ACVO ouvre ses portes

Publié dans le numéro 3621 par

 

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Le traitement et la revalorisation des déchets, une importante activité pour les personnes en situation de handicap.

Dans le cadre des Rendez-vous de l’industrie qui ont été mis en place il y a deux ans, la CCI de l’Oise part à la rencontre des savoir-faire du territoire afin d’échanger avec les chefs d’entreprises sur les facteurs de développement. À cette occasion, une visite était organisée dans l’entreprise ACVO, installée dans la Zac de Mercières à Compiègne.

L’objectif de ces visites mensuelles est de rencontrer les dirigeants de nos entreprises locales, afin de mieux connaître leurs attentes et ainsi développer des outils d’accompagnement adaptés », remarque Philippe Enjolras, président de la CCIO. L’ACVO, 140 salariés, est un lieu d’insertion permettant à des personnes en situation de handicap d’accéder à une pleine citoyenneté par la pratique d’un travail adapté à chaque salarié. Elle accueille tout type de handicap chez les personnes du bassin compiégnois. Cette entreprise adaptée est une association créée en 1997, émanation de l’Association départementale de parents, d’amis et de personnes handicapées mentales de l’Oise (Adapei 60), dont le siège social est à Compiègne et qui compte une entité de production à Villers-Saint-Paul. « Sur les 140 salariés, 80% sont des personnes en situation de handicap, les autres étant à l’accueil, au commercial, à la comptabilité et aux relations humaines, 97 postes reçoivent la subvention de l’État « aide au poste » et la majorité sont des contrats à durée indéterminée », précise Pascale Lecoq, directrice de l’ACVO qui a signé des contrats d’objectif triennal avec la Direction du travail (Dirrecte).

Trois secteurs d’activité L’activité de l’entreprise adaptée s’articule autour de trois pôles : le conditionnement, le traitement des déchets et la propreté. Concernant le conditionnement, activité première de l’association, l’ACCVO a signé des contrats de prestations de services à l’année. L’activité peut se faire sur place, comme la préparation de commandes avec étiquetage ou l’échantillonnage, ou bien directement chez le client. Ainsi le tri de comprimés s’effectue chez Sanofi-Aventis ou l’emballage sur les lignes de Colgate Palmolive. Ces deux entreprises restent des clients privilégiés pour l’ACVO et les prestations techniques sont donc conçues sur-mesure. « Notre objectif affiché reste en tout cas l’intrusion, dès que faire se peut, de la personne en milieu ordinaire. Cette immersion peut en effet lui permettre d’élaborer un projet professionnel », ajoute la directrice. Le secteur de collecte, de traitement et de valorisation des déchets, mis en place en 2006, concerne l’ensemble des Déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). (Les déchets ménagers sont traités sur le site de Villers-Saint-Paul). Il s’agit de conditionnement sur site, transport vers le site de démantèlement, réemploi et valorisation ou dépollution et recyclage, avec une traçabilité complète à toutes les étapes. En 2012, l’ACVO opère une reconversion dans le domaine de la propreté écologique, « une prestation innovante ». Ces services de propreté, nettoyage et hygiène de qualité sont dispensés chez les clients d’entreprises industrielles ou tertiaires et concernent tout type de locaux : administratifs, de stockage ou de production. Les produits d’entretien utilisés sont écologiques et labellisés, et les emballages réduits. « Quelque soit le secteur, nous nous devons de nous adapter au client, tout en gardant une certaine souplesse inhérente à la qualité de nos salariés : problèmes de transport (permis), adaptation des postes dans une démarche d’ergonomie travail, rendez-vous médicaux etc. », confie Pascale Lecoq. À cela s’ajoute l’importante problématique du vieillissement car beaucoup de personnes tiennent à rester ici, où elles se sentent en sécurité.

Raphaëlle FOUAN