Atmo Hauts-de-France est né

Publié dans le numéro 3656 par

 

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

Helène Devillers, directrice d’Atmo Hauts-de-France

2017, c’est pour l’Observatoire de l’air, Atmo, la fusion des deux réseaux de surveillance Picardie et Nord-Pas-de-Calais et la création du nouvel observatoire de la qualité de l’air de la grande région Atmo Hauts-de-France. Zoom sur cette association qui n’est pas seulement le thermomètre de l’air.

C’est un peu le changement dans la continuité pour les associations de surveillance de la qualité de l’air de Picardie (Atmo Picardie) et du Nord-Pas-deCalais (Atmo Nord-Pas-de-Calais) qui ont fusionné le 1er janvier 2017, après la réforme territoriale et la création de la région Hauts-deFrance. Atmo Hauts-de-France, agréée par le ministère en charge de l’Environnement, est membre de la Fédération Atmo France, regroupant les 17 organismes agréés. Les instances de l’Observatoire de l’air (bureau, conseil d’administration, assemblée générale) sont composées, équitablement, des quatre collèges : les collectivités, les services de l’État, les activités contribuant aux émissions de polluants atmosphériques, les associations. « Nos missions ne changent pas mais une des choses qui change avec cette fusion absorption c’est notre nouvelle identité et la création de sept comités territoriaux (Littoral, Artois, métropole lilloise, Hainaut/ Cambrésis/Douaisis/Nord Aisne, Sud Aisne, Somme et Oise). Les membres des comités territoriaux font part de leurs attentes et proposent des pistes d’action à soumettre aux instances d’Atmo Hauts-de-France. Les CT contribuent à informer localement des actions menées par l’Observatoire sur les territoires et en région », annonce Hélène Devillers, directrice générale de cette nouvelle grande entité dont l’un des grands chantiers pour 2017 sera d’intensifier la communication numérique notamment avec un site Internet régionalisé, une newsletter mensuelle et de nouvelles applications smartphones très utiles pour l’usager au quotidien. Nous connaissions déjà l’indice de la qualité de l’air Atmo qui sera calculé pour quatorze agglomérations de la région Hauts-deFrance. Atmo Hauts-de-France dispose en effet d’un inventaire régional des émissions de polluants atmosphériques. Cet inventaire consiste à recenser les quantités de polluants émis par une source, sur une zone et à une période.

Du côté des entreprises aussi

Qu’elle soit pour les citoyens, les entreprises ou les collectivités, la question de la qualité de l’air est très importante. « Les populations sont en effet préoccupées par la qualité de l’air. Du côté des entreprises par exemple, les industriels nous sollicitent et nous les accompagnons via des études en périphérie de leurs sites de production. Nous les aidons de plus en plus dans la communication sur l’impact des émissions. Nous faisons le lien entre un acteur et les autres », poursuit la directrice. Les membres d’Atmo Hauts-de-France bénéficient des services inscrits dans le pacte associatif, dont une information privilégiée « adhérent », une veille scientifique et réglementaire, des actualités air santé climat énergie dans les territoires (newsletter), d’un bilan territorial annuel, d’invitations aux formations ou encore d’un accompagnement sur les résultats de la qualité de l’air de leur territoire pour informer leurs partenaires et publics locaux. Atmo Hauts-de-France met à la disposition de ses adhérents ses techniques de surveillance et d’évaluation ainsi que ses outils d’aide à la décision (étude et modélisation) pour les accompagner dans la mise en œuvre de leurs projets et leurs planifications territoriales (aménagement du territoire, transports, développement d’activités économiques etc.). Atmo Hauts-de-France peut favoriser une dynamique volontariste des industriels et la mise en œuvre de programmes d’actions, d’accompagnement dans le cadre de l’intérêt général. Ces programmes peuvent constituer de réels outils d’aide à la décision pour orienter et évaluer leurs politiques publiques au regard des enjeux air santé climat énergie et viser une amélioration des connaissances (pesticides, ammoniac, air intérieur, perturbateurs endocriniens etc.).

La proximité et l’efficacité plus que jamais

De quatre comités territoriaux en Nord Pas-de-Calais à sept en Hautsde-France, la volonté d’Atmo est de se rapprocher au maximum du terrain pour encore mieux entendre et accompagner les adhérents et les publics du territoire donné. « Il y a des différences et des ressemblances entre les deux anciennes régions. Nous nous enrichissons et nous complétons entre les deux anciennes Atmo. Atmo Picardie qui était à Boves (Somme) devient notre antenne sur ce territoire et son directeur Benoît Rocq, devenu notre directeur adjoint est chargé de porter notre PRSQA, Programme régional de surveillance de la qualité de l’air. Nous sommes donc dans un esprit positif, celui de construire ensemble cette nouvelle entité, conclut Hélène Devillers. Nous sentons d’ailleurs un fort élan de la part des équipes qui ne font plus qu’une désormais. »