CCCT, la nouvelle déchetterie ne manque pas de ressources

Publié dans le numéro 3635 par

 

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La déchetterie du Ternois affiche une moyenne de 180 passages par jour en semaine et plus de 200 le samedi depuis sa mise en service.

La nouvelle déchetterie du Ternois est opérationnelle depuis le 20 juin. Fonctionnel dans son utilisation, ce centre de tri des déchets réalisé par la Communauté de communes Chauny-Tergnier a aussi vocation à devenir un lieu d’apprentissage des bonnes pratiques.

Gravats, encombrants, déchets verts bien sûr mais également métaux, lampes, huiles de friture… les habitants du territoire de la Communauté de communes Chauny-Tergnier (CCCT) peuvent tout déposer ou presque à la nouvelle déchetterie du Ternois. Huit mois de travaux ont été nécessaires pour construire cet équipement de la zone Evolis de Tergnier, « dans la continuité du centre de tri Valor’Aisne », indique le président de la CCCT, Dominique Ignaszak, avant de rappeler les raisons pour lesquelles le Conseil communautaire a décidé en novembre 2014 de lancer le projet : « Répondre aux besoins de la population en nette augmentation, absorber le potentiel de collecte et de tri des déchets verts et assurer les meilleures conditions de confort et de sécurité possibles pour les usagers et le personnel exploitant ». À ces objectifs s’ajoute la volonté de la CCCT « d’initier une démarche pédagogique du tri et du respect de l’environnement ». Le coût global de l’opération s’élève à 1 900 000 euros HT subventionné par le conseil départemental au titre du Contrat départemental de développement local à hauteur de 416 250 euros.
Préservation de l’environnement « Nous avons voulu que cette déchetterie soit la plus agréable et fonctionnelle possible pour les utilisateurs. Nous avons décidé de couvrir le haut de quai afin que les personnes et les matériaux soient abrités des intempéries. Nous avons organisé les circuits pour fluidifier l’accès des véhicules, limiter les temps d’attente, et le recours à la marche arrière. Déchets verts et gravas sont déposés à même le sol et repris par un chargeur, deux avantages, la rapidité de déchargement et des mètres carrés importants », détaille le président de la CCCT, avant de formuler le vœu de ne plus voir à l’avenir de dépôts sauvages dans les chemins ruraux. Concernant les déchets verts, Dominique Ignaszak insiste sur leur devenir : « Les déchets verts seront broyés et un service de récupération en libre-service permettra aux particuliers qui le souhaitent de prendre du compost pour leur utilisation personnelle. Ainsi la boucle sera bouclée. » De son côté, Christian Rocher, vice-président en charge de l’environnement, insiste sur l’aspect pédagogique : « Un parcours pédagogique sera installé afin de sensibiliser au devenir des déchets, à leur transformation et à la protection de la planète. Des visites seront organisées avec les écoles afin que les bonnes habitudes soient prises dès le plus jeune âge. »