La passion des accessoires

Publié dans le numéro 3599 par

 

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Martine Byvoet et Eulalie Nicolaï admirent le savoir-faire de l’Inde.

Martine Byvoet et Eulalie Nicolaï admirent le savoir-faire de l’Inde.

Alors que l’hiver fait peu à peu son nid, nombreux sont ceux qui mettent une écharpe autour du cou pour se protéger du froid ou simplement donner du pep’s à leurs tenues L’enseigne Moismont, installée dans le domaine du même nom à Vron, est spécialisée dans leur conception. La réalisation à la main est confiée à des ateliers en Inde. Pays au savoir-faire ancestral et inégalable.

Histoire familiale

La première collection est sortie en 2013. Le succès est là et repose notamment sur l’histoire familiale de Martine Byvoet. Ses parents ont patiemment transformé la ferme en verger dont la réputation n’est plus à faire. Le dessin de la maison est le logo de la marque, « derrière une écharpe Moismont, on s’abrite, on se réchauffe, on pleure, on rit, on vit comme derrière les murs d’une maison de famille », explique-t-elle. Les dessins en majorité géométriques sont réalisés par une styliste, ils se déclinent en soie, cachemire ou laine, parfois deux ou trois matières mélangées. Grossiste, Moismont confie ses créations à la vente à de grandes enseignes comme les Galeries Lafayettes, Franck et Fils, Le Bon marché ou le site Internet de la marque, avec des prix situés entre 95 et 150 euros pour la collection hiver. 50% du chiffre d’affaires est réalisé à l’étranger, en majorité au Japon, pays séduit par l’histoire de la marque. Canada, États-Unis, Belgique… succombent aussi : 6 000 pièces s’écoulent en été et 10 000 l’hiver. Aucun défaut n’est toléré, deux collections sortent par an, riches de 30 références déclinées en trois ou quatre couleurs et au maximum à 300 exemplaires chacune. Chaque foulard ou écharpe est numéroté, ce qui en fait un accessoire unique. La marque vient de sortir une collection enfants : « Ce sont des accessoires colorés, précise Martine Byvoet. Il leur plait d’être assortis à leurs parents. »

Classique, chic et tendance

Sa voisine de bureau, Eulalie Nicolaï a parié sur divers accessoires : une trentaine de foulards, des sacs, des pochettes, des ceintures, des bijoux, du prêt à porter (robes, tuniques, chemises)… Des prestataires français les dessinent. Ils sont aussi fabriqués en Inde, dans d’autres ateliers que ceux de Moismont. Le Secret des éléphants fait d’ailleurs référence à leurs petits secrets familiaux pour produire des accessoires de grande qualité : « Leur artisanat est fabuleux. Les pochettes en tissu ancien ont beaucoup de succès », confie Eulalie Nicolaï. Les collections annuelles présentées comme « classiques, chics avec une petite pointe de tendance » se veulent ouvertes sur les goûts du plus grand nombre. Elles sont commercialisées via des ventes privées à domicile ou de créateurs et éphémères.

Chaque samedi, la marque est présente sur le marché du Touquet. L’été, des étudiants se déploient sur la côte atlantique. Eulalie Nicolaï compte aussi développer la vente sur Internet. La cible de la marque est : la femme de 25 ans de classe moyenne.

N’ayant pas d’intermédiaire, Le Secret des éléphants affiche par exemple des tarifs de 45 euros pour une écharpe : « Cela fonctionne très bien, se réjouit-elle. Je suis à la recherche d’étudiants et de saisonniers pour 2016 et de quelqu’un pour tenir le stand du Touquet. »