-Deniécourt, Montmirail dans l’Aisne et à Gandrange en Moselle, unité que nous avons reprise il y a cinq ans et qui nous permet d’intervenir au Luxembourg. » En décembre dernier, ces trois entités ont fusionné pour former un groupe qui véhicule « les mêmes valeurs fortes, avec l’engagement de respecter les délais, l’assurance pour les clients d’avoir un interlocuteur unique. Notre réactivité – les petits assemblages sont livrés en moins d’une semaine –, la qualité de nos produits français et la proximité nous permettent de faire face à la concurrence féroce des majors nationaux du secteur, qui disposent en moyenne de 40 000 modules contre 4 000 pour Jamart », poursuit le dirigeant.

Montée en puissance

Une des forces de l’entreprise : des modulaires répondant aux besoins spécifiques des clients.

L’entreprise créée il y a 15 ans par le père de Nicolas Jamart s’est peu à peu diversifiée, pour compter de plus en plus de clients industriels et tertiaires, demandeurs de matériels plus pointus pour des besoins plus spécifiques, « comme des bardages, des façades stickées… Nous sommes en mesure de leur fournir des solutions ad hoc, s’ils souhaitent que l’on procède aux branchements, à des demandes d’autorisation, ou que l’on installe des économiseurs d’eau, des contacteurs pour réaliser des économies d’énergie », explique Nicolas Jamart. En 2016, Jamart est montée en puissance avec la fusion effectuée au 31 décembre, la formalisation des procédures internes, la nomination d’un responsable QSE, l’embauche d’une apprentie en communication et marketing, la mise en place d’un nouveau système informatique intégré pour le suivi du matériel et la standardisation des informations. « Ce système permet de maîtriser les coûts et de gagner du temps. Nous sommes également aidés depuis 18 mois par un consultant amiénois et un cabinet de recrutement, avec comme objectif d’harmoniser les méthodes entre nos trois agences pour asseoir la cohérence du groupe et gagner par là même en compétitivité », reprend Nicolas Jamart.

Les équipes interviennent sur la partie nord de la France.

Cette année 2017 sera consacrée à la finalisation de ces procédures et à l’achat de matériels (un investissement estimé entre 1,8 et 2 millions d’euros) pour répondre à une demande « très soutenue : on assiste à un regain dans le bâtiment et les travaux publics ». Jamart ne néglige pas pour autant les autres secteurs, avec un seul et même but : « Conforter la position de l’entreprise et devenir un acteur incontournable de notre zone, en décrochant de nouveaux contrats grâce à la prospection, en équipant les techniciens de tablettes et en mettant un coup d’accélérateur sur la communication – avec notamment la refonte de notre site Internet. Nous sommes en mode « développement » », annonce Nicolas Jamart qui s’est fixé comme objectif « ambitieux » d’atteindre les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année (contre 8,8 millions d’euros en 2016).