Optic and Co met à l’honneur les lunettes françaises

Publié dans le numéro 3622 par

 

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Alexandre Fleury a travaillé dix ans dans l’optique avant d’ouvrir sa propre boutique.

Alexandre Fleury connaît bien l’univers de l’optique. Après son apprentissage effectué dans l’Oise et dix ans passés au sein d’enseignes nationales, en région, il a décidé d’ouvrir sa propre boutique indépendante à Amiens, avec une spécificité : celle de proposer à ses clients des montures et verres made in France.

Si Alexandre Fleury a choisi de s’installer avenue Paul-Claudel, non loin de l’Institut ophtalmologique de Picardie, c’est que cette artère amiénoise draine 10 000 voitures par jour. Une belle vitrine pour le jeune opticien qui compte déjà, quelques semaines après l’ouverture d’Optic and Co, des clients fidèles. Si sur les présentoirs l’on retrouve parmi les 1 300 montures optiques (solaires comprises) les incontournables grandes marques de l’optique, Alexandre Fleury fait la part belle aux lunettes fabriquées en France : « Aujourd’hui, je vends 60% de made in France, mais mon objectif à terme est d’atteindre les 100%. C’est un moyen de valoriser le savoirfaire national et de me démarquer des autres opticiens », explique-t-il.
Chez Alexandre Fleury, on peut donc trouver des lunettes Slide, entièrement fabriquées en France, ou des montures estampillées Vuillet-Vegan – première marque à avoir obtenu le label « Origine France garantie ». « Pour les verres, je travaille avec Novacel, une entreprise de Château-Thierry [ndlr, troisième acteur du marché de la fabrication de verres ophtalmiques ne France] », précise Alexandre Fleury. Et pour inciter les clients à franchir régulièrement le seuil de sa boutique – dans laquelle on trouve également des lentilles et une salle pour pratiquer les examens de vue –, l’opticien compte renouveler ses modèles deux à trois fois par an. Côté tarifs, quatre gammes de prix repérables grâce à des codes couleur, allant de 99 à 179 euros, avec là encore une spécificité : « Contrairement aux autres enseignes, je ne propose pas la seconde paire à un euro, sourit-il. Je préfère miser sur la valeur ajoutée et la qualité. Par expérience et avec le retour des clients, je sais que cette fameuse deuxième paire n’est pas souvent portée… » Alexandre Fleury espère pouvoir d’ici quelque temps créer des emplois et dupliquer son concept.