Saint-Quentin s’invite au salon Innorobo

Publié dans le numéro 3625 par

 

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Frédérique Macarez (maire) et Xavier Bertrand (président de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin) ont vanté les qualités du territoire aux investisseurs.

Pour la troisième année, le territoire de Saint-Quentin a participé au salon Innorobot à Paris. Rencontre avec Frédérique Macarez, le maire.

Picardie la Gazette : C’est la 3e participation du territoire à ce salon. Quel bilan tirez-vous de ces trois éditions ? Frédérique Macarez : La première année a été l’occasion de se faire connaître et de prendre la température. La seconde année a été marquée par une reconnaissance des acteurs nationaux et internationaux, avec des contacts et des rendez-vous au-delà du salon. Cette année, nous confirmons notre position comme la seule ville de France qui développe la robonumérique, un terme né ici, en terre saint-quentinoise, et qui intéresse de plus en plus de monde. Nous avons animé des conférences et organisé des rencontres avec des entreprises, des organisations et des acteurs de la Corée du Sud et du Maroc

PLG : Sur quels sujets avez-vous communiqué et quelle était la stratégie définie ? F.M : Se faire connaître, découvrir les technologies de demain et préparer notre salon qui aura lieu les 23 et 24 novembre prochains.

PLG : Un salon est l’occasion de repartir avec des idées et de finaliser une stratégie. Quelle idée avez-vous retenu et que vous pourriez-vous déployer sur le territoire ? F.M : Il y a de nombreuses idées. Certaines d’entre elles seront prochainement
expérimentées comme le robot présence+ en maison de retraite. Il y a aussi des partenariats qui naissent et se développent comme Apegelec et Kawada.

PLG : Comment est perçu le territoire de Saint-Quentin sur ce type de salon ? F.M : Comme un acteur important. Le territoire a démontré, au bout de deux ans, qu’il y avait ici une expertise et des compétences sur le domaine de la robonumérique, avec un réseau qui fonctionne et se développe autour de Faubourg numérique et Créatis. Le territoire est aujourd’hui devenu une porte d’entrée sur le marché français pour les entreprises étrangères.

PLG : Où en est la stratégie de la robonumérique sur le territoire et quels sont les projets qui verront le jour prochainement ? F.M : Nous avançons. Du côté économique, les entreprises comme Apegelec, Secad ou encore Boubiéla ont des projets et nous soutiennent. Les contacts se mul
tiplient avec des entreprises étrangères et françaises intéressées par notre stratégie. Côté enseignement, le BTS robonumérique au lycée Henri-Martin sera renforcé à la rentrée et une licence à l’IUT sera lancée. Un festival sera organisé dans les écoles et collèges.

PLG : Les entreprises du territoire s’investissent de plus en plus aux côtés de la Communauté d’agglomération. Est-ce que cela veut dire qu’elles ont pris conscience que votre projet de robonumérique est indispensable pour le territoire ? F.M : C’est un marché qui avance. L’industrie doit investir très rapidement sur ce marché. Même les PME et TPE pour qui c’est un enjeu important (gain de productivité, compétitivité). C’est pour ces dernières que nous nous mobilisons. L’équipe de l’agence de développement de Saint-Quentin est mobilisée pour convaincre les PME/TPE sur les enjeux de demain.