Assises de l’immobilier de la FNAIM au Touquet : « Le mandat exclusif est l’avenir de la profession »

Publié dans le numéro 3626 par

 

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De gauche à droite : Romain Cartier, Philippe Godet et Guillaume Maupin.

Les Assises de l’immobilier de la FNAIM qui se sont déroulées au Touquet (Pas-de-Calais) ont permis à ses membres d’échanger sur les expériences respectives.

Première organisation professionnelle de l’immobilier – avec plus de 10 000 agences en France –, créée en 1946, la fédération symbolisée par son célèbre cube jaune compte en son sein quelque 30% des agences de la Somme, de l’Oise, de l’Aisne et du Pas-de-Calais. La Chambre affiche 180 adhérents. Tous ont en charge les transactions achat-vente, mais aussi les locations principales ou saisonnières (meublés), les copropriétés, la gestion d’immeubles pour des particuliers, des entreprises ou des administrations, les cessions de pas-de-porte ou de fonds de commerce, ou diverses expertises… « Nous sommes présents dans les treize métiers de l’immobilier, confirme le président de la Chambre interdépartementale, Guillaume Maupin, et nous comptons même parmi nos membres des diagnostiqueurs ou des géomètres. » La FNAIM reste aussi très attachée à la formation de ses membres. Chaque adhérent a le devoir de s’y soumettre, car il est toujours responsable à tous les niveaux de ce qui se traite dans son agence. Il s’agit pour lui de ne pas se laisser dépasser par les évolutions législatives et réglementaires qui sont constantes. Et ce qui est valable pour l’adhérent l’est aussi pour ses collaborateurs, qui doivent faire l’objet d’un parcours individualisé de formation.

Exclusivité et partage Ces Assises ont justement pour but de partager les informations et les expériences. Ainsi, une table ronde a permis à Romain Cartier (Dijon), Philippe Godet (directeur exécutif du fichier national Amepi) et Guillaume Maupin de vanter les mérites du mandat exclusif − celui que le propriétaire de biens confie à l’agent immobilier de son choix −, préférable au mandat simple qui instaure la concurrence entre les agences. « C’est l’avenir de la profession, affirme Romain Cartier. Ce mandat, encore insuffisamment usité en France (15% des mandats), alors qu’il est généralisé aux États-Unis, permet de mieux maîtriser le bien dans l’intérêt des clients et de garantir la rémunération de l’agent immobilier. Cela implique de trouver les bons arguments et d’apporter au client les services qui vont avec (site Internet, vitrine, annonce…). Résultat : 80% des biens en mandat exclusif se transforment en compromis de vente. » « C’est le trio gagnant, confirme Guillaume Maupin, car il profite à la fois au vendeur, à l’acquéreur et à l’agent. » Bien sûr, « l’agent peut aussi partager son mandat exclusif », rappelle Philippe Godet, qui sait que la corporation doit s’unifier et mutualiser ses moyens.

Vers une reprise ? Le marché de l’immobilier, après plusieurs mois de baisse, semble s’être stabilisé. Les prix sont stables depuis septembre 2015, assure le président, et les acquéreurs bénéficient d’une réduction des taux pour emprunter. Si le littoral du Pas-de-Calais et de la Somme, l’agglomération amiénoise et le sud de l’Oise constituent des pôles attractifs, la FNAIM constate une situation moins favorable dans l’Aisne. Mais, déjà, les agents immobiliers ont le regard en direction de mai 2017 et des échéances électorales susceptibles d’apporter leurs lots de changements. Un souhait : que la réglementation cesse d’être, chaque jour, de plus en plus complexe.