Un petit paradis pour chineurs dans une ferme

Publié dans le numéro 3655 par

 

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Au milieu du salon, trône une partie de sa collection de mappemondes qui contribueront à faire voyager le visiteur.

La Brocante de la Bruyère, située au Meux, près de Compiègne, accueille les chineurs dans une ancienne ferme relookée. Dans un mélange de styles, Florence de Boissieu, installée depuis près de 20 ans, propose des objets inattendus, souvent mis en scène, dans le but d’interpeller le visiteur tout en se renouvelant.

Lorsque l’on pénètre dans la Brocante de la Bruyère de Florence de Boissieu, on entre dans un univers inattendu qui réserve plein de surprises au visiteur. Acquise en 1995 par sa propriétaire et son mari, la petite ferme n’a plus grand chose à voir avec ce qu’elle était : « Très sombre et assez petite, nous en avons fait une maison spacieuse et surtout baignée de lumière », confie Florence de Boissieu. Il est vrai qu’avec le lancement de sa brocante en 1999, la jeune chineuse avait besoin de place ! Plusieurs phases de travaux ont donc été nécessaires pour aménager le bâtiment, certes préservé avec ses briques et ses tomettes, mais dont les ouvertures ont été agrandies, voire créées, grâce à de grandes fenêtres style atelier. Au fil des ans, la Brocante de la Bruyère est donc devenue un lieu unique et très chaleureux : « Ce qui m’intéresse, c’est de mettre en scène des univers. » Florence est « tombée dans la chine et la brocante » sans vraiment s’en rendre compte : « J’ai commencé à chiner parce que j’aime aller à la rencontre des objets et détourner leur utilisation.» Il n’est donc pas rare de trouver chez elle un pied d’appareil photo transformé en lampe, des bassines servant de pots de fleurs, etc. « Je donne à ces objets une seconde vie en les retapant ou en les laissant en l’état », ajoute Florence de Boissieu qui aime aussi diversifier son activité. La Brocante de la Bruyère emploie aujourd’hui un salarié à plein temps, un autre une fois par semaine et un livreur en freelance. Son réseau d’action, très développé, s’étend à l’international en Belgique, en Asie, aux Etats-Unis ou en Australie… Outre la vente d’objets chinés, notamment mis en ligne sur son site, elle s’est lancée il y a quelques années dans l’aménagement et la décoration de magasin. « J’ai appris en chinant mais aussi en travaillant avec des décorateurs et architectes d’intérieur. J’adore mélanger les genres et les styles. » On retrouve donc ses univers aux Puces de Saint-Ouen, en orbite à l’agence de communication « À nous la Lune », dans des boutiques artisanales (« La Pierre qui tourne » à Attichy ou « Le Goût d’ici », une épicerie fine de Noyon), ou encore au travers de ses aménagements de la Villa Prune à Compiègne. « Mon objectif est d’adapter mon mobilier et mes objets aux ambiances à créer, comme au salon parisien « Love etc. » qui propose quatre univers différents, ce qui me permet de travailler avec des fleuristes, papetiers, designers… » De même que les journaux de décoration permettent une étroite collaboration entre le floral, le culinaire, la décoration… Florence de Boissieu est donc constamment à la recherche d’objets locaux coups de coeur qui toucheront sa sensibilité. Florence de Boissieu, qui cherche toujours à se renouveler, propose une large gamme d’articles à la location pour des événements, que ce soit pour des lancements de marques, mariages, shootings ou tournages de pub… Ils permettent de créer des ambiances adaptées et différentes : cosy, vintage, nature, chic ou sobre. Elle possède deux hangars contenant, entre autres, 400 chaises et autant d’assiettes dépareillées, 200 bougeoirs en différentes matières, 500 couverts en métal argentés, 60 bassins en zinc, canapés, luminaires… Outre son stock disponible, la brocanteuse part aussi à la recherche d’objets spéciaux : « Je récupère aujourd’hui une centaine de bouteilles de couleur pour un particulier. » Grâce à sa newsletter hebdomadaire, de nombreux fans l’accompagnent dans sa recherche de  nouveautés.